Les Dossiers du Mois :

Parcoursup 2019

Toutes les clés pour réussir Parcoursup !

➜ Voir le dossier

 

Rapport de Stage

Réussir son rappport de Stage :

➜ Voir le dossier

 

Comment survivre en prépa ?

Toutes les clés pour réussir sa CPGE !

➜ Voir le dossier

 

A découvrir : Le métier de Consultant en Transformation Digitale

 

 

Réussir et obtenir son code de la route sur Codedelaroute.fr

 

 

étudier à l'étranger

 

Journées portes ouvertes dans toutes les écoles

Alain, commissaire aux comptes : "Un commissair...

Alain, commissaire aux comptes : "Un commissaire aux comptes est indépendant et... craint !"

Vous aimez les maths, l'analyse, le contact avec les entreprises et l'indépendance ? Le métier de commissaire aux comptes est peut-être fait pour vous. Alain nous raconte son expérience dans ce domaine !

Publié le 07 Aout 2017 à 11h05 | | 0 avis

Alain, commissaire aux comptes :

Le parcours scolaire d’Alain

"J’ai eu une scolarité normale, classique avec obtention du bac B (aujourd’hui son équivalent est le baccalauréat ES : Economie et social) en 1989. Ne sachant pas encore véritablement quel métier choisir, j’ai fait mon service militaire pendant un an où j’ai été affecté aux services administratifs de la base sous-marine de Lorient, dans le Morbihan. C’est là, on peut dire, que j’ai côtoyé pour la première fois des comptables. J’étais une sorte d’agent administratif au service comptabilité. Le métier m’a plu."

"J’ai aimé ce travail de concentration, de rigueur. Et bien sûr j’ai toujours eu des affinités avec les mathématiques. J’ai ainsi pu poser des questions sur le métier de comptable, découvrir la profession. On m’a alors démontré que les fonctions d’expert comptable étaient plus intéressantes, plus complexes aussi. Et c’est ainsi qu’à la quille, comme on disait à l’époque, j’ai attendu la rentrée scolaire pour m’inscrire au Lycée Dupuy de Lôme, toujours à Lorient. J’y suis resté 5 ans. Trois ans pour obtenir le DCG, diplôme de comptabilité gestion (c’est le premier niveau, une sorte de licence en comptabilité générale si vous voulez) puis deux autres pour le DSCG Diplôme Supérieur de comptabilité gestion. Ce fut difficile : le niveau est poussé et la motivation doit être forte. Je me suis accroché."

"Mais ces diplômes ne vous permettent pas d’être immédiatement expert-comptable. Il faut, après obtention du DCG et du DSCG, faire un stage, heureusement rémunéré, de trois ans dans un cabinet d’expert-comptable, ce que j’ai fait à Brest. Avec mon attestation de stage, j’ai pu m’inscrire au diplôme d’expert-comptable (DEC). C’est un examen annuel à passer. L’ultime épreuve pour devenir expert-comptable ! Je l’ai eu haut la main. L’obtention de ce diplôme impose 3 épreuves dont la rédaction d’un mémoire. J’avais 3 ans maximum pour le présenter, mais je l’ai rédigé en deux mois. Je n’étais pas peu fier. J’avais hâte d’exercer, d’entrer de plain-pied dans la vie active."

➜ À voir aussi : Nicole, assistante de gestion : "J'ai repris mes études avec un Master management et stratégie d'entreprise"

 

