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Etudiante en fac de médecine, elle craque sous...

Etudiante en fac de médecine, elle craque sous la pression et se donne la mort

Selon un sondage mené par la Fédération médicale étudiante du Québec en 2012, près d’un étudiant en médecine québécois sur 5 a déjà pensé à se suicider

03 Décembre 2014 à 09h56 | | 0 avis

étudiants, médecine, stress, pression, suicide

Cette semaine encore, l'histoire tragique d'une jeune étudiante en médecine a mis en lumière ce phénomène dramatique.

Une étudiante de 27 ans en fac de médecine se donne la mort

Ce triste constat est confirmé par la mort d’une résidente en médecine interne au CHUM. Âgée de seulement 27 ans, la jeune femme était soumise à un stress trop grand et une pression qu’elle n’a pas su supporter. La Fédération des médecins résident du Québec se battent pourtant depuis de nombreuses années contre la pression que les facultés de médecine font peser sur leurs étudiants.

Dès le moment où la disparition d’Emilie Marchand a été signalée (au milieu du mois de novembre), ses collègues de l’hôpital ont imaginé le pire…

En effet, elle avait déjà fait une dépression majeure l’année dernière. «C'est tellement tabou, l'épuisement et la dépression en médecine, se désole la mère de la résidente. Émilie ne voulait pas que ses patrons soient au courant de son état. Elle craignait que cela nuise à la poursuite de ses stages. Elle a repris le travail à fond de train comme si rien ne s'était passé.»

De plus, elle avait été diagnostiquée deux ans plus tôt de trouble de personnalité limite. Malgré cela, elle avait souhaité poursuivre sa huitième année de médecine, dans laquelle on ne peut pas se permettre de montrer de telles faiblesses.

Le 15 novembre, Emilie n’est pas allé effectuer son tour de garde à l’hôpital Notre-Dame. C’est deux jours plus tard qu’elle a été retrouvée sans vie dans sa voiture. «Ses études en médecine l'ont tuée», se désole sa mère, Dominique Couture. «Ce sont tellement des études exigeantes. Émilie n'avait pas le temps d'avoir une vie à l'extérieur du travail. Aucun loisir. Rien», s’exclame sa mère.

«Avec le recul, c'est plus facile d'assembler les pièces du casse-tête, mais elle n'avait dit à personne qu'elle souffrait d'une dépression sévère», confie un de ses amis.

"J'ai peur de faire des erreurs avec des patients"

«À 8 ans, elle était déjà consciente de la pression qui venait avec ce travail, se rappelle son père, Richard Marchand. Ça m'a marqué. Elle m'avait dit: «Je veux être médecin, mais j'ai peur de faire des erreurs avec des patients.»»

Suite à ce choc, son père ne peut s'empêcher de se demander si «on n'en demande pas trop à nos médecins». «À force d'exiger toujours la perfection d'eux, on oublie que ce sont des êtres humains», dit-il.

«Cela fait des décennies qu'on enseigne la pratique de la même façon. Notre formation consiste en une série de stages durant lesquels nous sommes supervisés et constamment évalués pendant quatre à huit ans, explique le résident en médecine. Il s'agit d'un vieux système machiste et compétitif qui, à travers les années, continue d'entretenir des règles non écrites telles que la détresse psychologique est un signe de faiblesse.»

«Il faut que les facultés de médecine cessent de pousser leurs étudiants au bout du rouleau, sinon il va y avoir d'autres morts», dit tristement sa mère.

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