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Mykaïa, dessinateur de BD, témoigne : "Il y a...

Mykaïa, dessinateur de BD, témoigne : "Il y a une surproduction de BD qui fragilise les créateurs"

05 Avril 2017 à 17h00 | | 0 avis

Mykaïa, dessinateur de BD, témoigne :

Qu’est-ce qui vous a orienté vers la BD ?

"Tout jeune, j’ai commencé à lire des BD et très vite, je me suis mis à dessiner et à recopier ce que je lisais. Vers 8-10 ans, quand j’ai voulu raconter mes propres histoires, je me suis naturellement tourné vers le dessin et la BD. A l’époque, c’était le moyen d’expression le plus simple et le moins onéreux (du papier, un crayon et un feutre) même si cette expression se bornait à « publier » dans le journal de l’école !"

 

Avez-vous suivi une formation ?

"À 13 ans, en parallèle à ma scolarité, j’ai suivi un cours de dessin et peinture au centre culturel italien de ma ville natale. Après mon bac, je me suis inscrit aux Beaux-Arts. Le cycle était de cinq ans mais je n’ai fait que les deux premières années de tronc commun, où l’on s’initie à toutes les techniques. Les trois ans de spécialisation ne m’offraient pas la possibilité de parfaire les techniques du dessin et de la BD. Aujourd’hui, il existe des filières plus adaptées à la B.D."

➜ À voir aussi : Les métiers et formations du Graphisme

 

Quel a été votre parcours professionnel ?

"J’ai d’abord collaboré pendant plusieurs années à la Presse de Tunisie, Puis, à Paris, pour des magazines satiriques comme le Hérisson, La Grosse Bertha ou Siné Hebdo. Je continue de dessiner pour des journaux comme 60 Millions de consommateurs, Le Monde. Sur le net aussi, je publie sur Rue 89 ou LeMonde.fr."

"Je dessine régulièrement pour la presse d’entreprise. On fait aussi appel à moi pour dessiner en direct lors de séminaires d’entreprise ou en tant que concepteur et story-boarder sur des campagnes de communication. J’ai été récompensé au festival de la BD d’Angoulème pour un album réalisé pour les laboratoires Pfizer. Enfin en tant qu’auteur et co-auteur ou scénariste, j’ai à mon actif plusieurs albums de BD."

 

En quoi consiste l’activité d’un dessinateur de BD ?

"A dessiner dans mon atelier ! Plus sérieusement, j’avance quotidiennement et alternativement sur mes différents projets. Je peux travailler sur une BD, un dessin de presse ou alors me consacrer à mes scénarios ou storyboards. Le fait d’être freelance implique d’avoir plusieurs projets sur le feu. Il faut aussi s’informer pour nourrir son inspiration."

➜ Une autre piste : Les métiers et formations du Design

 

Que pensez-vous du secteur de la BD ?

"Il y a aujourd’hui une surproduction de BD qui, loin d’être un avantage, fragilise les créateurs. La démocratisation des moyens de production a eu pour effet de baisser le tirage moyen des premiers albums des jeunes auteurs et leur rémunération. Beaucoup souffrent aussi d’un manque de visibilité car il y a trop d’œuvres sur le marché. La situation du dessin de presse n’est guère meilleure. Sur Internet la gratuité est de mise et souvent imposée."

 

Que pourriez-vous conseiller à un jeune qui souhaite se lancer dans ce domaine ?

"Au vu de la situation actuelle, je lui conseillerais de bien déterminer s’il a en lui un feu dévorant et vital. On ne choisit pas cette voie pour être célèbre ou riche, même si cela peut arriver. Il faut beaucoup de travail, de temps pour trouver son propre style et proposer quelque chose de différent. Il faut de la fierté pour s’imposer mais aussi de l’humilité pour accepter des conseils de professionnels plus anciens. Comme tout métier artistique, ce n’est jamais un long fleuve tranquille. Si l’on recherche la facilité, il vaut mieux s’orienter vers autre chose ! Nonobstant, c’est un métier magnifique et gratifiant et il est possible d’en vivre si l’on s’en donne les moyens humains et artistiques, si on y croit au-delà de tout."

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