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François : météorologiste à Météo France (Témoignage)

A 36 ans, François Gourand est prévisionniste à Météo France. Diplômé de l’Ecole nationale de météorologie de Toulouse, il nous raconte son parcours, de ses études à son poste actuel.

Publié le 16 Novembre 2017 à 17h03 | | 0 avis

François : météorologiste à Météo France (Témoignage)

La formation de François pour devenir métérologiste

Bac S au lycée Louis Le Grand, à Paris (1997).

"A l’époque, ma passion c’était plutôt l’informatique : je souhaitais devenir programmeur ou développeur."

Classe préparatoire Maths sup – maths spé au Lycée Stanislas, Paris (1997-2000).

"Trois années très intensives, avec 35 heures de cours par semaine et quasiment autant de travail à la maison. Au programme : des maths à haute dose, de la physique-chimie, un peu de français et de langues vivantes aussi… Une seule obsession : les concours d’intégration des écoles d’ingénieurs, en fin de 2ème année. J’ai fait trois années de prépa au lieu de deux, car j’ai raté de peu la première fois l’école d’informatique que je visais, l’ENSIMAG. Du coup, je l’ai décrochée haut la main l’année d’après !"

ENSIMAG (Ecole nationale d’informatique et de mathématiques appliquées), Grenoble (2000-2003).

"Au programme de ces trois années, de l’informatique mais version maths appliquées, très théoriques. Pas assez pratique à mon goût, moi qui ne rêvais que de développer. Une passion que j’ai toutefois pu pratiquer, en joignant l’utile à l’agréable, lors d’un stage dans une start-up de Californie, dans la Silicon Valley, au cours de l’été 2001. L’été suivant, j’ai effectué mon stage chez Apple France. " "J’ai toujours aimé regarder les nuages, le ciel, la température. Une fois mon diplôme en poche, j’ai souhaité m’orienter vers un domaine complètement différent : la météo. Un bon moyen d’allier mon goût pour les chiffres et pour l’environnement.. J’ai décidé de préparer le concours de l’ENM, à Toulouse. Je visais l’intégration parallèle en 2ème année, mais pour cela il me fallait un master."

Master en mathématiques appliquées à l’Université Pierre et Marie Curie, à Paris (2004).

"Un diplôme de niveau bac+4 passé en candidat libre. Mais j’ai échoué aux épreuves d’entrée à l’ENM la première année. Afin de préparer mon 2ème passage, j’ai occupé l’année suivante en m’inscrivant en DEA (ex Master recherche) Océan, Atmosphère, Climat et Observations Spatiales (toujours à l’UPMC) : un diplôme dont certaines matières recouvrent les épreuves du concours, mais que je n’ai pas validé. Une stratégie gagnante : j’ai été reçu largement lors de ma seconde tentative."

Ecole nationale de la météorologie, Toulouse (2005-2007).

"Durant ces deux années, j’ai étudié en profondeur les techniques de prévision météo (mécanismes de dynamisme de l’atmosphère, circulation générale de l’air à la surface du globe, interprétation des modèles de prévision météo développés par Météo France pour en extraire un scénario de prévisions concrètes…). Temps fort de ce cursus : mon stage d’application de fin d’études, effectué à l’université Alaska Fairbanks (UAF), entre janvier et juin 2007. Objectif ? Modéliser la température dans le grand Nord. Au menu, avant tout un lourd travail de simulations informatiques. Mais, avec des journées de deux heures en hiver et une température de moins 40, le dépaysement était tout de même garanti !"

 

Depuis 2007 : ingénieur des travaux de la météorologie

Mi 2007- fin 2008 : au service Marketing de Météo France.

"A la sortie de l’école, j’ai opté pour un poste dans ce service, qui développe des offres sur mesure pour des publics de professionnels ciblés. Pour ma part, j’ai travaillé sur des offres à l’attention des agriculteurs."

Mission en Antarctique (2009).

"L’un de mes grands rêves depuis mon entrée chez Météo France ! Après avoir réussi toute une batterie de tests médicaux et psychologiques, j’ai passé 13 mois inoubliables sur la base Dumont d’Urville, en Terre-Adélie. Une mission plus proche du terrain que mon précédent stage. Afin d’étudier l’humidité et le vent en milieu polaire, nous lâchions quotidiennement des ballons de radio sondages. Nous étions une équipe de 26, dont 3 météorologues, à avoir passé l’hiver là-bas, totalement coupés du monde entre fin février et fin octobre. "

Année de mise en disposition (2010)

"A mon retour, je souhaitais enseigner à l’ENM, et me suis mis en disponibilités en attendant qu’un poste se libère. Cela aurait dû être rapide, mais finalement ça a pris un an. Cela s’est soldé par quelques mois de repos, financés par l’argent mis de côté suite à ma mission en Antarctique, grâce à l’effet conjugué de la prime d’éloignement et de l’absence de frais sur place."

Depuis 2011 : prévisionniste à Météo France à Paris.

"Ce premier choix d’enseignement ayant finalement été refusé, je me suis replié sur mon deuxième choix. Depuis cinq ans, je suis spécialisé dans la prévision pour les médias : nous dessinons des cartes ensuite utilisées dans les journaux télévisés, notamment par TF1, notre client le plus connu. Nous briefons les présentateurs météo qui, en général, n’ont pas de formation de météorologues. Nous réalisons aussi les bulletins vidéo diffusés sur le site de Météo France, ainsi que des prévisions pour la RTBF (radio télévision belge) et pour TV5 Monde. Mon quotidien ? Analyser et interpréter des images satellites derrière un ordinateur. J’aime ce métier, qui me donne l’impression d’avoir une vraie utilité sociale. Notre expertise permet de sensibiliser à des risques imminents (aléa climatique) ou à plus long terme (le réchauffement climatique, par exemple)."

 

Les qualités nécessaires pour exercer ce métier ?

"Il faut avoir un esprit scientifique, mais aussi cultiver une vraie sensibilité à l’environnement. Rigueur et sens de l’intérêt général s’imposent pour transmettre une information de qualité au public. Il faut aussi savoir travailler en équipe, a fortiori dans les cas d’expatriation sur une base isolée !"