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La Cour des comptes dresse un premier bilan de l'accès à l'enseignement supérieur

Les critères utilisés pour le classement des candidats sur Parcoursup seront-ils publics ? Les heures d’orientation seront-elles bientôt obligatoires dans les emplois du temps des lycéens ? Voici quelques-unes des recommandations formulées par la Cour des comptes dans un rapport publié le 27 février 2020.

Publié le 28 Février 2020 à 16h29 | | 0 avis

La Cour des comptes dresse un premier bilan de l'accès à l'enseignement supérieur

Trois ans après la loi relative à l’orientation et à la réussite des étudiants, dite loi ORE, la Cour des comptes a publié le 27 février "Un premier bilan de l’accès à l’enseignement supérieur dans le cadre de la loi Orientation et réussite des étudiants". En rapport et quinze recommandations sur les mesures prises pour répondre aux objectifs d'accompagnement à l’orientation au lycée, d'affectation dans une formation de l’enseignement supérieur et de réussite dans les premières années d’études. Zoom sur trois recommandations qui concerneraient directement les élèves.

Structurer et valoriser l'orientation des lycéens 

Pour aider les lycéens dans leur projet d’étude ou professionnel, la loi ORE prévoit 54 heures annuelles dédiées à l’orientation pour chaque classe de lycée. Selon le rapport de la Cour des comptes « ces mesures sont appliquées de manière inégale en fonction des établissements et des territoires ».

La loi ORE prévoit également "deux semaines de l’orientation" pour permettre aux lycéens de découvrir les formations du supérieur et les débouchés. « L’organisation des deux semaines de l’orientation pour l’année 2018-2019 est encore loin d’être généralisée pour tous les lycées » peut-on lire dans le rapport. « Plus d’un tiers des professeurs principaux estiment que leur lycée n’a pas mis en place de période spécifique dédiée à l’orientation, et près de 60 % des élèves n’ont pas bénéficié ou ne se rappellent pas avoir bénéficié d’un temps entièrement consacré à la présentation de formations du supérieur et de leurs débouchés ».

La Cours des comptes recommande donc d'inscrire les 54 heures d’orientation comme obligatoires dans les emplois du temps des élèves dès la seconde en voies générale et technologique, et ne pas seulement les rattacher aux heures hebdomadaires d’accompagnement personnalisé, plutôt utilisées actuellement pour « du soutien disciplinaire ou terminer leur programme ».

➜ A lire aussi : les questions à se poser pour trouver son orientation

Plus de transparence et d'équité sur Parcoursup

Le rapport souligne que, du point de vue des élèves, les informations mises à disposition pour se repérer dans l’offre de formations sur Parcoursup est de meilleure qualité : taux d’accès, frais de scolarité, débouchés, mise en place de la carte interactive. Il est même mentionné que la mise en place des attendus par formation pour leur caractère informatif était un "progrès indéniable". Néanmoins, "leur prise en compte par les commissions d’examen des vœux, au fonctionnement nébuleux, est aléatoire" : formulations d'attendus trop vagues ou ne reflétant pas les critères d'admission réellement mobilisés dans le classement des candidatures.

Même plus globalement, les paramètres de classement des candidats restent opaques, voire "contestables". Le rapport indique que certaines commissions d'examen des voeux paramèteraient des éléments "non directement liés au cadrage national" tels que des matières ou le lycée d'origine du candidat. 

Pour plus de transparence et d'équité dans la manière dont sont étudiées les candidatures, la Cour des comptes préconise la publication des « algorithmes locaux » utilisés par les commissions d’examen des vœux pour l’ensemble des formations proposées lors des pré-sélection automatisées : pondération des notes et des matières, du projet de formation motivé ou encore des critères sociaux par exemple.

Dans l'exemple des quatre grandes filières en tension analysées dans le rapport (deux universités publiques en droit à Paris et deux CPGE MPSI franciliennes, l’une publique et l’autre privée), les notes et la fiche Avenir, le projet de formation motivé ou encore le bac préparé (des critères utilisés dans les classements) affichent de gros écarts. Une information complètement opaque pour les candidats. Pour les lycéens interrogés par la Cour des comptes pour cette analyse, "la motivation devrait être le principal critère pris en compte pour l’accès à une formation". Or, si dans l'exemple présenté dans le rapport une des CPGE donne un poids important au projet de fomation motivé, il "[le projet de formation motivé] n’est pas lu par les CEV" pour les deux universités; 

Actuellement, seulement 1% du code source de Parcoursup est publié. La mise en place d'un outil permettant d’analyser les classements, serait utile aux candidats pour "accroître leur chance d’accéder à la formation de leur choix et lutter contre l’autocensure". Il est également recommandé de d'anonymiser le lycée d’origine du candidat, pour dissocier la réputation ou encore le taux de réussite de l'établissement au bac. 

➜ Parcoursup : calendrier 2020, formulation des voeux, attendus ... retrouve notre dossier complet