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Témoignage de stage à Londres : "à la décou...

Témoignage de stage à Londres : "à la découverte d'une culture"

01 Décembre 2010 à 10h49 | | 1 avis

Témoignage de stage à Londres :

Pour son stage à l'étranger cet été, Camille a décidé de partir en stage à Londres, la capitale du Royaume-Uni. Elle raconte son expérience à Londres : recherche de logement, transports en commun, vie en entreprise, cuisine, et culture de la ville de Londres. Un témoignage à lire sans hésiter si la Capitale de l'Angleterre vous attire !

Stage à Londres : la recherche de logement

Lorsque vous partez à Londres, l’une des premières choses que l’on fait est la recherche d’un logement. Malheureusement ce n’est pas la plus facile.

Si vous demandez à un anglais de vous donner un tuyau pour faciliter votre recherche de logement à Londres, vous obtiendrez toujours la même réponse, a savoir, GUMTREE.com, un site de petites annonces !

Cependant préparez vous à vous transformer en détective et à devoir vérifier la moindre information si vous ne voulez pas perdre de l’argent. En effet, ce site est truffé d’ « arnaques » en tous genres dont j’ai personnellement fait l’expérience...

Je recherchais un appartement avec une chambre, avec pour budget environ 200£ par semaine dans le quartier de Bloomsbury et je tombe sur une annonce correspondant à mes critères pour 150£ /semaine. J’envoie immédiatement un email afin de réserver l’appartement et le propriétaire me répond tout de suite en me demandant si j’ai une personne sur place qui pourrait se porter caution car plusieurs fois les locataires ne l’avaient pas payé et il voulait être sûr que je le pourrai. 


D'une simple annonce à une vraie escroquerie...

Là est le début de l’escroquerie puisque, à ce moment vous vous dites qu’il est normal que le propriétaire prenne des précautions et que si vous voulez l’appartement il faudra lui montrer que vous n’avez aucun problème pour payer. Quelques échanges de mails plus tard, il m’envoie en pièce jointe le contrat de location fait par un « cabinet d’avocat ».

 

A première vue, contrat très professionnel avec le nom de l’avocate et sa signature ainsi que le logo du cabinet. Dans le mail contenant ce contrat le propriétaire me demande un virement Western Union de la maudite de somme de 720£ (2 semaines de loyer + 420£ de caution) afin de réserver l’appartement.

Londres arnaque logementC’est là que j’ai commencé à sentir que la transaction n’était pas claire car le propriétaire me donnait l’adresse de l’appartement comme adresse de virement, ce qui était étonnant car en général lorsqu’on loue un appartement on ne l’habite pas.

J’ai donc envoyé un mail au cabinet d’avocat censé avoir fait le contrat pour leur demander si celui-ci émanait bien d’eux. Le lendemain je tombe des nues en lisant la réponse qui m’indique que le contrat est un faux et que cela fait 18 mois que des fraudeurs se servent de leur nom afin d’abuser les personnes cherchant un logement a Londres.

L’histoire pourrait s’arrêter là, cependant en continuant mes recherches, j’ai vu nombre d’annonces comportant une partie des photos de l’annonce trompeuse à laquelle j’avais répondu et étant donc également des scams. Encore plus surprenant : De nombreux sites internet paraissant professionnels, donnant un numéro de téléphone ainsi qu’une adresse de siège social sont en réalité sites frauduleux.

Et le meilleur pour la fin, même en étant sur place vous devez faire attention puisque ces dernières années, se développe le marché de l’ « arnaque au logement », à savoir des agences immobilières qui vous montrent des photos de l’appartement, vous montrent sur le plan où il est situe, vous font signer le contrat et vous vous rendez compte quelques heures plus tard que l’appartement est très loin de l’endroit que l’on vous a montré et ne correspond absolument pas aux critères décrits !


Les transports à Londres : un prix titanesque !

Une fois installée dans cet appartement tant recherché, il est temps de se rendre au travail. Encore un problème important à Londres : Les transports.

En effet, les transports à Londres sont très performants et faciles d’utilisation. A Paris (la seule ville assez grande que je connaisse pour pouvoir comparer), lorsqu’un étranger veut prendre le métro ce n’est pas forcément évident pour lui car c’est le dernier arrêt de la ligne qui est indiqué comme destination. Par conséquent, quand on ne connait pas les arrêts de métro, il y est très difficile de s’orienter. Le tube londonien n’a pas adopté la même logique d’orientation.

