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Jean-Baptiste, éleveur : « Il faut être poly...

Jean-Baptiste, éleveur : « Il faut être polyvalent et surtout aimer s'occuper des animaux »

Originaire de la Somme, Jean-Baptiste est aujourd'hui éleveur bovin dans le Territoire de Belfort. À 45 ans, ce diplômé d'un BTS agricole est autant passionné par son travail que par ses vaches.

Publié le 15 Mai 2017 à 17h45 | | 0 avis

Jean-Baptiste, éleveur : « Il faut être polyvalent et surtout aimer s'occuper des animaux »

Le parcours scolaire de Jean-Baptiste avant de devenir éleveur

Bac technologique agricole

"Après une seconde générale, j'ai préparé un Bac technologique agricole option "production céréalière et élevage" au lycée agricole de Flixecourt, dans la Somme."

"J'y ai acquis les bases sur la profession d'agriculteur et sur les méthodes de gestion d'une entreprise agricole. J'ai également effectué un stage d'un mois dans une ferme d'élevage laitier dans la Sarthe, où j'ai beaucoup apprécié le contact avec les animaux."

BTS agricole Analyse, conduite et stratégie de l'entreprise agricole (ACSEA)

"J'ai ensuite intégré la Maison familiale rurale de Rollancourt, dans le Pas-de-Calais, pour y suivre le BTSA ACSEA en alternance. Pendant deux ans, en parallèle des cours, j'ai travaillé 15 jours par mois chez un éleveur de vaches laitières dans le Nord. Même si le système d'alternance peut paraître moins poussé qu'une formation purement théorique, au final nous passons le même examen que les autres. En plus, nous connaissons mieux le terrain et les réalités du métier. Cela permet de s'adapter plus facilement aux différentes situations professionnelles."

➜ Voir aussi : Témoignage de Jean-Pierre, ingénieur forestier

 

Les Expériences professionnelles de Jean-Baptiste, éleveur

Coopérative laitière à Amiens (Somme)

"Pendant les trois années qui ont suivi l'obtention de mon diplôme, j'ai travaillé dans une coopérative laitière près de chez mes parents. J'exerçais les fonctions de magasinier et de responsable des commandes et des approvisionnements. Le rythme était assez soutenu et le travail fatigant, mais j'ai pu voir le côté gestionnaire du métier d'éleveur. J'ai aussi mis de côté suffisamment d'argent en vue de racheter une exploitation."

Exploitation d'élevage bovin à Morvillars (Territoire de Belfort)

"En 1998, après avoir rencontré ma future femme, j'ai quitté la Picardie pour reprendre avec elle l'exploitation bovine de ses parents dans le Territoire de Belfort, en Franche-Comté. Nous élevons un troupeau de 175 charolaises, essentiellement pour la production de viande, mais aussi d'un peu de lait (50 000 litres par an). Je travaille avec ma femme sous le statut de Groupement agricole d'exploitation en commun (GAEC). Nous avons deux salariés à temps partiel et faisons régulièrement appel à des saisonniers."

➜ À Lire : Les métiers et formations dans l'exploitation forestière

 

Mes missions au quotidien en tant qu'éleveur

"Le métier d'éleveur est très prenant, mais c'est moins contraignant quand on travaille dans un environnement familial. Comme je suis associé avec ma femme, nous pouvons nous relayer plus efficacement entre les tâches liées à l'élevage et celles liées à la maison. Une journée-type commence à 8h pour se terminer à 18h, mais il n'est pas rare de commencer à l'aube pour s'occuper d'une bête ou de terminer très tard pour boucler un dossier de demande de subvention par exemple."

"En général, nous travaillons 5 jours sur 7 grâce à une bonne organisation avec nos salariés. Le travail d'élevage est très intéressant, assez technique et complexe. Chaque année, nous tirons des enseignements des expériences précédentes. Une grande partie de nos journées sont dédiées à la surveillance du troupeau, à l'alimentation et au soin des bêtes, au nettoyage des logettes (abris individuels pour les vaches), à la reproduction et aux tâches administratives. Il faut être polyvalent et surtout aimer s'occuper des animaux.

La concurrence des grandes exploitations réduit nos marges et notre droit à l'erreur. Nous devons régulièrement investir dans du matériel neuf et de nouveaux équipements pour améliorer notre rentabilité. C'est difficile car notre activité dépend des lois et des mesures qui sont adoptées à l'échelle européenne. On ne sait pas de quoi sera fait demain. Mais personnellement, je tire une grande fierté d'élever des vaches de race charolaise, qui reste pour moi synonyme d'un certain prestige."