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Pierre, technicien en insémination : « Il fau...

Pierre, technicien en insémination : « Il faut être patient, autonome et avoir le sens du contact »

A 22 ans, Pierre est technicien en insémination. Titulaire d’un BTSA Analyse et conduite des conduites d’exploitation (ACSE), il nous raconte son parcours, de ses études à son poste actuel.

Publié le 16 Mai 2017 à 17h37 | | 0 avis

Pierre, technicien en insémination : « Il faut être patient, autonome et avoir le sens du contact »

Le parcours scolaire de Pierre avant de devenir technicien en insémination

Bac S au lycée Bernart de Ventadour (Ussel, Corrèze) en 2013

"J’avais échoué au bac une première fois, et c’est lors de cette 2ème Terminale que la conseillère d’orientation m’a présenté le fameux BTSA ACSE, qui m’a tout de suite attiré. Peut-être parce que mon père est agriculteur…"

BTSA ACSE (Lycée Louis Pasteur à Marmilhat (Puy-de-Dôme), de 2013 à 2015

"Dans ce diplôme de technicien supérieur, en deux ans après le bac, on apprend la gestion globale d’une exploitation agricole (comptabilité, gestion, zootechnie, agronomie, agriculture…). C’est la zootechnie qui m’a le plus plu (tout ce qui touche à l’animal : sanitaire, maladie, reproduction, alimentation..)."

"Au cours du cursus, nous avions 16 semaines de stage, décomposées en 3 phases. D’abord, trois semaines au Sommet de l’élevage, une sorte de mini Salon de l’agriculture qui se déroule à Cournon-d’Auvergne, en 2013 et 2014. Notre mission ? Monter toutes les stalles pour accueillir les animaux, leur amener la nourriture et nettoyer derrière. J’ai aussi effectué 12 semaines au GAEC Clavel, dans le Cantal, une exploitation en Salers. Plus une en cabinet vétérinaire, pendant l’été : il s’agissait surtout d’observation, mais je me suis également initié aux contentions d’animaux pour des diagnostics."

➜ Voir aussi : Les métiers et formations dans l'élevage d'animaux

 

Depuis juillet 2015 : technicien en insémination à Aurillac (Cantal)

"Dès la fin du BTSA, j’ai adressé des candidatures à des coopératives agricoles pour être inséminateur, un secteur qui recrute beaucoup et qui m’attirait car j’adore la génétique et travailler avec les animaux. Le rôle relationnel et de conseil avec l’éleveur me plaisait bien aussi. J’ai candidaté le jeudi, ai été contacté pour un entretien d’embauche dès le lundi… et j’étais embauché le jeudi d’après !"

"Je travaille actuellement pour la coopérative des éleveurs du Pays Vert, un organisme agricole dont le siège social est à Aurillac. Je suis d’abord en CDD pendant un an, jusqu’en juillet 2016, avant sans doute, d’être confirmé en CDI.
J’ai une licence uniquement pour les bovins (vaches laitières ou allaitantes). Après avoir relevé les messages des exploitants sur ma boîte vocale, j’attaque généralement ma tournée à 5 h et demi. J’ai un secteur géographique déterminé, je fais entre 300 et 400 km par jour."

"Je pars chez l’éleveur et je vois avec lui ce qu’il souhaite. Soit il connaît déjà le taureau, soit c’est moi qui le choisit avec lui sur catalogue, selon les critères qu’il souhaite améliorer pour ses vaches (composition et quantité de lait, morphologie, développement musculaire ou squelettique, croissance…). Les spermatozoïdes sont stockés en paillettes de 0,25 ml, dans une cuve d’azote à moins 196 degrés que je transporte partout avec moi. Dans ma cuve j’ai des milliers de doses, tous d’animaux sélectionnés par notre coopérative. La plupart du temps, on insémine juste la vache, on remplace le taureau. Une fois le taureau choisi, je décongèle ma paillette dans de l’eau à 37 degrés, je la place dans un mini pistolet et je pars à la rencontre de l’animal. Malgré la contention, il y a un réel risque de se prendre des coups de pied : je me suis déjà fait attraper le genou ! Je peux parfois aussi être amené à récupérer la semence, via des vagins artificiels montés sur une vache, après avoir mis le taureau artificiellement en chaleur."

"Sur une journée, je fais 15 à 20 exploitations – généralement deux ou trois animaux à la fois, à raison d’un quart d’heure par vache. Je suis aussi amené à réaliser des échographies, à mettre les vaches artificiellement en chaleur par des synchronisations (hormones placées dans le vagin de l’animal)."

➜ Voir aussi : Témoignage de Jean-Baptiste, éleveur bovin

 

Les qualités nécessaires pour être un bon technicien d’insémination ?

"Il ne faut pas avoir peur des animaux. Il faut être patient, autonome, avoir le sens du contact. Une grande méticulosité s’impose : on travaille avec du vivant et l’outil de production d’une autre personne. Or, si on perce une corne utérine, il y a risque de mort pour le bovin. Mieux vaut être disponible, car en période hivernale, celle des inséminations, on travaille même les week-ends. Mais on récupère l’été, où l’on ne travaille que le matin. Bien entendu, le permis B est indispensable."