L’expérience professionnelle d’Alain 5 ans en qualité d’expert comptable

"J’ai été naturellement embauché par le cabinet où j’avais effectué mon stage de 3 ans. J’avais mes repères, tout s’est donc très bien passé. En fait, je faisais quasiment la même chose ! Il se trouve que cette fois c’était officiel et… que j’étais autonome et beaucoup mieux payé ! J’ai adoré cette période de ma vie professionnelle. En tant qu’expert-comptable, vous côtoyez des entreprises, leurs dirigeants, vous êtes vraiment au cœur de vie entrepreneuriale. Vous conseillez, accompagnez. Vous participez donc à la stratégie de développement des entreprises. J’ai travaillé au service de nombreuses entreprises. Petites et grandes. Il est vrai que pour les petites, on tient souvent la comptabilité de A à Z. Toutes les écritures sont de notre fait. Ce qui n’est pas le plus plaisant dans notre travail. C’est d’ailleurs ce qui m’a amené à m’orienter ensuite vers une activité supplémentaire de commissaire aux comptes. Mais j’ai fait exclusivement le métier d’expert comptable pendant 10 ans, avec toujours beaucoup de zèle et d’enthousiasme."

"Dans le cabinet où je travaillais, le collègue qui était commissaire aux comptes se préparait à la retraite. On m’a proposé de prendre ses fonctions le moment venu. J’ai accepté. Mon employeur m’a donc inscrit auprès de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes, pour que je figure sur une liste assermentée mise à la disposition des entreprises. Vous le savez sûrement, on ne peut être expert-comptable et commissaire aux comptes pour une même entreprise. C’est logique, car en gros, un commissaire au compte contrôle et valide – ou pas – le travail d’un expert comptable. Donc avoir les deux casquettes pour une même société est de l’ordre du conflit d’intérêt. J’étais donc expert comptable pour certaines entreprises et commissaire aux comptes pour d’autres. Le commissaire aux comptes est obligatoire pour les entreprises de 50 salariés et plus, ce qui m’a amené à me spécialiser dans les grosses structures. Ce que je préfère, en fait. Même en qualité d’expert-comptable."

"Puis, il y a un an, j’ai décidé d’ouvrir mon propre cabinet, et d’exercer non plus en qualité de salarié mais sous le statut profession libérale. Je travaille seul, et c’est ce qui me plait."

➜ À voir aussi : Interview : Julien, Responsable de Formation

 

Les missions au quotidien d’Alain, commissaire aux comptes

"Si je mets de côté mes missions d’expert comptable, j’interviens de façon ponctuelle en qualité de commissaire aux comptes. Mes journées se résument ainsi : je m’entretiens avec les dirigeants, histoire de bien cerner l’environnement dans lequel j’évolue ; je dois appréhender les particularités de l’entreprise pour laquelle je vais, au final, valider les comptes."

"Ensuite, j’analyse sur place tous ses documents comptables annuels. Avec les années on a des automatismes, mais ça ne dispense pas d’être très concentré. Je n’ai pas droit à l’erreur, ma responsabilité civile est engagée. Heureusement, mon boulot ne m’amène pas à côtoyer que de la paperasse : je dois en effet enquêter en interne pour m’assurer de l’authenticité des comptes. Je rencontre beaucoup de personnes dans les services comptables et administratifs. J’essaie un peu de dégripper mes interlocuteurs, surtout si j’interviens dans les murs pour la première fois. Un commissaire aux comptes est indépendant et…craint ! Il faut savoir garder cette autorité et en même temps dédramatiser."

"Mon enquête terminée, je certifie les comptes ou refuse cette certification si ces derniers ne correspondent pas à la réalité financière de l’entité que je visite. S’il y a problème, je le signale au procureur de la république et au conseil d’administration de l’entreprise. Mais je suis aussi conseiller. Je donne au chef d’entreprise mes préconisations au niveau fiscal et social. Je peux également donner des conseils au niveau de la gestion financière. Voilà mes missions quotidiennes. Sachez que mes interventions se limitent à trois, quatre jours en moyenne. Parfois une semaine. Il y a des durées plus longues s’il y a beaucoup d’opacité dans ce que je découvre, mais ce n’est pas le plus courant. J’oubliais : je ne peux intervenir plus de 6 années auprès d’une même entreprise pour valider son exercice comptable annuel. Voilà mon métier résumé en quelques mots."

You have an error in your SQL syntax; check the manual that corresponds to your MySQL server version for the right syntax to use near 'Un commissaire aux comptes est indépendant et... craint !"") AS score , ' at line 1