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Maïa, sellière maroquinière : « A l'atelier...

Maïa, sellière maroquinière : « A l'atelier Jean Rousseau, j'ai pu réaliser des pièces sur-mesure »

Vous êtes passionné par le cuir et les métiers de l'artisanat vous attirent ? Découvrez le témoignage de Maïa, sellière maroquinière à l'atelier Jean-Rousseau, qui nous raconte son parcours !

Publié le 20 Avril 2017 à 15h27 | | 0 avis

Maïa, sellière maroquinière : « A l'atelier Jean Rousseau, j'ai pu réaliser des pièces sur-mesure »

Le parcours scolaire de Maïa pour devenir sellier maroquinier d’art

« Je monte à cheval depuis que j’ai 5 ans. Je crois que c’est de là que remonte ma passion pour le cuir. A l’adolescence, j’ai voulu apprendre le métier de sellier-maroquinier, mais les conseillères d’orientation que j‘ai rencontrées m’ont détournée de cette voie. Je me suis donc orientée après un bac littéraire, puis vers des études d’arts plastiques à Rennes. J’y ai appris plein de choses, notamment en Histoire de l’art. J’ai obtenu ma maîtrise en 2001. Ensuite, j’ai préparé l’agrégation et le Capes, sans succès. J’ai fait des stages au collège, mais ça ne m’a pas plu. »

 

CAP Sellerie maroquinerie d’art, spécialité couture sellier

« A 25 ans, je me suis dit qu’il était encore temps de faire marche arrière. Je me suis rappelée de ma première passion, le cuir, et j’ai cherché une formation. J’ai opté pour l’école Boudard en Franche Comté qui est, avec l’école Grégoire à Paris, une des références dans la maroquinerie haut de gamme. Je suis entrée sur entretien et tests techniques. Ils voulaient voir si les étudiants étaient un peu manuels. Comme à l’époque je réalisais des costumes, que je portais comme intermittente du spectacle dans une compagnie d’échassiers, je les ai réussis sans difficulté.

« Dans ce CAP, il y avait des gens de tous âges et de tous profils. La formation était condensée sur une année. On travaillait des cuirs Hermès, toujours à la main, avec de belles matières. On apprenait à préparer des pièces de cuir, la surtaille à la main, le montage, la couture main, l’astiquage, la finition de tranche à la cire d’abeille... Comme on n’est pas nombreux en France à sortir avec ce bagage, les entreprises venaient directement nous démarcher à l’école. J’ai ainsi trouvé un poste quatre mois avant la fin de ma formation à l’atelier Jean Rousseau à Paris. »

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Les expériences professionnelles de sellier maroquinier d’art de Maïa

« J’ai préféré opter pour un petit atelier. En effet, dans les grandes maisons comme Hermès, il faut accepter de travailler des années à la chaîne sur la même zone d’un sac avant de pouvoir espérer faire des choses intéressantes. A l’atelier Jean Rousseau, dès le départ, j’ai pu réaliser des pièces sur-mesure. Les deux premières années, en tant que sellière maroquinière, j’ai travaillé à la table sur des bracelets-montres. Quand mon patron a voulu ouvrir un atelier au Japon, il m’a proposé le poste de directeur technique. J’ai tout de suite accepté. Une semaine ou deux plus tard, j’encadrais et formais à Tokyo une équipe de 6 Japonais. A mon retour à Paris, il m’a offert le poste de directeur technique ici, que j’occupe depuis 2007. »

 

Les missions au quotidien de Maïa

« A l’atelier Jean Rousseau, on travaille au sein même de la boutique, en contact direct avec les clients. Ces derniers rentrent dans la boutique, et nous disent exactement ce qu’ils veulent. On étudie avec eux leur demande. Puis, on fait des dessins qu’on leur présente, afin d’être sûrs d’avoir bien compris leurs attentes. On essaie de réaliser le plus possible leurs envies, mais on les conseille pour qu’ils aient malgré tout un produit qui dure dans le temps… C’est la première phase. On leur présente ensuite différents cuirs. Ils choisissent une matière et une couleur. On réalise des gabarits en carton de toutes les pièces qui vont constituer l’objet, puis on coupe les pièces dans les peaux, qu’on désépaissit à l’aide de refendeuses. Après, on monte les pièces par collage et par couture. La dernière phase est ce que l’on appelle le bichonnage : on nettoie le produit afin qu’il ne subsiste aucun défaut. »

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