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Gilles Babinet : "Le secret pour réussir ? Bos...

Gilles Babinet : "Le secret pour réussir ? Bosser dur avec enthousiasme"

Gilles Babinet a créé sa première entreprise à l'âge de 23 ans. Depuis, il y en a eu beaucoup d'autres... Il revient pour nous sur son parcours.

08 Avril 2014 à 12h43 | | 0 avis

Gilles Babinet :

Tout d'abord, pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

En fait, j'ai eu un parcours scolaire plutôt heurté. J'ai quitté plus ou moins l'école dès 15 ans. A cette époque, je pensais être peu doué pour quoi que ce soit, si ce n'est le sport... Et encore. J'ai passé le bac en candidat libre à 19 ans. A 23 ans, j'ai monté une société d'alpinistes dans le bâtiment, suivie d'autres entreprises. Plus tard, j'ai fondé Musicwave, dans le domaine de la musique sur les mobiles. Enfin, plus récemment, j'ai créé Captain Dash et Eyeka.

"J'ai quitté l'école vers 15 ans. A cette époque, je ne me pensais pas doué pour quoi que ce soit !"


Comment avez-vous fait vos premiers pas dans le secteur du web ? 

Je me suis tournée vers ce secteur assez tôt puisque j'ai monté une webagency en 1995. C'est plutôt tôt, dans la mesure où il y a en avait peu à l'époque. La première personne qui m'a montré Internet, c'est le fondateur de Virtools et avec qui j'étais associé à une époque, Bertrand Duplat. C'était en 1992. Il m'a dit "tu verras, ça va révolutionner le monde !"... et effectivement, il n'avait pas tort. 


Vous êtes "digital champion". En quoi cela consiste ? 

Il y avait un projet de créer des "digital champions" pour chaque pays mais personne n'était nommé en France. Je crois que le gouvernement de Nicolas Sarkozy a estimé qu'il ne pouvait pas nommer de gens pendant l'élection présidentielle. Finalement, c'est Fleur Pellerin qui, en arrivant, a trouvé ce dossier sur son bureau. Comme on s'entendait bien, elle m'a proposé de prendre le "job". C'est surtout un titre honorifique, une sorte de médaille. Le but est d'avoir des actions coordonnées au niveau européen. Une fois par trimestre, nous nous réunissons à Bruxelles au cours d'un Digital Champion Meeting, afin d'échanger sur ce qu'il se passe au niveau digital dans chaque pays.  

"Je pense qu'il est essentiel d'avoir des connaissances en code, même si on n'est pas développeur."


En 2011, vous êtes devenu président du Conseil national du numérique. Quelles étaient les objectifs de ce conseil ?

Le gouvernement a des difficultés à appréhender les enjeux du numérique et, avant la création du CNN, beaucoup de gens se plaignaient que les décisions étaient prises en dépit du bon sens. Il a donc décidé de créer une instance qui pourrait donner son avis sur les lois avant qu'elles ne soient votées. L'objectif du Conseil était donc de l'éclairer sur la politique à l'égard du numérique. Ce qui est intéressant, c'est qu'aujourd'hui, il n'existe plus une loi sans volet numérique. C'est d'autant plus important car cela devient un enjeu assez central.


Quelles étaient vos missions personnelles ? 

D'abord, je l'ai constitué, ce qui m'a pris environ la moitié de mon mandat dans ce Conseil. A partir de là, il a été décidé d'un certain nombre de sujets dont on souhaitait nous-mêmes se saisir. Nous avons énormément travaillé sur la compétitivité et sur l'éducation, sur laquelle le numérique peut avoir un impact positif. 


Vous avez créé plusieurs sociétés. Auriez-vous le secret de l'entreprise qui marche ? 

Non, je ne l'ai pas. Et d'ailleurs, il m'arrive encore de me planter. Je pense que l'important, c'est de bosser dur avec enthousiasme. 

"Même avec l'école 42, la formation dans le domaine du web reste insuffisante."


Selon vous, quelles sont les qualités essentielles aujourd'hui pour travailler dans le web ?

Même si on est pas développeur, je pense que savoir faire du code est une bonne chose. Cela permet de comprendre ce qu'il se passe quand on discute avec un codeur et de comprendre un projet logiciel. Je pense donc sincèrement que savoir coder, c'est important. 


Quel regard portez-vous sur le secteur du web aujourd'hui ? 

C'est un éco-système qui est en train de monter en puissance. Il y a pas mal de facteurs qui y participent : je pense notamment à l'école de Xavier Niel, 42, et, au-delà de ça, à une volonté assez claire des pouvoirs publics à cet égard. Pour autant, je pense qu'il y a encore du travail. Il y encore des faiblesses au niveau structurel, par exemple au niveau du financement et de la formation. Même avec 42, la formation dans ce domaine reste insuffisante. Globalement, le numérique est sous-employé pour optimiser le fonctionnement de l'Etat et des pouvoirs publics. Toutefois, je pense que cela évolue relativement dans le bon sens.

Crédit photo : © ra2 studio - Fotolia.com


Ces écoles forment aux métiers du numérique :

INSEEC Digital Institute

INSEEC Digital Institute

L’Inseec Digital Institute regroupe les programmes digitaux du groupe INSEEC. Ces différents cursus qui permettent de se spécialiser dans plusieurs métiers et d’être rapidement opérationnel en entreprise, vont de Bac+3 à Bac+ 5.

SUP'Internet

SUP'Internet

SUP’Internet donne la dimension « web » à des talents de toujours. C’est l’école du Web Design, du Web Marketing et des Web Technologies. L’objectif de sa formation : la professionnalisation.

IFOCOP

IFOCOP 

L'IFOCOP est un institut de formation spécialisé dans les métiers du tertiaire qui forme plus de 2 000 stagiaires par an. Il propose plusieurs formations en web et digital : développeur, community manager, webmarketeur...

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