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« Avec la Coupe du Monde, il y a un engouement pour les études de sport qui n'est pas près de s'arrêter »

Au vu de l'émoi suscité par la victoire des Français à la Coupe du Monde, il est à parier que des jeunes vont vouloir faire leurs études dans le secteur du sport. Il existe des écoles dédiées à ce domaine, comme la Sports Management School présidée par Michael Tapiro. Nous avons avons posé quelques questions à ce dernier sur un secteur en plein essor... et bien entendu, sur son école.

Publié le 18 Juillet 2018 à 17h14 | | 0 avis

« Avec la Coupe du Monde, il y a un engouement pour les études de sport qui n'est pas près de s'arrêter »

La Sports Management School a été créée en 2010. Comment a-t-elle évolué ?

Michael Tapiro : La créer a été une gageure : à l’époque, il n’existait pas de formation sectorielle en sport après le bac. Bien sûr, quand on fonde une nouvelle école, ce sont les étudiants diplômés qui déterminent si elle est bonne. La première rentrée de la Sports Management School a eu lieu en 2011, avec 63 élèves en Bachelor. C’est en 2012 que nous avons annoncé la création de 4ème et 5ème année d’études dans notre école.

On a fait travailler nos étudiants très tôt. Il y avait un vrai pari sur le secteur d’activité du sport. J’avais déjà créé un master de sport dans une autre école. Je venais déjà de cet univers donc c’était un pari réussi ! La différence de la Sports Management School avec d’autres écoles qui opèrent dans le même domaine que nous, c’est que l’aspect professionnel est aussi important que l’aspect académique. C'est-à-dire que les cours et les bonnes notes des étudiants sont aussi importants que leurs stages et leurs bénévolats.

 

Les métiers du sport connaissent-ils de plus en plus de succès, ou la demande est-elle stable ?

Il y a un facteur clé : c’est un secteur en pleine croissance, comme l’aéronautique. La demande augmente de 4% par an. En ce moment, c’est la Coupe du Monde [l'interview a été réalisée le 13/07/18, NdlR] : le Figaro et les Echos lui ont chacun consacré une double-page : il y a un engouement qui n’est pas près de s’arrêter ! Désormais, chaque ville crée ses propres compétitions, ses marathons ou ses courses : les professionnels sont demandés. A la Sports Management School, nous avons un afflux croissant d’étudiants dès la première année. D’autres élèves arrivent parfois en cours de cursus, issus de formations plus généralistes. Les étudiants de Sports Management School ont la réputation d’être travailleurs.

 

A combien s’élève la présence des filles dans ces formations ?

Leur présence augmente-t-elle ? Je milite depuis le début pour une féminisation de ce milieu. Le sport reste un univers très macho. Dans nos promotions, nous sommes passés de 15% à 30% de filles. Elles sont souvent en tête de classes et sont plus matures que les garçons. Dans notre équipe, nous avons également six femmes, et elles ont un parcours impressionnant derrière elles ! Quand un étudiant de la Sports Management School arrive à l’administration pour poser des questions, il est souvent surpris [de trouver des femmes]. Les femmes qui travaillent à la Sports Management School parviennent à communiquer de la passion et de l’envie aux élèves.

 

Quelle est la formation qui attire le plus les élèves de la Sports Management School ?

Les métiers du marketing et de la communication. L’événementiel les attire beaucoup aussi. Le Tour du France, par exemple, est l’événement sportif le plus regardé du monde ! Les étudiants de la Sports Management School décident de s’impliquer dans des événements existants ou de créer le leur, leur propre course, leur propre compétition. L’événementiel, ce n’est pas seulement serrer des mains et remettre des médailles, c’est aussi se lever à 5 heures du matin pour aller accrocher ses panneaux ! Il y a aussi de plus en plus de startups qui se créent dans le domaine du sport. Un de nos étudiants, brillants, a créé l’appli Digifood : elle permet de passer commande de boisson ou de nourriture en ligne pendant les matchs sans avoir à faire la queue, puisque leur commande sont apportées à leur place. Nous poussons l’entrepreneuriat à la Sports Management School. Avec l’événementiel et le marketing/communication, c’est le secteur le plus porteur.

➜ Voir le dossier : Faire des études dans le sport

 

La majorité des étudiants se contentent-ils d’un Bachelor où continuent-ils après en MBA ?

Une formation plus longue est souvent souhaitée. Certains étudiants vont travailler après leur Bachelor, puis reviennent après quelques années pour leur MBA. Je dis souvent, un peu ironiquement, que nos étudiants sont « débordés » entre leurs cours, leur travail en entreprise, le sport… Chez la Sports School Management, nous avons 92% d’intégration en entreprise pour nos étudiants à la fin de leurs études. 50% intègrent un MBA à la fin de leur bachelor. Les promotions des MBA sont particulières : elles sont composées d’étudiants présents depuis le début dans la Sports Management School, que nous avons vu grandir, et d’autres qui viennent de formations extérieures plus classiques.

 

Ma dernière question s’adresse directement à vous : pourquoi avoir voulu fonder cette école ?

C’est très simple. En 1998, je travaillais dans l’univers du sport business. J’ai constaté que la plupart des gens qui étaient dans ce domaine venaient d’autres domaines (l’Oréal, Marlboro…). Je voulais créer des formations dans cet univers. Si on arrive à créer l’élite des métiers du sport à la Sports Management School, on aura rempli notre objectif ! La France était un pays sportif, pas un pays de sport, c’est en train de changer.

➜ À voir aussi : Pourquoi la Coupe du Monde 2018 peut créer des vocations ?

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