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Hugo Sedouramane : "Les journalistes de demain ...

Hugo Sedouramane : "Les journalistes de demain seront des datajournalistes"

Hugo Sedouramane a été journaliste pour le Journal du Net avant de rejoindre les équipes du quotidien bi-média l'Opinion. Il nous parle de ses activités...

24 Février 2015 à 18h19 | | 0 avis

Hugo Sedouramane :

Pouvez-vous nous résumer votre parcours ?

Lorsque j'étais étudiant, tant en BTS Communication, en Licence professionnelle ou en Master de science politique à la Sorbonne, j'ai toujours souhaité optimiser mon temps, raison pour laquelle j'ai réalisé de nombreux stages. J'ai ainsi été assistant de direction de communication dans un complexe hôtelier de luxe à Evian, stagiaire dans une agence de communication corporate (TBWA), chargé de mission dans une association, le Club XXIème Siècle ou encore stagiaire dans une agence de communication de crise.

J'ai par ailleurs travaillé quelques temps à mon compte, en conseillant des associations dans leur communication. C'est finalement mon stage de fin d'études, à l'Atelier BNP Paribas, qui m'a ouvert la voie du journalisme. L'exercice qui consistait à démocratiser l'actualité scientifique et technologique m'a ouvert les portes du Journal du Net, où j'ai couvert pendant près de deux ans l'actualité du capital-risque et des start-up. Il y a bientôt un an, ce sont les équipes de l'Opinion qui m'ont appelées pour participer à l'aventure de ce projet hors du commun : un quotidien bi-média.

"Je me suis rendu compte qu'Internet offrait de réelles opportunités en matière de distribution de la connaissance."


Pourquoi avoir choisi le journalisme web ? Qu'est-ce qui vous a attiré dans ce métier ?

Pour être honnête et au regard de mon parcours, je n'en avais pas l'intention. Mon expérience à l'Atelier BNP Paribas fut tant une révélation qu'une opportunité en or. N'ayant pas fait d'école de journalisme et entendant régulièrement que ce secteur est bouché, je me suis rendu compte qu'Internet offrait de réelles opportunités en matière de distribution de la connaissance. C'est un terme pompeux, je le reconnais, mais il traduit une tendance profonde dans la manière dont les gens ont de s'informer. C'est également le cas pour l'éducation et je suis persuadé que notre pays ne se rend pas encore assez compte de ces opportunités.

J'ai donc choisi ce métier parce que je suis parfaitement aligné avec la philosophie d'Internet, et c'est notamment la raison pour laquelle je couvre aujourd'hui l'actualité des nouvelles technologies. Je ne suis pas développeur à mon grand regret, je n'ai pas encore trouvé le courage d'entreprendre mais je me sens utile en informant les internautes sur la manière dont notre monde se transforme. C'est déjà pas mal !

"Sur le web, il faut savoir être bref, pédagogique et adapter le langage à sa cible."


Selon vous, quelles doivent être les qualités d'un bon article sur le web ?

Je lis beaucoup de blogs et de sites d'actualité américains et je trouve les contenus trop longs : les Américains excellent dans les articles d'opinion et en oublient parfois l'analyse. Je pense donc qu'il faut savoir être bref, pédagogique et adapter le langage à sa cible. C'est une qualité qui est finalement propre à tout article.

Sur le Web, il faut penser qu'un internaute tombe souvent sur un article parce qu'il a préalablement réalisé une requête sur Google. C'est un triste fait, mais il faut donc s'avoir être dans l'actualité tout en pensant livrer constamment des réponses à ce qui peut passer par la tête d'un internaute. Mais là n'est pas le plus important : le contenu en ligne a la possibilité et doit être enrichi. Vidéos, tweets, photos, liens... ce n'est pas une option, c'est une nécessité car il faut s'adapter aux besoins. Enfin et surtout : il faut toujours se cogner un peu la tête pour trouver l'angle le plus original, et savoir repérer les bonnes informations qui dans une simple discussion, qui peuvent se transformer en scoop.

"La flexibilité est la première des qualités pour un journaliste, dans la mesure où la flexibilité fait appel à la polyvalence."


Quelles sont les qualités essentielles d'un journaliste web ? Dans quelle mesure se différencie-t-il d'un journaliste papier ?

Elles varient en fonction des rédactions, du positionnement des sites d'actualité. La flexibilité est la première des qualités, dans la mesure où la flexibilité fait appel à la polyvalence. Il faut comprendre comment fonctionne les langages informatiques sans pour autant être développeur afin de manier le contenu avec le plus de précision, et de rapidité.

Il y a des choses simples, comme insérer une vidéo et d'autres plus complexes, comme la gestion des données. Ce n'est pas encore un aspect que je maîtrise, mais je suis persuadé que les journalistes de demain seront des datajournalistes. Rien d'étonnant dans un monde qui déborde de données. Mais ce qui est le plus important, ce sont les rencontres : les rédactions où les journalistes sont constamment devant leur bureau sont des rédactions tristes. Il ne faut pas oublier que le partage du savoir est un attribut humain d'où l'importance du terrain.

"Le contenu en ligne doit être enrichi et proposer l'angle le plus original, tout en donnant à l'internaute les réponses qu'il cherche."


Comment imaginez-vous ce métier dans 10 ans ?

Certains parlent déjà de robotisation du journalisme. Les investissements en machine learning et ce que Google est déjà capable de faire montrent qu'il est possible de fabriquer des articles à partir de donnée brute. Mais je pense que les rédactions où l'humain sera encore présent seront celles qui se différencieront car elles sauront parler à des communautés grâce à des lignes éditoriales fortes. Nous sommes dans un monde où les communautés numériques sont fortes et ce n'est que le début. Comme toute communauté, elles ont besoin de références.

Ces écoles forment aux métiers du numérique :

INSEEC Digital Institute

INSEEC Digital Institute

L’Inseec Digital Institute regroupe les programmes digitaux du groupe INSEEC. Ces différents cursus qui permettent de se spécialiser dans plusieurs métiers et d’être rapidement opérationnel en entreprise, vont de Bac+3 à Bac+ 5.

SUP'Internet

SUP'Internet

SUP’Internet donne la dimension « web » à des talents de toujours. C’est l’école du Web Design, du Web Marketing et des Web Technologies. L’objectif de sa formation : la professionnalisation.

IFOCOP

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L'IFOCOP est un institut de formation spécialisé dans les métiers du tertiaire qui forme plus de 2 000 stagiaires par an. Il propose plusieurs formations en web et digital : développeur, community manager, webmarketeur...

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