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Parcoursup : l'université de Bordeaux-Montaigne accepte tous les postulants

Hélène Velasco-Graciet est une présidente d'université très engagée. Elle le prouve aujourd'hui avec un acte fort: le refus de la sélection sur Parcoursup. L'université qu'elle dirige acceptera tous les lycéens qui postulent.

Publié le 08 Juin 2018 à 16h58 | | 0 avis

Parcoursup : l'université de Bordeaux-Montaigne accepte tous les postulants

La loi ORE a fait couler beaucoup d'encre et a créé un mouvement social qui a touché de nombreuses universités en France ces derniers mois. Le fait que la plateforme Parcoursup pousse à la sélection des bacheliers a beaucoup choqué. Bordeaux-Montaigne a été victime de ces mouvements puisque l'IUT a été bloqué. Le 5 avril, dans un communiqué, la présidente annonce que l'université ne sélectionnera pas les bacheliers.

 

Le refus d'un "tri" inutile à l'entrée de la fac

Le communiqué du 5 avril réaffirme la mission historique de l'université qui est d'offrir la possibilité à tous les bacheliers d'accéder à l'enseignement supérieur. Hélène Velasco-Graciet ne rejette pas en bloc Parcoursup, en effet elle dit dans communiqué datant du 6 mars, que le système "propose de vraies avancées pour accompagner la diversité des publics et leur permettre une meilleure intégration de leur cursus", elle regrette le "tri des lycéens" et la sélection. Elle ne voit pas l'intérêt de faire une sélection dans les filières qui ne sont pas surchargées, et décide de classer tous les postulants ex-aequo. Lorsqu'elle a demandé au ministère si elle pourrait s'en passer, celui-ci s'y est opposé, comme elle l'affirme dans ce même communiqué. Il a déclaré que la plateforme Parcoursup ne le permettait pas, et que l'université devait classer les dossiers même si elle acceptait tout le monde. La présidente n'a pas été convaincue par cet argument, et refusait de demander à ces professeurs de faire des tâches inutiles.

Lorsque la présidente a prévenu le ministre de sa décision, "l'écoute a été favorable", poursuit-elle dans le même communiqué. L'université Bordeaux-Montaigne acceptera donc tous les étudiants qui postulent, il n'y aura pas de réponses "oui, si" ni d'exigences de remise à niveau. Hélène Velasco-Graciet réfutait beaucoup d'aspects de la loi ORE. Face au mouvement étudiant du 18 avril dernier, elle a demandé au gouvernment, avec plusieurs présidents d'universités, des ajustements à celle-ci.

➜ À voir aussi : Parcoursup : des lycéens triés sur le volet

 

Des exceptions à la non-sélection

L'acceptation de tous les étudiants n'est cependant pas totale. Elle ne s'applique pas aux filières sélectives comme les IUT, comme l'on pouvait s'y attendre. Mais elle ne concerne pas non plus les filières qui sont "en tension", c'est-à-dire des filières où il y a trop de postulants et pas assez de places. Hélène Velasco-Graciet fait la liste de ces filières dans le communiqué du 5 avril  : "disciplines artistiques, culture humaniste et scientifique, information et communication, LEA anglais-Coréen, anglais-philosophie, sciences archéologiques". C'est tout le problème de l'université française : soit la génération de jeunes est trop nombreuse à cause du baby-boom, soit les jeunes sont mal orientés, toujours est-il qu'il y a trop d'aspirants étudiants. Il n'y a pas de place pour tout le monde, et les gouvernements comme les établissements universitaires essaient de se débrouiller comme ils peuvent. 

➜ À voir aussi : Jeudi jeune : une manifestation contre Parcoursup

 

Une université rebelle mais studieuse

Si Bordeaux-Montaigne est une université remuante, elle a aussi d'excellents résultats. L'un des arguments qui a mené au vote de la loi ORE et à la mise en place de Parcoursup, c'est l'immense taux d'échec qui existe en première année dans les universités françaises. Il est de 60%, d'après l'interview de Frédérique Vidal, relayée par RTL. Bordeaux-Montaigne est au-dessus de la moyenne nationale car  69,8% des étudiants valident leur L1. Le taux de réussite en Master est de 92%. Peut-être est-ce pour cette raison qu'ils pensent ne pas avoir besoin de sélection ?

Durant les mois d'avril et de mai, certaines universités et UFR ont suivi l'exemple de Bordeaux-Montaigne, et ont refusé toute sélection dans les filières qui ne sont pas en tension, voici une liste :  

  • Université de Rouen
  • Université Lyon 2
  • L'IREST (institut de recherche et d'études supérieures du tourisme) de l'université Paris 1.
  • La faculté de langue de l'université de Strasbourg

➜ À voir aussi : Un bug ferait perdre leurs places aux candidats confirmant leurs voeux depuis l'application mobile

 

Une contestation dans l'université voisine

Moins d'une semaine après le communiqué de Hélène Velasco-Graciet, le 10 avril 2018, 7 des 20 enseignants-chercheurs de la faculté de sociologie de l'université de Bordeaux, l'autre grande université de la ville, ont démissionné de certaines de leurs fonctions. En effet, le président de l'université de Bordeaux, lui, avait accepté le principe de Parcoursup. Plus que n'importe quel autre département, les professeurs de sociologie étaient très engagés dans la lutte anti-Parcoursup : ils ont formé des chaines humaines avec les étudiants et ils ont participé à de nombreuses manifestations.

Ils ont mis les 2 729 candidats à la filière de sociologie ex-aequo, refusant de sélectionner, alors qu'il n'y a que 280 places. Ils ont envoyé un courrier à la présidence de l'université,  demandant plus de moyens et la création de places, afin de pouvoir accueillir tout le monde. La présidente a décidé de nommer une nouvelle commission afin de procéder à une sélection des dossiers. Par protestation, ces professeurs ont démissionné. Il faut tout de même noter que même à Bordeaux-Montaigne, cette filière aurait été désignée comme "en tension", il y aurait donc eu sélection. 

➜ Voir le dossier : Toutes les infos sur Parcoursup !