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«On touche à tout en passant souvent du coq ...

«On touche à tout en passant souvent du coq à l?âne», témoigne Sébastien, Reporter-photographe

Témoignage - Diplômé d’une école de journalisme, Sébastien a été rédacteur puis photojournaliste avant de se former à la vidéo et proposer aujourd’hui ces trois compétences.

Publié le 24 Aout 2017 à 15h54 | | 0 avis

«On touche à tout en passant souvent du coq à l?âne», témoigne Sébastien, Reporter-photographe

Le parcours scolaire de Sébastien pour devenir photographe reporter

"Mon désir de devenir journaliste remonte à l’adolescence, même si à cette époque, je ne savais pas exactement ce que cela recouvrait."

Licence de Droit

"Après un bac économique et social à Pau, j’ai commencé des études de droit. J’avais choisi cette discipline car elle me semblait bien préparer aux concours des écoles de journalisme. Cela me semblait aussi la meilleure option pour appréhender l’avenir."

EJT Ecole de Journalisme de Toulouse

"Ma licence en poche, je suis entré sur concours à l’Ecole de journalisme de Toulouse. Les cours duraient trois ans. On commençait par une formation généraliste avant de se spécialiser à partir de la deuxième année en presse écrite, radio ou télé. J’ai choisi la presse écrite avec déjà pour ligne de mire la photographie. "

"Je m’étais initié à la photo avec le réflex de mon père. A l’école de journalisme, j’ai vraiment pu apprendre les bases techniques et l’histoire de la photographie. A l’époque, on avait un laboratoire argentique.

C’est pourtant en tant que rédacteur que j’ai fait mes premiers stages ; le premier à « la République des Pyrénées » à Pau (un PQR qui appartient au groupe « Sud Ouest »), puis le deuxième à « La Montagne » à Clermont Ferrand. Après un troisième dans un journal qui s’appelait « Environnement et techniques » je suis retourné à « la Montagne » comme SR. Cette dernière expérience m’a permis de mieux comprendre les contraintes du processus de fabrication d’un journal. J’en garde un très bon souvenir !"

 

Les experiences professionnelles de photographe reporter de Sébastien

"J’ai ensuite travaillé au « Progrès » à Lyon. Puis, on m’a proposé un poste au « Parisien ». Au bout de trois mois, j’ai bifurqué vers une formation de photojournaliste à l’EMI-CFD que j’ai réussi à me faire intégralement financer. Cela m’a mis le pied à l’étrier. "

"A cette époque, le journal « 20 minutes » se lançait. Je suis allé frapper à la porte du chef photo, puis j’y suis retourné tous les jours jusqu’à me rendre indispensable. Je n’ai pas arrêté de bosser comme ça pendant 2 ou 3 ans… Nous étions deux à agir ainsi. Je pigeais aussi pour « l’Obs » et « France Soir ». Au bout de 2 ans, ils nous ont forfaitisés puis en 2005, on s’est vu proposer un CDI. "

"Parallèlement l’agence REA m’avait proposé de diffuser ma production photo. Cette époque a vraiment été formidable ! En tant que photographe de presse, on suit l’événement en même temps qu’il se vit, ce qui n’est pas forcément le cas du rédacteur qui ne se déplace pas sur le terrain aussi souvent. J’ai vraiment adoré ça ! "

"Malheureusement, en 2014, j’ai été licencié comme tous les autres photographes (soit 9 personnes), suite à un plan social. On a réussi à se faire financer des formations. Comme je voulais rester dans l’image, je me suis orienté vers le métier de JRI. J’ai fait le DU de l’IJBA (l’Institut de Journalisme de Bordeaux Aquitaine) à Bordeaux, où j’habitais depuis 2011. J’ai aussi fait une formation de télépilotage de drones en vue d’obtenir le brevet m’autorisant à faire de la prise de vue aérienne."

 

Les missions au quotidien de Sébastien

"Actuellement, je suis en train de monter une entreprise dans laquelle je pourrais proposer ma triple compétence : de rédacteur, photo-reporter et journaliste reporter d’image. Ce sera une société orientée communication d’entreprise. L’idée est de faire bénéficier le monde de l’entreprise de mon expertise journalistique, voire des particuliers pour leur communication sur les réseaux sociaux et leurs sites web."

"Le constat que je fais aujourd’hui est qu’il est de plus plus difficile de gagner sa vie correctement et décemment en tant que pigiste, surtout en province. La profession se paupérise énormément. Il y a de moins en moins de photo-journalistes encartés. Aujourd’hui, les directeurs de rédaction considèrent qu’ils n’ont plus besoin de photojournalistes et que les rédacteurs sont tout à fait capables de faire des photos avec leur téléphone, surtout en province. La profession est mal au point."

"En tant que reporter photographe pour REA, je prends en général l’initiative des reportages que je leur propose. Je regarde tous les jours la presse locale à la recherche d’événements d’envergure nationale à la recherche d’idées, puis je pars seul sur le terrain. Je propose ensuite les photos déjà faites. Je reste seul juge de la production au niveau local comme l’ensemble des collaborateurs de l’agence. Je ne suis payé que si les photos se vendent. Je suis polyvalent.

C’est ce qui fait l’intérêt du métier. On touche à tout en passant souvent du coq à l’âne. "

➜ A lire : Comment préparer les concours de journalisme ?

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