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Journée du refus de l'échec scolaire : l'acco...

Journée du refus de l'échec scolaire : l'accompagnement des élèves peut-il changer la donne ?

Le 25 septembre est la journée du refus de l’échec scolaire. L’Afev, l'organisme à l'origine de cette initiative, publie son enquête annuelle, en se penchant cette fois sur l'impact de l'accompagnement des jeunes en difficultés scolaires. Isabelle Guérin, présidente de SPES soutien scolaire à Lyon, apporte à digiSchool son éclairage sur ces chiffres et sur l'accompagnement personnalisé des élèves.

Publié le 25 Septembre 2019 à 09h31 | | 0 avis

Journée du refus de l'échec scolaire : l'accompagnement des élèves peut-il changer la donne ?

L’Afev (Association de la fondation étudiante pour la ville), a instauré depuis 2008 la Journée du refus de l'échec scolaire. Parmi ses actions, l'association a mis en place un accompagnement personnalisé : un bénévole étudiant accompagne deux heures par semaine un élève âgé de 5 à 18 ans. C'est sur cet accompagnement que porte la nouvelle étude de l'Afev, réalisée auprès de 552 enfants et jeunes, du CM1 à la terminale, tous accompagnés par un étudiant bénévole de l’Afev. L’enquête se penche sur la façon dont les élèves ont vécu leur mentorat et dont il a impacté leur quotidien. Et le bilan est positif.

 

Des jeunes volontaires et enthousiasmés par le mentorat

L’enquête montre que 86% des jeunes pris en charge par l'Afev se sont dit contents lorsqu’on leur a proposé de se faire accompagner par un bénévole. 62% disent qu’ils avaient demandé de l’aide avant tout pour faire leurs devoirs, et 60% pour mieux réussir à l’école. L’enquête rappelle en outre que la sphère « hors école » joue un rôle déterminant dans l’acquisition des bons réflexes afin de gérer son travail et de progresser à l’école ou en cours.

« On accueille surtout des jeunes avec de grandes difficultés, de mauvaises notes, et des problèmes de confiance en eux », explique Isabelle Guérin, présidente de l'association SPES soutien scolaire, une association présente à Lyon et Villeurbanne, qui propose un accompagnement personnalisé pour des élèves du CP à la terminale. « Ils ont beaucoup de croyances et de préjugés sur eux-mêmes. » Bien souvent, c'est le travail avec leur bénévole qui va leur redonner confiance en eux.

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Bénévole et élève, une véritable relation de mentorat

L’enquête de l’Afev indique qu’un rapport amical se crée rapidement entre l’élève et l’étudiant bénévole qui l’accompagne. 55% des élèves interrogés par l’Afev considèrent l'étudiant qui les suit comme un ami, et 25% comme un grand frère ou une grande sœur. Isabelle Guérin, quant à elle, préfère rester vigilante sur le rôle du bénévole et de l’élève : « Je suis pour que chacun reste à sa place, dans son rôle. Dans le meilleur des cas, le bénévole devient une sorte de parrain pour l’élève », explique-t-elle. Ainsi, un bénévole de SPES soutien scolaire pourra faire bénéficier l’élève dont il a la charge de son réseau professionnel, si le jeune est en recherche de stage.

Les bénévoles sont également à même de recevoir les confidences de leur élève. Ainsi, l’étude de l’Afev montre que 68% des sondés parleraient à l’étudiant qui les suit de leurs problèmes à l’école, au lycée ou au collège. « Parfois, les élèves peuvent évoquer des sujets familiaux ou personnels avec le bénévole qui les prend en charge, confirme Isabelle Guérin. Quand nous sommes au courant et que la situation l’exige, il nous arrive de passer le relai à des professionnels, par exemple à des psychologues. »

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L’estime de soi renforcée par le soutien scolaire

« Une fois que vous avez quelqu’un qui croit en vous, c’est un véritable levier pour réussir votre parcours ! La confiance en soi, c’est la clé », martèle Isabelle Guérin. En effet, l’étude de l’Afev montre que, soutenus par les bénévoles, les élèves suivis ont une meilleure estime d’eux-mêmes. 81% des élèves interrogés par l’Afev se sentent « mieux dans leur peau » depuis leur rencontre avec l’étudiant. 53% se disent fiers d’avoir été accompagnés quand ils repensent à leur suivi, et 26% disent se sentir « plus forts ».

Ce suivi a un impact direct sur le choix d’orientation des élèves. D'après le sondage de l'Afev, les élèves trouvent grâce à cela de nouvelles perspectives d’orientation et de métiers. 87% disent avoir reçu de l’aide ou des conseils de la part du bénévole qui les suit, et 47% qu’ils ont découvert de nouveau métiers grâce à lui. Enfin, 65% des jeunes interrogés disent que l’étudiant qui les a accompagné leur a donné envie d’aller à l’unversité.

« On constate que les élèves suivis s’interdisent de postuler à des formations, ils ne se considèrent pas capables, donc ils n’en choisissent pas, raconte Isabelle Guérin. De notre côté, on les convainc de cocher la case qu’ils souhaitent sur Parcoursup. Et, alors qu’ils étaient persuadés de ne pas être reçus dans une formation, certains élèves sont surpris du résultat ! Mais je n’irai pas jusqu’à dire que c’est grâce à SPES. L’association contribue à aider les jeunes à construire leur parcours. »