Dans les couloirs on peut se déplacer grâce à des pancartes affichant Nord/Sud/Est/Ouest ce qui rend la lecture beaucoup plus claire et simple à condition d’être sur la bonne ligne.

Londres transportsUn autre moyen de transport à Londres qu’on ne peut pas ne pas remarquer sont les Bus rouges à deux étages qui circulent dans tout le centre-ville. Ces bus sont un très bon moyen de visiter la ville et de

 se déplacer, cependant, il ne faut pas être pressé car, comme dans toute grande agglomération, les embouteillages font rage.

Enfin le train est également très utilisé par les banlieusards qui viennent travailler dans le centre et par moi, qui habitais à Camden Town mais qui travaillais à Watford, à l’extérieur de Londres. Faisant l’inverse de la majorité des travailleurs, je n’avais pas à subir les trains bondés déversant des nuages noirs de personnes matin et soir.

Cependant les transports de Londres ont un inconvénient majeur : leur prix est titanesque. Comme je l’ai dit précédemment, je travaillais à l’extérieur de Londres et par conséquent devais prendre le train de la zone 2 à 10 (Watford Junction) ; ce trajet me coûtait environ 300€ par mois, plus le bus allant de Watford Junction à mon entreprise à 4€ par jour. J’ai donc dépensé pendant ce séjour environ 760€ uniquement pour me déplacer.


Quelles sorties faire à Londres ?

Il est donc évident qu’une fois le loyer et le transport payés, il ne restait plus beaucoup pour visiter une ville si magnifique et riche qu’est la capitale anglaise. Et oui, à Londres il y a des dizaines de lieux et de musées à visiter.

Commencez par les grands classiques que sont Big Ben, la plus grand horloge au monde et Mme Tussauds où vous pourrez rencontrer toutes vos idoles ; allez boire un Nespresso avec Georges Clooney, chanter avec Marilyn, discuter politique avec notre président..

Ensuite, vous pourrez également vous plonger dans l’histoire naturelle en allant faire un tour au Natural History Museum où vous frissonnerez en passant dans la salle du T.rex grandeur nature et articulé.

Puis plongez-vous au cœur de la science et visitez le Science Museum où des activités ludiques vous seront également proposées. En fin de journée, vous pourrez vous allonger dans l’herbe d’un des 8 parcs royaux de Londres.

Puis, la nuit, embarquez dans le London Eye, une roue gigantesque qui vous permettra de voir toute la ville d’une vision panoramique…

Cependant préparez un budget assez conséquent car quasiment toutes ces activités sont payantes.



Mon expérience de stage à Londres

Londres logement étudiant

Mais attention, j’étais à Londres pour travailler et non pas uniquement pour visiter. Tous les matins je me rendais donc à Watford, dans l’entreprise BRE dans laquelle j’ai pu remarquer certaines différences avec les modes de travail français.

Premièrement, la chose la plus frappante est la différence de gestion des rapports humains. En effet, en


Par contre, soyez efficace et ne les décevez pas car ils sont très rigoureux et attendent beaucoup de vous. De plus, les collaborateurs sont très proches ; ils s’appellent par leurs prénoms et n’hésitent pas à faire des choses ensemble après le travail : sortir, faire partie d’équipes sportives au sein l’entreprise etc.. Angleterre, on remarque beaucoup moins la hiérarchie qu’en France. En effet, les responsables anglais donnent beaucoup plus facilement des responsabilités à leurs employés et leur donnent rapidement leur confiance.

Deuxièmement, les anglais travaillent en moyenne plus que nous, particulièrement les cadres. Ils n’ont pas d’horaires fixes comme en France et s’arrêtent de travailler une fois la mission qu’on leur avait confiée achevée.

Ainsi, le travail à domicile est bien plus répandu qu’en France et une femme qui vient d’avoir un bébé peut tout à fait travailler depuis chez elle et venir à l’entreprise quand elle le peut.

Cette pratique peut paraître une avancée pour la carrière de la gent féminine car, grâce à cela, une nouvelle maman peut rester au courant de la stratégie de l’entreprise et ne pas se faire « doubler » par un de ses collègues en matière de promotion ; cependant le travail à distance pose tout de même le problème de la limite entre le travail et la vie privée et pourrait être à l’origine de bien des dérives…

Un dernier aspect particulier dans la vie de l’entreprise anglaise est la présence importante de la charité. Il est vrai qu’en France, nous ne sommes pas très sensibles aux donations à des œuvres de charité mais en Angleterre c’est tout le contraire.

