Les Dossiers du Mois :

Secteur du numérique : Pari gagnant ?

Plongez-vous dans le monde du digital !

➜ Voir le dossier

 

Tout savoir sur le double-diplôme

Obtenez 1 diplôme français + 1 diplôme international !

➜ Voir le dossier

 

Ingénieur au féminin

Comment devenir une femme scientifique ?

➜ Voir le dossier

 

Comment survivre en prépa ?

Toutes les clés pour réussir sa CPGE !

➜ Voir le dossier

 

Réussir et obtenir son code de la route sur Codedelaroute.fr

 

Nicolas, fondateur de la start-up cosmetics-united

Nicolas, fondateur de la start-up cosmetics-united

Nicolas Galliot est le fondateur de cosmetics-united, un site de e-commerce consacré aux produits de beauté et de cosmétiques. Pour digiSchool, il revient sur son parcours et surtout sur son aventure de start-uper. Pour l'anecdote, le slogan "Prends soin de toi" de Garnier, c'est lui ! 

19 Février 2015 à 14h51 | | 0 avis

Nicolas, fondateur de la start-up cosmetics-united

Nicolas est diplômé d’une Ecole d’ingénieurs chimiste de Lyon. Il a ensuite travaillé dans le packaging cosmétique auprès de grands groupes pour la France et l’Europe (Chanel, Dior, L’Oréal, Yves-Rocher). A 40 ans, Nicolas est alors Directeur Commercial pour la France mais décide de reprendre ses études. Il intègre alors un Master spécialisé dans la création d’entreprise à l’EM Lyon et lance dans la foulée son activité e-commerce.

 

Comment êtes-vous arrivé dans le web et dans le secteur des cosmétiques ?

Une partie de ma famille travaillait déjà dans le web, mais dans le domaine de la musique. Avec 20 ans d’expérience dans les cosmétiques cela m’a paru naturel de lancer mon activité e-commerce dans ce domaine. J’ai pu utiliser mon réseau d’anciens clients, qui ont accepté de devenir mes fournisseurs, et j’ai emprunté 28 000 euros pour démarrer mon activité, acheter la solution technique et mes premiers stocks.

J’ai donc crée mon entreprise Cosmetics-united avec un site web (tonlook.com) sur lequel je vendais des produits pour les jeunes.

► Inspire-toi d’autres témoignages de jeunes qui ont réussi dans le secteur du numérique

 

Racontez-nous l’anecdote de votre slogan « Prends soin de toi »

Alors au départ je vendais des cosmétiques via mon site tonlook.com dont le slogan était « Prends soin de toi ». J’ai déposé ce slogan à l’INPI pour 225 euros. Quelques temps après j’ai reçu un coup de téléphone d’un cabinet lyonnais dont un de leurs clients souhaitait racheter mon slogan pour 5 000 euros.

Ma stratégie de communication était en grande partie basée sur cette phrase, j’ai alors refusé. J’ai reçu par la suite plusieurs propositions, et vu les sommes proposées j’ai compris qu’il s’agissait d’un grand groupe. Les enchères sont montées jusqu’à près de 100 000 euros. J'ai alors accepté et j'ai vendu « Prends soin de toi » à Garnier (groupe L’Oréal) qui l’a utilisé pendant des années, et notamment pendant la coupe du monde 2006.

C’est grâce à cette somme que j’ai pu me développer sinon je n’existerai surement plus aujourd’hui.

 

Quelle a été l’évolution de votre activité ?

Je me suis très vite rendu compte que tonlook.com ne fonctionnait pas auprès des jeunes. C’est une cible qui cherche des produits pas chers voir gratuits. En fait les seuls clients étaient les quelques parents de mes visiteurs. J’ai donc décidé de racheter un site : maquillageconseils.com pour 7 000€. C’était un site avec énormément de contenus et très bien référencé.

