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Rencontrez Enora : de l'ambition grandes école...

Rencontrez Enora : de l'ambition grandes écoles à l'expérience start-up

Enora a un parcours classique et inspirant : après un bac et une entrée en école de commerce, elle cherche à monter rapidement en compétences, pour avoir un profil attractif sur le marché du travail.

Publié le 19 Octobre 2017 à 14h30 | | 0 avis

Rencontrez Enora : de l'ambition grandes écoles à l'expérience start-up

L’option russe au Bac laissait présager une motivation particulière. Enora Salaün (prononcé Salin) est alors une jeune lycéenne qui ne sait pas trop vers quelle voie se tourner : « l’éco me plaisait, mais savoir ce que je voulais faire à terme ? Pas possible ! ». La période du lycée n’est jamais un exemple de clarté dans l’esprit des jeunes adultes, qui ne savent déjà pas ce qu’ils veulent faire de leurs week-ends. Enora est alors dans le même cas. Après le Bac, c’est assez logiquement qu’Enora se tourne vers une prépa, celle de l’ENS Cachan, en double cursus. Ses envies de découvrir et de s’ouvrir au monde sont son carburant. Continuer le russe est alors important, et l’échange culturel réalisé entre temps ne la fera pas changer d’avis. Son mot d’ordre ? S’affranchir des prédispositions.

 

« Je n’ai jamais écouté les conseillers d’orientation, qui enferment dans des cases. »

Mais l’enrichissement humain, aussi noble soit-il, n’est pas vraiment suffisant. Comme pour chacun d’entre nous, de manière plus ou moins avouée, l’aspect économique entre en ligne de compte. Et ce n’est pas une fille d’ouvriers qui vous dira le contraire. « Les perspectives à long terme sont importantes, du coup le commerce était un choix intéressant ».

Voilà Enora partie pour les concours, dont celui passerelle pour l’admissibilité, avant de passer des oraux dans chaque école. Plusieurs possibilités vont alors s’offrir à elle, qu’elle va devoir hiérarchiser. Pragmatique, elle prendra bien sûr en compte le prix du diplôme, pour lequel elle fera un prêt. Le coût de la ville et le ressenti lors des oraux viendront compléter les critères.

Enora est dans l’obligation de compter ses dépenses, dans une situation ou sa période de concours l’oblige à faire un premier prêt, de 1000 euros, pour les déplacements et le paiement de la participation aux épreuves. Durant une semaine, elle devra alors tout faire pour être admissible à toutes les écoles, avant de faire un choix. «Le tour de France quoi ! C’était ma responsabilité d’amortir mes dépenses ». Une étudiante responsable s’il en est.

Après ce périple, l’EM Normandie sera son choix définitif. Le « bon feeling », le campus ou encore la ville, le Havre, seront les éléments déterminants. « Une vraie culture école de commerce, un esprit familial, un certain sentiment d’appartenance et une ville ni trop grande, ni trop petite. »

Rentrée en L3, son diplôme restera général jusqu’en master 1, pendant lequel elle ira passer un semestre à Grenade, dans le sud de l’Espagne. « Ca m’a donné envie de voir les pays du nord, il fait trop chaud dans le sud ! » ironise-t-elle, en expliquant que ce voyage fut une expérience unique. Comme toujours, la logique des coûts entre en ligne de compte. Là-bas, Enora devra compter sur sa bourse Erasmus et celle de son département.

 

« Les différentes aides, il faut bien aller les chercher. Personne n’ira les réclamer pour vous ! »

Après ce voyage enrichissant, Enora a une année de césure à préparer. Elle doit enchaîner 2 stages de 6 mois avant de faire son M2. Au départ, elle s’essaie aux candidatures dans les grandes entreprises, Printemps ou Séphora, sans vraiment avoir de retour. Les start-up lui donnent plus de réponses, et l’une d’entre elle sera alors son choix définitif.

Cette start-up, c’est la plateforme de recrutement ProvideUP. « Je cherchais une start-up pour pouvoir toucher à tout, comme durant mon expérience en association ». Management, communication, événement ou relation client, cette expérience fournit à Enora le dynamisme dont elle avait besoin.

Même si l’environnement start-up n’est pas tout rose, avec notamment des rapports hiérarchiques plutôt flous et un environnement parfois instable, il laisse beaucoup de place à l’initiative. Cette initiative libérée, c’est aussi la garantie d’une montée en compétences rapide, à faire valoir pour ses prochaines recherches. S’il y a bien une constante chez Enora, c’est sa persévérance pour préparer son avenir. Et quand on est étudiant, le travail est l’outil n°1.