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Couac d'APB : « Avec une moyenne de 18 en LV1 ...

Couac d'APB : « Avec une moyenne de 18 en LV1 et LV2, je n'ai pas été admise en Licence de Langues »

Interviewée par digiSchool, Philippine Dolbeau, étudiante et jeune entrepreneur, revient sur son « expérience APB » et analyse avec nous les principales évolutions de Parcoursup. Philippine avait été invitée par Emmanuel Macron à participer aux concertations sur la réforme d’APB et avait rédigé un "rapport" présentant les problèmes rencontrés par les Terminales avec la plateforme APB et avait préconisé des solutions concrètes.

Publié le 02 Janvier 2018 à 11h59 | | 0 avis

Couac d'APB : « Avec une moyenne de 18 en LV1 et LV2, je n'ai pas été admise en Licence de Langues »

Philippine n’étudie plus en France depuis septembre 2017. Bachelière L, mention Bien, elle a préféré quitté la France pour poursuivre ses études à l’étranger. La faute aux couacs d’APB ? Aujourd’hui étudiante au sein de l‘Université UCL de Londres, Philippine suit de près les réformes prévues par Le Plan Etudiants et revient avec nous sur les points forts de Parcoursup et les zones d’ombre qui persistent.

 

Malgré une moyenne de 18 en LV1 et LV2, Philippine n’est pas admise en Licence de langues

L’année dernière Philippine était en Terminale L. Bonne élève, elle s’épanouit dans sa filière et mène de front les révisions du baccalauréat et le développement de son projet entrepreneurial, baptisé NewSchool. Puis vient l’heure des choix d’orientation post-bac. Tentée par les études à l’étranger, elle se prévoit tout de même un back-up et s’inscrit sur APB. Philippine renseigne alors 7 Licences de langues dans des universités de la région parisienne, à Nanterre et Cergy notamment. Avec une moyenne générale de 18 en anglais et en espagnol, Philippine choisit ces filières confiante. Enfin, elle finalise son inscription sur la plateforme APB en renseignant en dernier choix un BTS communication.

Lorsque les résultats du premier tour tombent, c’est la douche froide. Tous les choix de Philippine sont en attente. Lors de la deuxième phase de réponses, seul son dernier choix est accepté. Malgré d'excellentes notes en LV1 et LV2 et une mention Bien au Bac, Philippine n’est donc pas admise en Licence de langues. « Le plus difficile à admettre, c’est que j’ai reçu des réponses négatives sans aucune justification ou explication personnalisée. Je n’ai pas compris pourquoi mes vœux d’orientation n’avaient pas été acceptés alors que mon dossier collait parfaitement à la filière. »

La plateforme APB ne lui permet donc que d’intégrer le BTS Communication qu’elle avait renseigné en dernier choix. Sa décision est donc prise : Philippine part étudier à Londres et rejoint un cursus Education Studies au sein de l’université UCL. « En France, c’est l’équivalent de Sciences de l’éducation mais les enseignements dispensés se rapprochent plus de Science Po » explique-t-elle.

➜ Voir aussi : Parcoursup : focus sur les 8 évolutions majeures

 

Les propositions de la lycéenne pour améliorer APB

Cette déception liée à APB, Philippine en parle autour d’elle et se rend vite compte qu’elle n’est pas la seule à ne pas avoir obtenu l’orientation qu’elle désirait. Deux de ses camarades, bacheliers avec mention très bien, se retrouvent également sans formation post-bac. Ensemble, ils décident alors d’envoyer au Gouvernement un rapport sur les failles d’APB comprenant notamment des propositions concrètes pour améliorer le dispositif d’affectation des bacheliers dans l’enseignement supérieur. « Nous souhaitions proposer du concret en partant des expériences que nous avions vécues sur APB : voilà ce qui va, voilà ce qui ne va pas ». Suite à l’envoi de ce rapport, Philippine est invitée par Le Président de la République, Emmanuel Macron, à participer aux concertations sur la réforme d’APB.

Parmi ses préconisations, elle évoque la fin du tirage au sort et l’ajout d’une partie orientation sur la plateforme qui permettrait aux lycéens de bénéficier d’un réel accompagnement dans leurs choix d’orientation post-bac. Aux yeux de la lycéenne, il est également nécessaire de personnaliser le logiciel APB afin de que l’élève sache pourquoi il est en attente, pourquoi son choix est refusé et ce afin de lui permettre d’adapter ses souhaits et de mettre en avant tel ou tel point de son dossier. « La version APB que j’ai connue nous donnait l’impression d’être un numéro au sein d’un algorithme ». Philippine suggère également d’accentuer le rôle du CPE : « Personnellement durant toute ma scolarité au lycée, je n’ai pas vu une seule fois le CPE ou le conseiller d’orientation de mon lycée. Mon professeur principal ne maîtrisait pas assez le logiciel : il m’était impossible de mettre en place une stratégie ».

 

Les évolutions induites par Parcoursup approuvées

Tous ces points soulevés par la lycéenne et ses amis se retrouvent aujourd’hui dans les propositions de Parcoursup. En effet, les suggestions présentées précédemment ne sont pas sans rappeler les évolutions induites par Parcoursup.

➜ Voir aussi : Parcoursup : faut-il avoir peur des attendus ?

Citons notamment le rôle plus important confié au conseil de classe et donc à l’équipe éducative du lycéen, la nomination de deux professeurs principaux permettant d’assurer un accompagnement personnalisé, la fin du tirage au sort ou encore la publication de prérequis informationnels filière par filière visant à donner aux bacheliers plus d'informations sur les formations et leurs débouchés.