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Jeune fille, tu peux choisir l'orientation que ...

Jeune fille, tu peux choisir l'orientation que tu veux

Le 8 mars, c’est la Journée internationale des droits des femmes. Si tu es collégienne, lycéenne ou étudiante, cet article est pour toi. Pour te rappeler que oui, tu peux choisir l’orientation que tu souhaites, que tu aies envies de devenir boxeuse, ingénieure, danseuse, développeuse ou enseignante !

Publié le 08 Mars 2019 à 15h42 | | 0 avis

Jeune fille, tu peux choisir l'orientation que tu veux

C’est un article du Monde paru en début de semaine qui a été à l’origine de celui que tu lis ici. Dans le chapeau même de l’article, on peut lire cette triste statistique : « En trente ans, le nombre de femmes ingénieures en informatique est passé, en France, d’un tiers des effectifs à seulement 15 % ». Face à ce faible pourcentage, de plus en plus d’associations se mobilisent afin de sensibiliser les jeunes filles aux métiers de la tech et de l’ingénierie, notamment Elles bougent ou Girls in tech. Les écoles d’ingénieurs agissent aussi. Conscientes de l’écrasante majorité masculine de leurs effectifs, elles tentent de mettre en place des initiatives pour inciter les filles à rejoindre leurs rangs : Epitech, ESME Sudria ou ECE Paris en font partie. Annonce de ce 8 mars : l’INSA Lyon va rebaptiser la moitié des noms de ses bâtiments avec des noms de personnalités scientifiques féminines. L’objectif, selon un communiqué de presse publié par l’école, est de contribuer à « à faire entrer dans les mœurs, le droit d'existence des femmes dans la sphère scientifique et technique ».

 

« La danse c’est pour les filles, le football pour les garçons »… vraiment ?

En effet, certains stéréotypes ont la vie dure. Parmi le flot d’actualités et de communiqués de presse publiés en ce 8 mars, la vidéo de l’agence de mannequins Teen est à ce titre assez parlante. Elle montre des petites filles et des adolescentes répondre à des questions sur ce que c’est qu’être une fille en 2019. A l’une d’elle : « Le sport, c’est réservé aux garçons ? », la majorité des filles interrogées répond sans hésiter que les filles peuvent faire tous les sports qu’elles souhaitent. Cependant, la plus jeune, âgée de cinq ans, répond que « La danse c’est pour les filles, et le foot pour les garçons ».

Il y a encore du travail à faire dans l’éducation des enfants pour leur montrer que si, la danse peut aussi bien s’appliquer aux filles qu’aux garçons, tout comme le foot ! Et que les filles peuvent jouer avec des hélicoptères télécommandés si elles en ont envie, sans se voir répondre qu'elles doivent préférer les poupées (comme l'écrit Chimamanda Ngozi Adichie dans son Manifeste pour une éducation féministe.) Que les écoles d’ingénieurs sont aussi pour les filles, contrairement à ce que disent des stéréotypes bien ancrés. L’histoire de Dipty Chander, présidente de l'association E-mma, est parlante : « C’est au moment de mon orientation que j’ai pour la première fois été freinée par des stéréotypes et des préjugés, expliquait-elle à digiSchool en 2017. Je voulais faire de l’informatique, et ma conseillère d’orientation m’a dit que c’était un milieu trop masculin, que je devrais me diriger vers autre chose. » Dipty Chander ne l’a heureusement pas écoutée et a intégré Epitech, ce qui l’a conduite par la suite à travailler chez Microsoft, puis chez Google. Elle se bat désormais quotidiennement pour la mixité dans les filières tech.

➜ À voir aussi : Comment choisir son école d'ingénieur ?

 

Les filles, devenez les ingénieures révolutionnaires que vous rêvez d’être

Ségolène, développeuse Android chez Kreactive, nous explique qu’il y a trois obstacles susceptibles de freiner une jeune fille souhaitant se lancer dans la tech et l’informatique. « Il faut déjà avoir envie d'y aller. Les filles ne se projettent pas dans ces métiers, parce que les stéréotypes perdurent et qu’on manque de modèles féminins. Le deuxième, c'est le risque d'abandonner sa formation en cours de route : on se dit qu'on ne va pas y arriver, on se sent moins légitime que les garçons. » Elle évoque ainsi le syndrome de la « bonne élève », souvent relevé par les professeurs des filières tech : les filles ont l’impression de devoir travailler plus pour obtenir le même niveau de reconnaissance que les hommes. Le troisième obstacle, c’est la tentation d’abandonner son travail, « parce que l’environnement de travail est tellement masculin que les filles n’arrivent pas à se faire leur place ».

➜ À voir aussi : Journée des droits des femmes : les choses bougent

Là encore, si tu es attirée par l'informatique ou l'ingénierie, il s’agit de surmonter beaucoup d’idées reçues et de peurs qui peuvent te freiner. Pour Ségolène, il y a une différence entre la façon dont on imagine un métier et ce qu’il est dans la réalité. « Pour moi, la programmation, c'est surtout de la logique, de la rigueur et du travail d'équipe », dit-elle, pragmatique, en évoquant son poste. Ce sont des qualités qui sont propres aux filles et aux garçons, n'est-ce pas ?

Tu te sens illégitime pour faire des études scientifiques ou d’ingénieures ? C’est un sentiment normal, puisque dans l'imaginaire collectif ce métier reste masculin. Mais les choses bougent. Des femmes scientifiques sont redécouvertes et mises en avant. D’autres, encore étudiantes ou écolières, ont déjà fait des découvertes fantastiques ! Songe que le secteur numérique a plus de travail à t’offrir que de gens qualifiés pour le faire. Une place n'attend que toi. Tu as besoin d’un dernier conseil pour sauter le pas et faire des vœux dans des filières tech via Parcoursup ? Voici ce que Ségolène a à dire.

« Tente ta chance, n’écoute pas la petite voix qui te dit que ce n’est pas pour toi ou que tu n’en es pas capable, c'est une fausse impression. Les femmes ont besoin de modèles dans la tech, et ce modèle, ça peut être toi ! » 

 L'USIC (Union suisse des sociétés d’ingénieurs-conseils) a d'ailleurs mis en place le faux site Math Dealer, pour sensibiliser au manque évident d'ingénieures dans la société et de femmes en école d'ingé. Ce "fake" proposait de télécharger une application mobile permettant aux filles de faire les devoirs de mathématiques des garçons, moyennant rémunération.