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Sylvain, chercheur en agronomie : «Je cherche ...

Sylvain, chercheur en agronomie : «Je cherche la réponse des forêts aux changements climatiques»

Témoignage - A 38 ans, Sylvain Delzons est chercheur en agronomie. Titulaire d’une thèse en écologie fonctionnelle, il nous raconte son parcours, de son bac à son embauche à l’INRA (Institut national de la recherche agronomique).

Publié le 17 Mai 2017 à 11h46 | | 0 avis

Sylvain, chercheur en agronomie : «Je cherche la réponse des forêts aux changements climatiques»

Le parcours scolaire de Sylvain avant de devenir chercheur en agronomie

Bac S au lycée Jean-Baptiste de Baudre (Agens, Lot-et-Garonne), en 1995

"Je me suis orienté vers la biologie par intérêt pour la matière et spécialement pour les plantes. Une passion née dès mon enfance : mon père, agriculteur, faisait de la polyculture."

 

DEUG de biologie, puis licence en biologie des organismes (dominante Ecologie)

"Après un premier cycle très général basé sur les maths, la physique et la biologie, c’est au cours de cette année de licence à l'université de Bordeaux que j’ai commencé à me spécialiser vers l’écologie, via des modules plus spécifiques :

  • Physiologie végétale (fonctionnement d’une plante, c’est-à-dire flux de carbone, photosynthèse et flux d’eau ou transpiration) 
  • et Ecologie (dynamique des écosystèmes : comment les espèces interagissent entre elles et avec le milieu)."

 

Master à l’INAPG (Institut national de la Recherche agronomique Paris-Grignon)

"Un master particulièrement coté (350 demandes et 33 retenus), spécialisé en écologie végétale. Un diplôme pluri établissements : les cours s’étalaient entre Paris Sud, Jussieu, l’INPAG et l’ENS (Ecole normale supérieure). A leur tête, des professeurs de grand renom. Les modules d’apprentissage recouvraient deux grandes tendances :

  • Ecologie fonctionnelle (étude des flux de carbone et d’eau qui sortent de la plante ou de l’écosystème) 
  • et Ecologie évolutive (dynamique et évolution des espèces). 

Durant ce Master, j’ai effectué deux stages. Un de trois mois en M1 et un de sept mois en M2. Le premier stage se tenait à l’INRA de Bordeaux. J’y ai étudié la respiration du sol, via la mesure du taux de CO2 qui émanait du sol. Mais cette thématique ne m’a pas passionné.

J’ai effectué mon stage de M2 dans le même laboratoire, mais cette fois j’ai travaillé sur le fonctionnement et la modélisation de la photosynthèse de la plante."

➜ A voir : Métiers et formations de la Culture agricole

 

Thèse en biologie fonctionnelle (2000 à 2004)

"Au sortir du M2, j’ai obtenu le financement d’une bourse de thèse sur Bordeaux, afin de poursuivre mon sujet de M2. J’officiais dans le laboratoire d’écologie physiologique végétale, une structure INRA qui s’appelle aujourd’hui UMR Ephyse (Physique de l’environnement et écologie fonctionnelle). Je travaillais sur l’effet de l’âge sur la croissance des forêts, pour voir comment et pourquoi celles-ci poussent de moins en moins vite en vieillissant. L’effet est lié à l’architecture hydraulique de la plante (plus elle est grande, plus elle a du mal à amener l’eau jusqu’à son sommet, ce qui l’amène à ralentir son fonctionnement).

J’ai passé ces trois ans et demi dans des échafaudages, perché à 30 mètres de haut sur les cimes des arbres, à faire des mesures, que je ramenais ensuite au labo pour les étudier ! J’ai obtenu ma thèse en juin 2004, avec les félicitations du jury."

 

Post-doctorat

"Après ma thèse, j’ai effectué un post-doctorat, en tant que jeune chercheur contractuel, dans une autre UMR de Bordeaux, celle où je me trouve à l’heure actuelle, Biogeco (Biodiversité, Gênes et Communautés). Mon champ d’études, cette fois ? L’écologie évolutive.

Pendant un an, j’ai travaillé sur l’adaptation des forêts pyrénéennes aux changements climatiques. J’ai effectué ma seconde année de post-doc' à l’université du Montana aux Etats-Unis. Ma mission ? Essayer d’expliquer pourquoi, au-dessus de 3000 m d’altitude, on ne trouve plus d’arbres."

 

Enseignant-chercheur à l’université de Bordeaux

"J’y ai obtenu un poste de maître de conférences, que j’ai occupé de janvier 2006 à mars 2011."

 

Les missions actuelles de Sylvain en tant que chercheur en agronomie

Depuis 2011 : directeur de recherche à l’INRA

"En décembre 2010, j’ai passé avec succès le concours pour intégrer l’INRA, le 2ème institut de recherches au monde. Je suis passé chercheur à temps plein, tout en restant dans le même labo. Mon thème de recherche est toujours la réponse des forêts aux changements climatiques (migration des arbres vers le nord ou dépérissement, sécheresse…).

Je ne fais plus les relevés : comme je gère un laboratoire d’une quinzaine de personnes, plus du tout le temps d’aller sur le terrain ! Entre 2008 et 2011, je faisais plus de 20 déplacements internationaux par an (colloques, conférences, projets en petits comités…). Pas évident à conjuguer avec une vie de famille !

Aujourd’hui, je limite mes déplacements au minimum, sauf quelques missions ponctuelles comme celle que je fais actuellement en Australie pendant deux mois, pour un travail en collaboration avec des collègues australiens."

 

Les qualités nécessaires à un bon chercheur en agronomie

"Déjà, il faut aimer les plantes et leur fonctionnement. Au vu de l’intensité du rythme de travail – il n’est pas rare de passer une partie de la nuit à plancher sur un projet à boucler – mieux vaut être passionné par ce qu’on fait.

Constance et patience s’imposent face à des travaux de très longue haleine : jusqu’à 5 à 8 ans.

Le chercheur en agro a également besoin d’un excellent esprit de synthèse pour faire le tri parmi les milliers de mesures qu’il récolte.

Je dirais qu’un bon background en physique, mais aussi un vrai sens du bricolage, sont de réels atouts, car nous sommes en permanence amenés à construire des prototypes d’appareils pour travailler sur les plantes."

➜ A voir aussi : Métiers et formations de la forêt