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Parcoursup : « L'éducation, c'est la base d...

Parcoursup : « L'éducation, c'est la base d'une société »

Le 25 janvier, le groupe Communiste, Républicain, Citoyen et Ecologiste publie un communiqué de presse sur son site internet : « Nous demandons au Conseil d’État la suspension de Parcousup. » Une raison principale : la mise en ligne de la plateforme ferait suite à la publication d’un arrêté ministériel, et non d’une loi. Interrogés sur ce sujet, Anaïs Belouassa, qui coanime les jeunes Insoumis du Rhône, et Jimmy Losfeld, président de la FAGE, nous répondent.

Publié le 01 Février 2018 à 11h00 | | 0 avis

Parcoursup : « L'éducation, c'est la base d'une société »

« Je salue les sénateurs communistes qui ont pris cette initiative », commence Anaïs Belouassa, tout en précisant : « Parcoursup a été mise en ligne avant sa première lecture au sénat, qui se fera le 7 février prochain ». Elle explique ensuite que la seconde lecture du texte de loi s’effectuera aux environs de la mi ou de la fin février. Au contraire, pour Jimmy Losfeld, qui dirige la FAGE, première organisation étudiante de France, affirme : « Il est tout à fait possible de se battre par combats juridiques interposés. Mais le vrai sujet, c’est que l’ancien système a déjà été dénoncé par le Conseil d’État : il est illégal. Si le nouveau système se fait casser à son tour par le conseil d’État, que se passera-t-il alors ? ». Selon lui, la réforme en cours est positive : jusqu’à présent, il y a eu trop de situations de « non réussite ». Même si, au fond, tous deux souhaitent que chaque jeune accède aux formations de son choix.

 

Des opinions divergentes par rapport à Parcoursup

« On ne peut pas dissocier Parcoursup de la réforme dans laquelle cette plateforme s’inscrit : la réforme du plan étudiant présentée le 30 octobre dernier explique le président de la FAGE. Elle vise à faire face aux difficultés que nous avons rencontrées à la rentrée 2017. » Il entend par cela la difficulté de permettre aux jeunes d’accéder à l’enseignement supérieur, tout en obtenant leur diplôme. « Par ailleurs, il va falloir faire face à l’augmentation du nombre d’étudiants en France. Ce qui est une très bonne chose en soit », reconnaît-il. Opinion partagée par l’Insoumise, qui selon elle, les universités n’ont plus le moyen d’accueillir un certain nombre d’étudiants : « Nous donnons accès à 80 % d’une classe d’âge au baccalauréat. Mais aujourd’hui, nous constatons que l’ensemble de l’Enseignement supérieur devient sélectif. Depuis les lois Savary, nous avions un service public de l’Enseignement supérieur : nous devrions ouvrir les portes de l’ascension sociale à tous nos concitoyens ! ».

Malgré un accord de forme, tous deux sont opposés sur bien des sujets. A commencer par la sélection à l’Université. Jimmy Losfeld témoigne : « Contrairement à ce que disent de manière anxiogène d’autres organisations, il n’y a pas de sélection. En tout cas, pas plus qu’il n’y en avait avant. Il y a bien une forme de sélection qui existe toujours aujourd’hui à l’Université, qui est dûe au manque de place. Et elle existe depuis au moins trois ans à cause du tirage au sort ». Anaïs Belouassa rétorque : « Cette mise en place de la réforme applique concrètement la sélection. D’ailleurs, l’algorithme de Parcoursup est très similaire à celui d’APB : il s’agit exactement du même système ». Et l’exemple de la filière STAPS démontre bien le problème.

➜ À voir aussi : Des lycéens triés sur le volet ?

 

L’exemple de la filière STAPS avec Parcoursup

« Nous avons assisté à des Conseils de Formation Universitaires prendre des décisions sur les capacités d’accueil quant aux filières et aux prérequis demandés. Et tout ça dans l’urgence. En STAPS, par exemple, on va demander le BAFA ! », regrette Anaïs Belouassa. Pour elle, une grave sélection sociale s’opère.

Jimmy Losfeld, qui juge aussi difficile l’exemple des STAPS, nuance : « Nous savons qu’il y a eu une annonce de 22 000 places de plus dans toutes les formations. Ce n’est pas assez, mais c’est déjà une bonne chose. Le problème de la filière STAPS, c’est qu’il est compliqué de prévoir l’augmentation démographique dans cette formation. Il y a aussi un effet de mode avec l’arrivée des JO 2024 ». Finalement, il affirme que les étudiants seront acceptés dans une autre filière, s’ils sont refusés en STAPS. « Sinon, s’ils se retrouvent sans rien, ils seront contactés par une Commission Mixte, présidée par le recteur de leur Académie. En fonction du projet d’étude de l’étudiant, elle lui fera une proposition qui prendra en considération son projet d’étude. » Malgré tout, La FAGE a conscience du problème et demande donc plus de places en STAPS. Mais pour cela, il faut de l’argent !

➜ Voir le dossier : Parcoursup

 

Parcoursup : vers plus de moyens financiers ?

Selon Jimmy Losfeld, la question principale reste celle des moyens financiers : « C’est le nerf de la guerre ! ». Même si il reconnaît un certain nombre d’efforts financiers, il explique qu’il faudrait aller encore plus loin : « Si on veut que cette réforme soit un succès pour tous les jeunes, il va falloir que le gouvernement mette l’argent sur la table. Il faut qu’il finance de manière ambitieuse l’Enseignement supérieur, la recherche et l’innovation ».

Anaïs Belouassa demande elle aussi plus de moyens financiers, mais pour changer le système. Il faut, selon elle, « avoir un vrai service public de l’orientation. il faut augmenter le budget de l’éducation sur tous les territoires et accentuer les moyens de pédagogies dans les zones d’éducation prioritaires ». Finalement, avec un soupir, elle termine :« Nelson Mandela disait que l’éducation est la base d’une société ». On ne peut pas le nier !

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