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Ironhack, l'école qui agit pour l'inclusion des filles dans la tech

Créée aux Etats-Unis, l’école d’informatique Ironhack milite pour une plus grande inclusion des filles au sein des filières tech. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle agit ! Au point que l’une des dernières promotions en Web Development de son antenne parisienne comportait une majorité féminine. Nous avons discuté avec Karim Fadlallah, general manager chez Ironhack Paris, pour savoir comment l'école en est arrivée à un tel résultat.

Publié le 29 Aout 2018 à 14h50 | | 0 avis

Ironhack, l'école qui agit pour l'inclusion des filles dans la tech

En 2017, l’année qui marque l’ouverture d’Ironhack à Paris, le pourcentage de femmes par promotion de Web Development était de 22%. Pendant les trois promotions de 2018, le taux de filles est passé de 22% à 57%, puis à 50%. Une augmentation significative qu’Ironhack doit à ses nombreuses démarches pour inciter les filles à tenter le numérique.

 

J’ai pu discuter avec Alex Berriche (VP of Operations & Expansion chez Ironhack) l’an dernier, qui m’a parlé des initiatives mises en place par Ironhack pour les filles, comme les frais d’inscription réduits. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ?

Karim Fadlallah : Ce qui est important, c’est que nous voulons rendre le numérique accessible au plus grand nombre. La réduction des frais d’inscription chez Ironhack ne s’applique pas qu’en France, mais dans chaque pays où l’école est implantée. Elle est toujours valable.

La deuxième chose, c’est que nous mettons en avant des modèles féminins pour inciter les filles à se lancer. Nous avons mis en place un partenariat avec StartHer (qui veut susciter des vocations dans la tech chez les filles, Ndlr). Nous en avons aussi fait un avec la plateforme de vêtements Vinted pour faire gagner des bourses à leurs clientes : 60 en ont obtenu une ! Enfin, nous avons fait un atelier sur le design avec Hexagon UX (une communauté de femmes et de non-binaires qui propose du soutien dans les métiers de la tech, Ndlr).

➜ À voir aussi : Science Factor, le concours où les filles mènent la danse

 

La démarche d’inclure des femmes dans la tech concerne toutes les implantations d’Ironhack dans le monde. Concernant l’équipe qui est à Paris, j’aurais aimé savoir d’où vous vient une telle motivation ?

La tech est le secteur où il y a le moins de femmes. Perpétrer un système sans faire aucune action pour qu’il change, c’est dommage ! La démarche d’Ironhack est vraiment d’inclure tout le monde : les femmes, mais aussi les décrocheurs scolaires, ceux qui sont en recherche d’emploi… Il n’y a aucune raison que le domaine de la tech soit plus difficile d’accès pour ces personnes. Il est nécessaire de faire tomber des barrières mentales.

 

Sur votre site, on peut voir une photo de la dernière promotion de Web Development : elle montre une majorité de filles. Combien sont-elles sur l'ensemble des promotions ? Leur nombre augmente-t-il ?

C’est en augmentation constante. Notre démarche d’inclusion s’inscrit dans la durée, il y a un véritable effort de fond qui est fait. (Ndlr : voir les chiffres en début d'article)

 

Avez-vous des retours de filles pendant leur formation ? Pour avoir interviewé plusieurs étudiantes en tech, je sais que beaucoup doutent avant d’entamer leurs cursus : est-ce que je vais y arriver, est-ce que je vais être à la hauteur… Que disent les filles chez Ironhack ?

Effectivement, c’est quelque chose qu’on remarque : pendant les premières semaines du bootcamp, beaucoup de filles ont des questions et des doutes. On en voit beaucoup qui ont le syndrome de l’imposteur. Avec de l’encadrement et de la persévérance, il s’estompe ! A la fin du bootcamp, elles nous disent : « C’était super, j’ai beaucoup appris sur moi-même ». Nous avons une Alumni qui a trouvé un emploi après Ironhack et qui a raconté son expérience et ses questionnements dans un article. Nous avons des filles qui s’inscrivent chez nous parce qu’elles adorent le code et que c’est ce qu’elles ont toujours voulu faire, mais d’autres doutent.

➜ À voir aussi : Dipty Chander, présidente d'E-mma : « Je ne compte pas arrêter mon engagement pour la mixité »

 

Est-ce que vous avez des retours de filles entrées sur le marché du travail après Ironhack, ou est-ce que vous arrêtez de les suivre après leur formation ?

On reste en contact avec nos élèves, on les suit ! La plupart des filles qui s’inscrivent chez Ironhack ont un projet professionnel : certaines veulent monter leur entreprise, d’autres faire une reconversion professionnelle, d’autres encore monter en compétences dans leur emploi…

 

Quel est le regard des filles sur la formation ? Est-ce qu’elles apportent quelque chose de neuf qui vous fait dire « la prochaine fois, on devrait plus faire ça » ou les retours sont-ils les mêmes chez tous les élèves ?

On valorise les retours de tout le monde. Nous essayons d’avoir davantage de profs femmes, en design par exemple. Les étudiants nous donnent des retours, et nous faisons attention à la sensibilité et aux facteurs émotionnels de chacun. La formation Ironhack est dure émotionnellement. On a remarqué que les personnes plus expérimentées dans la vie professionnelle qui la faisaient avait plus de mal, alors que les plus jeunes s’adaptent assez facilement. Mais qu’il s’agisse des filles ou des garçons, les retours sont similaires.

 

Une question sur les bootcamps. Une personne qui part de zéro, qui n’y connaît rien en développement, peut vraiment être formée en neuf semaines et prétendre à un emploi dans le domaine au terme de la formation ?

C’est tout à fait possible de passer d’un niveau zéro à un niveau opérationnel en développement dans ce laps de temps. Il y a un petit processus de sélection à Ironhack : il faut être très motivé pour suivre la formation, qui est émotionnellement difficile. Si la motivation est là, vous irez au bout !

 

Plusieurs anciens étudiants d’Ironhack ont publié des articles sur internet au sujet de leur formation. C’est une coïncidence, ou c’est vous qui les encouragez à le faire ?

On les encourage à écrire. Beaucoup le font, certains sont incités à partager leur expérience pour inspirer de futurs étudiants. Un de nos anciens élèves était restaurateur avant de se lancer dans le développement, une autre était psychologue ! Un article sur internet leur permet également de gagner en visibilité auprès des recruteurs.

 

Quel est pour vous le modèle de femme dans la tech le plus inspirant ?

Mounia Rkha, co-fondatrice de StartHer. C’est une entrepreneure, elle est impliquée dans l’écosystème des entreprises et des start up. Elle est aussi mère de famille. C’est une personnalité dynamique et franche ! C’est pour moi un modèle parce qu’elle incarne la ténacité et la réussite.