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Laurent : Biologiste en environnement (témoign...

Laurent : Biologiste en environnement (témoignage)

A 47 ans, Laurent Philippot est responsable du pôle EcolDur (Écologie des communautés et durabilité systèmes agricoles), qui étudie les écosystèmes agricoles pour concevoir des systèmes de production durables, au sein de l’unité Agro écologie de l’INRA (Institut national de la recherche agronomique) de Dijon.

Publié le 16 Novembre 2017 à 17h16 | | 0 avis

Laurent : Biologiste en environnement (témoignage)

Le parcours universitaire de Laurent avant de devenir biologiste en environnement

Bac S au lycée Saint Thomas d’Aquin à Lyon (1987) puis DEUG – Licence – Maîtrise – DEA et doctorat de biologie à l’Université Claude Bernard (Lyon), de 1988 à 1997

"J’avais commencé par m’orienter vers la fac de pharmacie, car je voulais faire de la recherche en lien avec la botanique, ma passion première. Mais je me suis heurté à la barrière du numerus clausus et suis entré en équivalence en 2ème année de DEUG en filière biologie. Mais je ne regrette pas ce détour, qui m’a donné de très bonnes bases pour la suite : en « pharma », le niveau, nettement supérieur, m’avait permis de prendre quelque peu d’avance sur le programme !"

"Après mon DEUG de biologie générale, j’ai poursuivi en licence en biologie des organismes (au menu : physiologie et écologie animale et végétale, chimie organique…), puis en maîtrise en biologie des organismes et des populations. Ma première expérience de recherche en laboratoire, je l’ai connue en DEA (NDRL : l’ancien Master recherche). A ce stade, des cours magistraux beaucoup plus rares, mais de nombreuses interventions de chercheurs (lectures) et un projet de recherche à mener. Pour ma part, j’ai commencé à cette date à me pencher sur le thème qui aura orienté toute ma carrière jusqu’ici. Je travaille sur les bactéries impliquées dans le cycle d'un élément essentiel à la vie : l'azote. Plus précisément, l'objectif de mes recherches est de mieux comprendre les mécanismes de transformation de l'azote dans le sol, pour une meilleure gestion des fertilisants azotes et une agriculture durable. En effet, les bactéries « nitrifiantes » transforment l’ammonium en nitrates dans le sol, par opposition aux bactéries « dénitrifiantes » qui transforment le nitrate en gaz, conduisant à des pertes de fertilisants dommageables pour l’agriculteur et à l’émission de protoxyde d’azote, un important gaz à effet de serre impliqué dans la destruction de la couche d’ozone. "

Printemps 1997 : doctorat en écologie microbienne.

"Suite à ma réussite au concours de chargé de recherche à l’INRA, j’ai rejoint l’unité Microbiologie des sols de l’INRA de Dijon. Mais l’expérience internationale me manquait : je suis donc parti aux Etats-Unis en 2001, pour une mission longue durée d’un an au Georgia Institute of Technology, School of Biology, à Atlanta. Une année qui m’a apporté un surcroît d’ouverture d’esprit, de prise de recul et de maturité."

 

Depuis 2003 : Chef de l’équipe Écologie microbienne fonctionnelle pour la gestion des intrants (fertilisants, herbicides, pesticides) au sein du pôle EcolDur

"Ce pôle est une très grosse unité de plus de 300 personnes, dont une centaine de chercheurs. Son objectif ? Comprendre les mécanismes de transformations biologiques des fertilisants azotés et des pesticides dans les sols agricoles, afin de limiter leurs impacts sur l’environnement. Depuis 2012, l’unité, désormais appelée Agro écologie, vise à chercher des moyens de développer une agriculture durable qui permette une production en quantité et en qualité en phase avec les besoins alimentaires, tout en respectant l’environnement. "

"En sus de mes recherches, je suis éditeur d’une revue scientifique multidisciplinaire en éco microbiologie et je publie régulièrement dans des publications spécialisées (toutes en anglais, notre langue de travail). J’effectue aussi des communications et des travaux d’expertise scientifique aux quatre coins du monde, au travers de nombreux congrès et séminaires, et j’encadre des étudiants en thèse."

 

Les qualités nécessaires pour être biologiste en environnement ?

"Il faut aimer tout ce qui est vivant, la nature, la botanique. Sans passion, on ne tiendrait pas longtemps, car on ne fait pas ce travail pour l’argent, et il ne faut pas compter ses heures ! En tant que chercheur, rigueur, esprit d’analyse et curiosité s’imposent."