J’ai ensuite intégré une boutique en ligne à ce site. J’avais 1 500 visiteurs par jour ce qui est beaucoup ! Je me suis aperçu que je vendais en grande partie aux professionnels et qu’ils représentaient un marché important donc j’ai créé un autre site, plus professionnel, en utilisant le nom de domaine de mon entreprise : cometics-united.com J’avais donc un site B2C : maquillageconseils.com et un site B2B : cosmetics-united.com

 

Comment a évolué cosmetics-united depuis vos débuts ?

Au départ je me développais bien, je faisais en moyenne 20 à 30% de croissance par an. J’ai effectué deux levées de fonds, une de 20 000 euros et une autre de 100 000 euros qui m’ont permis d’assurer cette croissance. J’ai acheté des locaux beaucoup plus grands ce qui m’a permis d’être bien plus à l’aise et plus efficace puisque j’ai gagné environ 40% de productivité !

On est aujourd’hui 3 personnes alors qu’avant, pour le même travail, j’avais besoin de 5 personnes ! Ensuite la crise économique est arrivée, elle a été beaucoup ressentie dans le secteur des métiers de la Beauté. Aujourd’hui la situation se stabilise et je réalise en moyenne 650 000 euros de chiffre d’affaires par an.

 

Est-il possible de vivre immédiatement de son site ?

Non, dans le e-commerce c’est impossible pour des petits sites ! A moins d’avoir des fonds et de créer son propre produit avec une énorme valeur ajoutée. J’ai démarré avec 28 000 euros, aujourd’hui il m’en faudrait au moins 4 fois plus pour débuter l’activité.

En plus de cela, les « market places » polluent le système et Google vous force la main avec ses Adwords. Il y a de plus en plus de concurrence et il faut se battre en permanence pour être visible. Donc être rentable au point de pouvoir en vivre dès le début est quasi impossible.

 

Comment a évolué le web depuis le début de votre activité ? 

Dans le web il faut toujours avancer, si l’on n’avance pas on recule. La croissance est aussi primordiale. Aujourd’hui il y a deux fois plus de vendeurs sur les « market places » que l’année dernière. La concurrence est de plus en plus forte.

La difficulté c’est de savoir saisir les opportunités. Je me rends compte que je suis passé à côté de certaines occasions, notamment sur des marchés de niche, comme le bio qui a très bien fonctionné, j’ai aussi volontairement évité le marché de la cosmétique Homme et je pense avoir bien fait, le "Time to Market" n’était pas favorable.

L’autre élément important c’est la visibilité. Il y a 10 ans on pouvait se contenter d’avoir un site web comme unique support. Aujourd’hui cela ne suffit plus. Il faut d’autres canaux de visibilité : un magasin, un showroom ou des supports papier, qui viennent appuyer le site.

 

Les métiers du numérique

 

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite lancer son activité dans le web ?

Pour une activité e-commerce il faut :

  • démarrer avec un produit à forte marge pour absorber tous les frais,
  • avoir plateforme technique super stable (Magento, Prestashop…),
  • être multicanal afin de développer d’autres canaux de visibilité,
  • avoir un message clair dès le départ,
  • de ne pas reproduire ce que font déjà les autres et de bien se démarquer,
  • démarrer avec un capital solide,
  • ne pas hésiter à s’appuyer rapidement sur les banques et trouver des investisseurs.

Ces écoles forment aux métiers du numérique :

INSEEC Digital Institute

INSEEC Digital Institute

L’Inseec Digital Institute regroupe les programmes digitaux du groupe INSEEC. Ces différents cursus qui permettent de se spécialiser dans plusieurs métiers et d’être rapidement opérationnel en entreprise, vont de Bac+3 à Bac+ 5.

SUP'Internet

SUP'Internet

SUP’Internet donne la dimension « web » à des talents de toujours. C’est l’école du Web Design, du Web Marketing et des Web Technologies. L’objectif de sa formation : la professionnalisation.

IFOCOP

IFOCOP 

L'IFOCOP est un institut de formation spécialisé dans les métiers du tertiaire qui forme plus de 2 000 stagiaires par an. Il propose plusieurs formations en web et digital : développeur, community manager, webmarketeur...

Donne ton avis !
Ta note :
Rédige ton avis