Dans mon entreprise, il y avait au moins 2 fois par mois une œuvre de charité qui venait vendre des gâteaux ou faire des actions diverses. Une collègue m’a pratiquement forcé à acheter quelque chose alors que je n’avais pas d’argent et j’en ai déduit qu’il était très mal vu d’être « radin » en matière de dons.

On comprend mieux cette pratique quand on discute un peu avec les anglais de leurs prestations sociales. En effet, il y a très peu de prestations sociales en Angleterre et par conséquent ce sont les associations humanitaires qui jouent ce rôle d’aide aux plus démunis.


Argos : Un nouveau concept de magasins à Londres

La vie coutant très cher à Londres, un nouveau concept de magasin s’est ouvert. Nous n’en avons pas, à ma connaissance, de semblables en France et j’ai trouvé intéressant d’en parler ici.

Argos fait tout dans l’optique d’une réduction de coûts afin de proposer aux consommateurs des prix défiant toute concurrence et une gamme très large de produits (Argos vend à peu près tout ce qui sert à la vie quotidienne, sauf les produits alimentaires). C’est dans ce magasin que j’ai pu trouver par exemple un fer à repasser pour environ 3.5€.

Le principe de cette entreprise est de mélanger la vente en magasin et la vente par correspondance. En effet, quand vous rentrez chez Argos pour la première fois, vous êtes décontenancé. Pas d’articles. Uniquement des catalogues ainsi que des crayons et des bouts de papier. Mais, est-ce vraiment un magasin ici ? Voilà, la question que je me suis posée en entrant.

Et oui ! Quand vous vous approchez un peu vous pouvez voir des boitiers vous permettant de vérifier si les articles du catalogue sont en stock dans le magasin. Pour résumer, vous choisissez l’article sur le catalogue, vous entrez la référence afin de vérifier si celui-ci est en stock, vous allez payer en caisse puis vous retirez votre article et partez avec.

Cet effort logistique de réduction des coûts est très intéressant car comme cela, Argos évite des coûts de location d’un grand local pour exposer ses articles ainsi que les coûts d’une force de vente, et évite également les coûts d’envoi de produits d’un vendeur par correspondance classique.


La vie à Londres, ce qui change par rapport à la France

Londres vie étudianteUne autre particularité en Angleterre est la conception de certains produits. En effet, lorsque je suis entrée dans mon appartement, certains aspects m’ont laissée un peu perplexe.

Premièrement, les fenêtres : Comment fait-on pour nettoyer ses fenêtres extérieures en Angleterre ? C’est une question que je me pose toujours puisque les fenêtres s’ouvrent uniquement par le bas et à moitié donc impossible de les nettoyer à moins d’être un équilibriste et de risquer sa vie sur le bord de la fenêtre.

Deuxièmement, ne cherchez pas d’interrupteur sur le mur pour allumer la lumière ! Cherchez-le en l’air. Et oui, les lampes s’allument grâce à une cordelette suspendue au plafond que l’on doit tirer vers le bas : « Tire la chevillette et la lumière sera… »

Enfin, le système d’évacuation des toilettes représente un défi technologique propre à préserver le sentiment de supériorité de nos insulaires voisins face aux touristes continentaux.

Que fait le français devant cette manette horizontale sur le côté du réservoir ? Dans le meilleur des cas, il la pousse vers le bas : rien ! Seulement un filet d’eau… Alors il réitère l’opération : début de panique, il ne se passe toujours rien ! Peu à peu s’insinue en lui l’idée traumatisante qu’il va lui falloir de l’aide… S’énerve-t-il qu’il actionne brutalement 3 ou 4 fois le levier et, miracle ! Voici une cataracte d’eau purificatrice qui s’écoule. Le touriste ressent alors ce que le joueur accroché à la manette des machines à sous doit ressentir lorsque tombe le jackpot : la joie pure de la victoire à laquelle s’ajoute ici l’impression d’avoir fait un pas de géant dans la connaissance de l’âme britannique.


