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Laurence, modiste «Ce diplôme m?a donné les ...

Laurence, modiste «Ce diplôme m?a donné les bases théoriques des études de marché en lien avec le monde de la mode»

Diplômée de la Chambre syndicale de la couture parisienne, Laurence est modiste dans sa propre boîte. Pour digiSchool, elle revient sur son parcours scolaire et professionnel.

Publié le 14 Avril 2017 à 17h27 | | 0 avis

Laurence, modiste «Ce diplôme m?a donné les bases théoriques des études de marché en lien avec le monde de la mode»

Quel a été votre parcours scolaire pour devenir modiste ?

Après mon bac, j’ai fait une préparation HEC à Marseille dans l’idée d’intégrer une école de commerce. Mais cela ne me correspondait pas.

Au bout d’un an, je me suis donc réorientée vers une école de stylisme-modélisme. J’ai fait un stage d’un an chez un tailleur pour hommes à Marseille pour pouvoir entrer directement en 2ème année. C’est normalement 3 ans d’études. Là, j’ai appris la technique de moulage sur mannequin, la création de costumes, les dessins de figurines de mode, etc. Enfin, tout ce qui est lié à la mode. J’ai fait un stage comme petite main dans les ateliers de couture de Dior. J’en ai fait un deuxième au service communication chez Charles Jourdan.

Après un Master en management des métiers de mode à l’Institut français de la Mode, j’ai repris mes études à l’IFM après quelques années. C’était une formation de 15 mois. On entrait sur dossier et entretien. Ce diplôme m’a donné les bases théoriques en gestion, management, marketing, communication, les études de marchés en lien avec le monde de la mode, que j’avais déjà abordé en pratique empiriquement.

 

Quel a été votre parcours professionnel ?

Au sortir de l’école de la Chambre syndicale, j’ai travaillé comme styliste modéliste 3-4 ans. J’ai commencé à travailler 4-5 mois comme assistante styliste chez Guy Laroche dans les bureaux de licences pour tout ce qui était accessoires, maroquinerie, chaussures, sac… On faisait les cahiers de tendances de la haute couture et du prêt-à-porter de la saison. J’ai ensuite travaillé au studio comme assistante-styliste chez Torrente, puis modéliste et patronnière dans le sentier. J’ai appris le patronage à plat à cette occasion.

J’ai ensuite travaillé en tant que styliste, modéliste et patronnière pour une entreprise spécialisée dans les pantalons, puis dans une fabrique de ceinture, comme styliste modéliste et un peu comme chef de produit. Comme je trouvais ça plutôt très intéressant, j’ai décide de reprendre mes études à l’IFM pour avoir une formation diplômante. Après ce troisième cycle, j’ai trouvé du travail chez Cacharel à Nîmes en tant qu’assistante produit. J’y suis restée 18 mois. En 1996, je me suis associée avec quelqu’un et j’ai commencé mon activité de modiste. J’avais déjà fait des chapeaux avant mais j’ai appris beaucoup sur le tas. J’ai monté ma propre boîte en 2006.

 

Quelles sont vos missions au quotidien ?

Aujourd’hui, je crée des chapeaux. Je monte deux collections par an. Je travaille la matière. Je cous, je martèle. Je tords à l’aide de pinces, marteaux, clous. Ici je pose une voilette, là des fleurs en tissus… Dans le magasin, je sers les clients. Je reste à leur écoute. Je les conseille pour créer des chapeaux sur mesure. Et puis, je gère la société. J’encadre deux personnes. J’achète les matières premières, je gère les stocks. Je m’occupe de la comptabilité.