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Journées portes ouvertes dans toutes les écoles

Reportage à l'hôtel-école de l'Institut Paul...

Reportage à l'hôtel-école de l'Institut Paul Bocuse : l'apprentissage de l'excellence

A Lyon, l’hôtel Le Royal accueille les élèves de l’Institut Paul Bocuse pour une formation en hôtellerie. La rédaction est allée à la rencontre de trois d’entre elles et de leurs formatrices. L’apprentissage dans un hôtel haut de gamme, ça ressemble à quoi ?

Publié le 18 Janvier 2019 à 15h49 | | 0 avis

Reportage à l'hôtel-école de l'Institut Paul Bocuse : l'apprentissage de l'excellence

« C’est un peu par hasard que j’ai intégré l’Institut Paul Bocuse. Je suis venue manger avec ma mère à l’hôtel Le Royal, ça m’a bien plu. Je suis très timide, et j’ai pensé que l’hôtellerie était un bon moyen de s’ouvrir. Je suis allée à la journée portes ouvertes, j’ai vu qu’ils acceptaient des profils très différents… alors je me suis inscrite. » C’est ainsi qu’Honorine, dix-huit ans, raconte son arrivée en première année de Bachelor Hospitality Management (Hons) dans le prestigieux Institut Paul Bocuse. Quelques mois après ses débuts, elle reconnaît que la formation est dure, mais qu’elle lui plaît beaucoup. « Il faut être toujours souriante et accepter le contact permanent avec les clients, explique-t-elle. Mais il y a un véritable esprit d’équipe entre les élèves : on est répartis en binômes au Royal. On apprend à relever la tête dans les moments difficiles. » Ce matin, elle sert au petit-déjeuner de l’hôtel, mais ce n’est pas définitif : les élèves sont amenés à pratiquer chaque service de l’hôtel.

 

Des jeunes qui font leur apprentissage dans tous les services de l’hôtel

Les dix élèves présents à l’hôtel-école Le Royal sont en alternance. Ils passent quatre semaines en Mise en situation Professionnelle (MESP) au Royal, à Lyon, puis quatre semaines à la résidence hôtelière Le Clipper avant d’intégrer les cours théoriques, à l’Institut Paul Bocuse d’Ecully, dans la périphérie. « La majorité d’entre eux ont dix-huit ans, nous apprend Caroline Abecassis, Marketing Communication Manager à l’Institut Paul Bocuse. 20% ont tenté une école de commerce avant de nous rejoindre. Ce qu’ils recherchent, c’est un métier de contact et de passion. » « Je ne me voyais pas aller en école de commerce, confie Juliette, elle aussi en première année de Bachelor Hons, qui officie ce matin-là à la réception. Je voulais quelque chose de concret. J’ai fait un stage en hôtellerie à Jakarta, où j’ai grandi, avant de venir ici. »

Passionné par ce domaine, il faut l’être. Pendant leur période d’alternance à l’hôtel Le Royal, les élèves apprennent le service à la réception, au petit déjeuner et au bar, et enfin au service d’étage. Ce dernier est d’ailleurs celui qui les interpelle le plus : c’est là qu’ils découvrent le travail des femmes de chambre et se forment avec elles. Le niveau d’exigence est élevé.

Hôtel Le Royal

Le bar lounge de l'hôtel-école Le Royal, où les élèves apprennent à servir.

Quel est l’aspect le plus dur de la formation pour les élèves ? « Quand on sert en restauration, on finit à deux heures du matin », raconte Honorine. « Le plus difficile, ce sont les horaires et la pression, confirme Victoria, élève dans la même promotion – qui, elle, était au service d’étage le même jour. Pour beaucoup d’entre nous, on sort d’un bac général, on a très peu d’expérience et on doit tout apprendre. » Pas facile d’avoir une vie sociale à côté. Heureusement, la réglementation prévoit onze heures de repos entre la fin d’un service et le début d’un autre. Ce qui aide les élèves à avancer, c’est l’esprit familial qui règne au sein de la promotion et des formateurs. Aucune journée ne se ressemble, et les occasions de faire des rencontres enrichissantes sont nombreuses, les clients arrivant du monde entier. Juliette, qui a grandi en Indonésie et est venue en France pour intégrer l’Institut Paul Bocuse, a pu parler indonésien à des clients, « ce qui les a rendus heureux, car ils ne s’y attendaient pas ».

➜ À voir aussi : Soline, diplômée en hôtellerie : « On partage des moments d'exception avec nos clients »

 

L’hôtellerie, un secteur qui offre des perspectives d’avenir

Si l’hôtellerie semble être un secteur très codifié, qui repose beaucoup sur l’humain, ça ne l’empêche pas de connaître de véritables changements dus au numérique. « Rien que la possibilité de réserver un hôtel en ligne a un véritable impact sur la profession, explique Isabelle Didier, Directrice des Opérations à l’hôtel Le Royal. Mais la notion de partage humain reste importante. » « C’est tout le défi de la digitalisation, ajoute Caroline Abecassis. Il faut recapter le client, garder le côté humain de l’hôtellerie. Donner de la valeur au client via l’attention humaine qui lui est portée. » D’anciens élèves de l’Institut Paul Bocuse décident également de proposer des innovations dans le domaine de l’hôtellerie : ainsi, une ancienne alumni a monté un hôtel zéro déchet, tandis qu’un autre s’est dirigé vers le marketing olfactif.

Pour l’heure, les élèves qui sont formés à l’hôtel Le Royal semblent avoir trouvé leur voie. « La formation correspond à ce que j’imaginais et je ne suis pas déçue, confie Victoria. Je sais où je vais. » Les étudiants pensent à leur prochain stage, qui se déroulera d’avril à fin août… et ils sont fortement encouragés à le faire à l’étranger. L’objectif : s’enrichir en découvrant d’autres cultures et la façon dont l’hôtellerie est pratiquée ailleurs. Victoria, par exemple, envisage de partir en Asie ou en Amérique Latine, même si elle pense faire carrière en France par la suite. Les autres ont-elles déjà des projets professionnels à 18 ans ? Honorine, qui se sent plus d’affinités avec la restauration, avoue : « Mon rêve, c’est d’ouvrir un salon de thé ! »

➜ Voir la rubrique : Faire carrière dans l'hôtellerie, la restauration et le tourisme