Découvrir la cuisine Anglaise

Découvrir un pays c’est également découvrir sa cuisine et ses habitudes alimentaires. En général, les préjugés sur la nourriture anglaise sont très mauvais comparés à ceux concernant les cuisines françaises et italiennes. Cependant, il y a de nombreuses spécialités que vous pourrez goûter en arrivant dans la capitale.

Londres cuisineLe matin, dégustez le fameux petit déjeuner anglais : il est généralement constitué d’œufs au plat, de lard, de petit haricots blancs au ketchup (baked beans), de champignons et parfois de frites.

Puis à midi, vous pourrez essayer le bien connu fish and chips (poisson frit dans de la chapelure servi avec des frites) ou des scampis (plat de crevettes roses pannées et cuites à la friteuse).

Le soir, faites-vous un repas de « pies », ces tartes bien anglaises, fourrées selon votre préférence ; mais choisissez plutôt la steak and kidney pie (tarte au bifteck et aux rognons) puis en dessert laissez-vous tenter par leur délicieuse apple pie (tourte aux pommes).

Ne vous étonnez pas des 10 kilos que vous aurez pris à la fin du séjour !

Durant ce séjour, j’ai également remarqué que les anglais ne mangeaient pas comme nous. En effet, ils mangent beaucoup moins aux repas principaux mais mangent de petites quantités durant toute la journée. C’est assez impressionnant car au travail, il n’y avait pas un moment pendant lequel mes collègues ne mangeaient pas.

On peut se poser la question si ce mode d’alimentation n’est pas dangereux pour la santé sachant que les anglais sont la population la plus « grosse » d’Europe (Selon le National Healthcare Service, 24% des anglais sont dans une situation d’obésité dangereuse pour leur santé : IMC>30).

Encore une pratique différente des nôtres : le végétarisme. En Angleterre, on trouve beaucoup plus de nourriture végétarienne ; et pour quelle raison ? Car 6.5% de la population anglaise est végétarienne, ce qui représente 4 millions de personnes. D’ailleurs vous trouvez énormément de restaurants végétariens, ce qui peut surprendre puisque en France, ce mode d’alimentation est très limité.


Londres : Une capitale multiculturelle

Enfin, Londres est une ville très cosmopolite. En effet, on y voit des gens de toutes nationalités, appartenant à des communautés ayant chacune leur spécialité dans cette capitale d’ouverture et d’intégration. Assez régulièrement, le gouvernement réalise des recensements afin de dénombrer ces communautés.

 On trouve, en premier lieu, les « Bendagleshis » qui tiennent en général des restaurants typiques appelés « curry houles ».

Deuxièmement, les « Noirs Caribéens » (5% de la population londonienne) qui vivent plutôt dans le Sud. Troisièmement, les « Noirs Africains » (7% de la population) qui vivent la plupart du temps dans les mêmes quartiers que les « Noirs Caribéens ».

Ensuite, on trouve les « Pakistanais » qui vivent pour 55% d’entre eux en dessous du seuil de pauvreté et la communauté indienne qui est très bien intégré dans l’Ouest de Londres (On trouve beaucoup de nourriture indienne dans la capitale ainsi que des films indiens).

En continuant notre tour d’horizon, on trouve les « Chinois » (1% de la population), qui eux, vivent partout dans Londres en raison de la concurrence rude entre leurs commerces.

Puis, on rencontre des Irlandais quand on se promène dans le quartier de Whitechapel à l’Est de Londres (200 000 habitants).
Et pour finir, il y a également les « Blancs Britanniques » qui représentent environ 60% de la population londonienne.

Cette coexistence donne à Londres son caractère bigarré : faisant coexister sur le même trottoir de la city des chapeaux melons et des saris. 

Pour conclure je dirais que la culture anglaise est avant tout une culture européenne bien qu’elle ait ses spécificités, qui font encore du Royaume Unis un lieu assez proche de réel dépaysement.

Camille Clastres

 

 

 

 

 

Les avis sur cet article
Jb

20 / 20

Ce témoignage est édifiant ! Mais pourquoi londre est une ville qui attire chaque année tant de stagiaires/etudiants ? Quand je vois le budget utilisé pour les transports et toutes les arnaques sur les logements que tu décris... Ca donne pas très envie de traverser la manche ! En tout cas merci beaucoup pour ce témoignage d'une grande valeur !!
Par

Jb

- le 01 Décembre 14h06
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