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Parcoursup, accompagnement et orientation : reportage au lycée du Parc

Parcoursup et la réforme du baccalauréat bousculent l'année scolaire des Terminales. Le lycée doit s'adapter, tout comme ses élèves. Comment les deux parties vivent-elles ces changements ? Reportage au lycée du Parc, à Lyon.

Publié le 06 Février 2018 à 16h25 | | 0 avis

Parcoursup, accompagnement et orientation : reportage au lycée du Parc

Une cour intérieure semblable à un petit jardin, des couloirs agrémentés de colonnes, une mélodie qui sonne la fin des cours... le lycée du Parc, dont la renommée est indétrônable, ne manque pas de style. Parcoursup vient d'ouvrir et la réforme du baccalauréat se profile à l'horizon : comment un tel lycée se prépare-t-il à toutes ces nouveautés ?

Le proviseur adjoint, M. Eyraud, nous accueille dans son bureau. Il nous confie alors que la réforme tombe « au bon moment » parce que le tirage au sort, notamment, était tout à fait « contraire à une orientation logique ». Mais il y a un bémol : le calendrier. Tout va se passer très vite, sans forcément laisser le temps aux équipes pédagogiques de s'adapter. Il attend tout de même de voir comment évolue l'intention de départ, qui reste, selon lui, très bonne.

L'éventuelle suppression des classiques filières S, L et ES fait évidemment parler d'elle. Pour M. Eyraud, « il y avait une sorte d'hégémonie de la filière S qui avait un peu tendance à vampiriser les autres séries ». Les majeures et les mineures seraient-elles une alternative efficace pour que les lycéens s'orientent là où ils sont bons ? Pour certains élèves, leur avis sur la question est mitigé : elles permettraient à la fois de s'orienter plus tôt mais aussi de risquer de se tromper et de passer à côté de l'opportunité de découvrir autre chose.

 

Le lycée du Parc face à l'orientation de ses élèves : un mot-clé, l'accompagnement

Au lycée du Parc, le maître-mot est l'accompagnement. En effet, toute l'équipe est particulièrement sensible à ses élèves, à leur bien-être et à leur orientation, qu'il s'agisse de M. Eyraud comme de Mme Marteau, enseignante en physique-chimie et professeur principale des Terminales S SVT.

Karine Marteau Lycée du Parc

Cet accompagnement a commencé il y a déjà un bon bout de temps. Mme Marteau nous explique qu'avant le premier conseil de classe de l'année, elle a commencé à voir ses élèves individuellement. D'un commun accord avec la seconde professeure principale - une enseignante d'allemand –, elle a décidé de se charger plutôt de leur orientation. Elle a donc échangé avec la quasi-totalité des élèves, en privilégiant ceux qui avaient un projet professionnel moins défini, moins précis.

Par la suite, le lycée a fait intervenir des psychologues de l'éducation nationale / conseillers d'orientation, afin de préparer les lycéens à ce qui les attendait. Lors d'un forum, d'anciens élèves sont venus parler de leurs parcours. C'était « la première semaine de l'orientation, un petit peu effilochée malheureusement, au vu des circonstances », précise M. Eyraud. En effet, les informations sont tombées relativement tard.

La deuxième semaine s'est divisée en quatre temps : le salon de l'Étudiant, les deux journées de l'enseignement supérieur (pendant lesquelles les établissements ouvrent leurs portes), la Nuit de l'orientation organisée par la Chambre de Commerce et de l'Industrie. Et, enfin, la matinée « À la découverte des professions », mise en place par le Rotary.

À présent, le rôle de Mme Marteau, c'est d'apprendre à ses élèves à faire une lettre de présentation et un CV. Mais aussi à maîtriser la plateforme Parcoursup, comme elle l'a elle-même appris pendant la formation des enseignants. « Les élèves ont un problème de valorisation. Ils se racontent [...] mais ils ne savent pas encore tirer les conséquences de leurs expériences en ce qui concerne leurs compétences », explique-t-elle.

Qu'en est-il des avis des professeurs et du directeur sur la fiche Avenir ? Mme Marteau précise qu'il faudra « revoir leur posture », pour ne pas pénaliser un élève avec des mots trop tranchés. Pour M. Eyraud, l'avis du chef d'établissement doit être objectif, et surtout réaliste. Sans négliger le dialogue entre l'élève et l'équipe pédagogique du lycée, « on doit à ces élèves la vérité sur leurs chances de réussite ».

Il n'a d'ailleurs aucune intention de les influencer, seulement de leur dire la vérité. Il nous explique que plus de 135 000 places dans l'enseignement supérieur étaient vacantes, fin septembre 2017. C'est pourquoi il mise sur l'information pour faire connaître des filières méconnues, qui présentent des débouchés mais ne reçoivent pas assez de candidatures. De quoi permettre aussi d'alléger certaines formations trop chargées.

➜ Voir le dossier : Parcoursup

 

Le ressenti de trois lycéens face à Parcoursup

Margaux, Thibault et Benjamin, trois élèves de Terminale S SVT du lycée du Parc, entrent dans la salle de classe de physique-chimie. Attablés autour de leur professeure principale, ils s'expriment calmement sur ces nouveautés qui, finalement, les concernent, eux, avant tout.

Margaux, férue de piano et de sport, se lance. Depuis deux ou trois mois seulement, elle sait où elle veut aller après le bac. En PCSI (une prépa Physique Chimie Sciences de l'Ingénieur), toujours au lycée du Parc - qui propose aussi de l'enseignement supérieur -, ou bien à l'INSA ou la Martinière.

Élève dans la même classe, Benjamin se destine depuis un ou deux ans à une prépa scientifique, ou au concours Polytech. Son objectif ? Le génie civil et l'ingénierie. Et pendant son temps libre, il se dépense à la piscine ou sur son vélo.

Interne au lycée du Parc, Thibault n'a pas l'air de vouloir le quitter : comme Margaux, il souhaite entrer en PCSI. Son projet est de devenir pilote, en intégrant l'École de l'air. Et ça fait bien trois ou quatre ans qu'il y pense ! Lui aussi est sportif, et si son internat lui donne déjà accès à la salle de musculation, il ne s'en contente pas. Il fait aussi du vélo, du snow... ça dépend de la saison.

Pour eux, Parcoursup a des bons comme des mauvais côtés. Un peu stressés, ils sont tout de même rassurés par les délais qui leur permettent d'être fixés rapidement. Ils se réjouissent aussi de ne plus avoir à hiérarchiser leurs vœux et de pouvoir aller où ils souhaitent, une fois les décisions communiquées.

La sélection plus resserrée les met peut-être en compétition, mais il s'agit d'une compétition positive, qui les pousse à sortir du lot, à mettre en avant leur potentiel. Le seul hic : les attendus. Trop flous, pas assez mesurables... ils ne savent pas précisément ce qu'on attend d'eux, ni comment on vérifiera leurs acquis. La rigueur, par exemple, est une compétence non chiffrable et difficile à constater via un simple dossier...

Espérons que ces trois jeunes dynamiques et ambitieux trouvent leurs voies, et surtout qu'ils fassent ce qui leur plaît ! Affaire à suivre...

➜ À voir aussi : Inscriptions sur Parcoursup : les lycéens réagissent sur Twitter