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Nicolas Bozon: portrait d'un apprenti chez Les Compagnons du Devoir

Nous rencontrons Nicolas Bozon dans un café à côté de la Place Bellecour, au coeur de Lyon. Malgré le fait qu'il vienne de finir une longue journée de travail, il est frais et dispo. Il nous parle avec une joie non dissimulée de sa formation chez les Compagnons du Devoir et de son parcours personnel.

Publié le 24 Mai 2018 à 12h00 | | 0 avis

Nicolas Bozon: portrait d'un apprenti chez Les Compagnons du Devoir

Installé tranquillement sur une table, avec à la main un soda que, curieusement, il n'ouvrira pas, Nicolas parle de façon volubile. Il regrette la façon dont le travail manuel est mal considéré en France. Il avait beaucoup de mal au lycée : "Le lycée n'était pas fait pour moi". Cependant, il mettra longtemps à faire un CAP à cause de cette stigmatisation : "Dans mon esprit, c'était pour les nuls, alors que pas du toutLe mec qui est intellectuel, il peut continuer dans les études tout en étant dans le manuel". Il compte le faire lui-même, mais nous y reviendrons. Lorsqu'il s'est finalement décidé à faire un CAP, il a voulu de devenir charpentier, mais un patron lui a fait faux bond au dernier moment. Il s'est retrouvé en formation de couvreur. Cela lui a plu : "J'aime bien être dehors. Les métiers physiques, ça me plait bien", admet-il avec un sourire. Dans cette entreprise, il découvre aussi l'étanchéité : "Etre sur un toit, pouvoir regarder les paysages, c'est vraiment génial, qu'on voie le Mont Blanc ou une ville, c'est vraiment chouette", dit-il avec des étoiles dans les yeux. Il décide de faire un CAP étancheur chez les Compagnons du devoir, car ils ont une certaine renommée, et son père y a fait sa formation.

 

Chez les Compagnons du Devoir : une formation et des valeurs

Nicolas a été adopté cette année chez les Compagnons. Son travail d'adoption mêlait ses deux métiers, celui d'étancheur et de couvreur-zingueur: il souhaitait les valoriser. Malgré sa nouveauté, il s'est facilement intégré chez les Compagnons : "Pour moi, c'est une colonie de vacances". Avec les autres apprentis, ils sont amis et s'entraident : "Je devais faire une maquette, j'avais besoin d'un charpentier pour qu'il me fasse mon support, il l'a fait sans problème. Si un jour quelqu'un a besoin de moi, je serai là". Il faut dire que l'entraide est une des valeurs fondamentales des Compagnons du Devoir. Leurs valeurs sont le socle fondamental de cette association ouvrière. Nicolas nous les liste : "Travail, entraide, fraternité, retransmission du savoir". Pour lui, ce dernier point est particulièrement important. Il aimerait être formateur "un an ou deux". Il souhaiterait aussi être maître de stage, d'autant que le métier d'étancheur n'est pas développé chez les Compagnons: il aimerait le mettre en avant. L'année prochaine, il fera une progression en dessin avec des vues en coupe, pour mettre en pratique sur une maquette, afin qu'elle serve aux futurs élèves.

Les apprentis, chez les Compagnons du Devoir, vivent tous en communauté sous l'autorité d'un prévôt. Les règles de vie ne sont pas aussi strictes qu'on pourrait le penser : "Il y a quelques règles, il faut porter le col dans la salle à manger, ne pas porter de casquette à l'intérieur. Des règles classiques qui existent partout." Concernant les rituels qui intriguent tant ceux qui ne sont pas chez les Compagnons, Nicolas balaie les conjectures d'un revers de la main : "Ce sont des traditions qui persistent, c'est important, ça fait partie des Compagnons. Ces rituels n'ont rien d'étranges, ce n'est pas la peine de fantasmer dessus". Si les Compagons ont la réputation d'être une formation pour garçons, Nicolas assure qu'il n'en est rien : "Cela dépend de la branche. En couverture, il n'y a que deux filles, mais en patisserie, en boulangerie et dans les métiers du cuir, c'est très mixte".

➜ Voir Aussi : Compagnon un jour, Compagnon toujours: reportage à la maison de Lyon Nérard

 

Le tour de France des Compagnons

Chaque année, les apprentis  des Compagnons du Devoir font un Tour de France, c'est-à-dire qu'ils vont d'entreprise en entreprise à travers la France. Cet été, Nicolas commencera son tour en allant à La Rochelle. En septembre, il sera à Paris, ensuite il ira en Suisse. Les Compagnons encouragent aussi leurs apprentis à faire un séjour à l'international : "Je ferais en sorte que le travail en Suisse fasse partie du tour de France. A l'international, je préfère partir aux Etats-Unis ou au Canada". Pas bête.

 

Après les Compagnons

Nicolas pense déjà à son avenir : "Après mon CAP, j'aimerais faire un BP et enfin un DEUST, pour devenir conducteur de travaux". Paradoxalement, il ne sait pas encore quelle sera son oeuvre de réception, son chef-d'oeuvre : "J'y penserais dans un an ou deux". 

Il ne pense pas non plus devenir chef d'entreprise comme 50% des Compagnons du Devoir : "Pour l'instant je veux juste être conducteur de travaux,  après rien ne m'empêche de m'associer avec un ami pour ouvrir une boite. Avec les Compagnons, il y a plein d'opportunités". En effet, 90% des Compagnons trouvent un travail à l'issue de leur formation. En conclusion, Nicolas nous dit : " Je conseille à tout le monde les Compagnons du Devoir".

➜ Voir Aussi : Dossier: Les Compagnons du Devoir

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