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Classement PISA 2018 : des inégalités de genr...

Classement PISA 2018 : des inégalités de genre et socio-économiques persistent

Attendus tous les trois ans, les résultats de l’enquête PISA (Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves) ont été publiés ce mardi 3 décembre 2019. La France se classe à la 23ème position, gagnant 3 places par rapport au dernier classement en 2015, mais affiche toujours de fortes inégalités. Voici ce qu’il faut retenir du classement PISA 2018.

Publié le 03 Décembre 2019 à 11h55 | | 0 avis

Classement PISA 2018 : des inégalités de genre et socio-économiques persistent

Si tous les yeux se tournent sur les résultats de l'enquête PISA de l’OCDE, c’est parce qu’elle évalue la qualité, l’équité et l’efficacité des systèmes scolaires des pays participants. Pour l’enquête de cette année, 600 000 élèves de 15 ans (dont 6 300 en France), scolarisés dans 79 pays, ont participé aux épreuves en 2018.

Trois matières sont évaluées : les mathématiques, les sciences et la compréhension écrite. Cette dernière était le domaine majeur d’évaluation de l’enquête PISA 2018. Dans le cadre de l’enquête PISA, la compréhension de l’écrit est définie comme la capacité des individus à comprendre l’écrit, c’est-à-dire non seulement comprendre, utiliser et évaluer des textes, réfléchir à leur propos et s’y engager.

Les pays asiatiques sur le podium

Cette année, le haut du classement est occupé entièrement par les pays partenaires asiatiques : Pékin, Shanghai, Jiangsu et Zhejiang représentant la Chine en 1ère position, suivi de Singapour qui perd sa première place occupée au classement 2015. Arrivent ensuite Macao (3ème) et Hong Kong (4ème).
Se classent ensuite dans le top 10 les pays de l’OCDE : l’Estonie à la 5ème place, le Canada à la 6ème place et la Finlande à la 6ème. Suivent ensuite l’Irlande à la 7ème position, la Corée en 8ème et la Pologne à la 9ème place . C’est la Suède qui clôture le top 10 de ce classement PISA 2018. Clique sur l'image pour voir le classement complet.

PISA 2018

 

La France, dans la moyenne des pays de l'OCDE

Classée entre la 20e et la 26e place du classement PISA 2018 en compréhension de l’écrit, et entre la 15e et le 20e rang parmi les pays de l’OCDE, la France fiche un score de 493 points, supérieur à la moyenne de l’OCDE qui se situe à 487 points. Dans notre pays, environ 79% des élèves ont atteint au moins le niveau 2 de l’échelle de compétence PISA, c’est à dire sont capables d'identifier l'idée principale dans un texte de longueur moyenne, de trouver de l'information correspondant à des critères explicites et de réfléchir au fond et à la forme d’un texte (77% en moyenne de l’OCDE). Un niveau comparable à l’Allemagne, la Slovénie, le Portugal, la Belgique et la République tchèque

Tous pays confondus, la France se situe à la 25ème place en mathématiques avec 495 points (moyenne de l’OCDE : 489 points). 79 % des élèves français ont atteint le niveau 2 du test (moyenne OCDE : 76 %) et peuvent interpréter et reconnaître, sans instructions directes, comment une situation peut être représentée mathématiquement.

En sciences, la France se positionne entre les rangs 16 et 23 parmi les pays de l’OCDE avec 493 points (moyenne de l’OCDE : 489 points). Quatre élèves sur cinq ont atteint le niveau 2, et peuvent reconnaître l'explication correcte de phénomènes scientifiques familiers.

➜ À voir aussi : Controle continu, épreuves communes, comment fonctionne le nouveau bac ?

 

Des inégalités persistent

liées au milieu socio-économique

En France, on observe 107 points de différences entre les élèves issus de milieux socio-économiques défavorisés et ceux de milieux favorisés (selon l’indice PISA de statut économique, social et culturel). L’écart moyen de l’OCDE est de 89 points.

Une note associée aux résultats de l’enquête révèle que parmi les élèves ayant de bons résultats dans PISA, un sur cinq ne prévoit pas de faire d’études supérieures quand il vient d’un milieu défavorisé. On apprend aussi qu’un un élève issus de milieu défavorisé n'a qu’une chance sur six de fréquenter le même lycée qu’un élève ayant de très bons résultats (proportion identique à celle observée parmi les pays de l’OCDE). « Si les élèves étaient affectés de manière parfaitement aléatoire dans les établissements cette proportion devrait être d’une sur quatre » peut-on lire dans la note.

liées au genre

En France, les filles obtiennent des résultats de 25 points supérieurs en moyenne aux garçons en compréhension de l’écrit (30 points en moyenne dans les pays de l’OCDE). L’écart de performance en mathématiques entre les filles et les garçons est passé de 10 points en 2009 à 6 points en 2018, et en sciences, les filles et les garçons obtiennent des résultats similaires.

Toujours dans la note associée aux résultats, on apprend qu’avec de bons résultats en mathématiques et en sciences, un garçon sur trois souhaite travailler comme ingénieur ou scientifique alors que seulement une fille sur six s’intéresse à ces carrières. Celles-ci auront plutôt tendance à s’intéresser aux professions liées à la santé (trois sur dix contre un garçon sur huit).

Si un garçon sur deux exprime son manque de confiance en lui, ce sont près de trois filles sur quatre qui déclarent en cas d’échec, avoir « peur de ne pas avoir assez de talent », ou douter de » leurs plans pour l'avenir ».

➜ Dossier : Guide pour partir en séjour linguistique