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Jeudi jeune : une manifestation contre Parcoursup

Jeudi jeune : une manifestation contre Parcoursup

Jeudi 7 juin, plus de 80 lycées vont se mobiliser contre Parcoursup. A Paris, les manifestants partiront de la fontaine Saint-Michel en direction de la gare d'Austerlitz, en passant par le rectorat. Des mobilisations parallèles sont prévues en province. Ces jeunes dénoncent Parcoursup qui, selon eux, mène à une sélection brutale.

Publié le 06 Juin 2018 à 11h42 | | 0 avis

Jeudi jeune : une manifestation contre Parcoursup

 

Au soir du 22 mai 2018, plus de 400 000 postulants sur Parcoursup n'avaient pas de formation, ils avaient reçu des "non" ou étaient sur des listes d'attente. Plusieurs centaines de milliers de lycéens sont toujours dans cette situation, cela crée énormément de stress à la veille du baccalauréat. Le gouvernement promet que les choses vont se décanter, en effet les réponses sont données sur 4 mois, jusqu'à fin septembre. Nombreux ont été les lycéens à se plaindre sur Twitter avec humour ou colère. Les élèves du lycée parisien Arago ont occupé leur établissement peu après la publication des premiers resultats. Ils ont été mis en garde à vue, ce qui a encore envenimé la situation. "Quand on fait entendre une voix différente, on nous réprime violemment comme à Arago où des mineurs ont dû subir des gardes à vue prolongées et humiliantes", nous dit le communiqué des organisateurs de Jeudi jeune, les lycéens qui feront la manifestation de jeudi.

 

Parcoursup : une plateforme qui discrimine socialement ?

La plateforme Parcoursup inquiète particulièrement les élèves venant de lycées de banlieue, comme l'affirme un article du Huffington PostC'est sans doute pour cela que de nombreux lycées du 93 font partie de cette mobilisation. Dans un article de LCI, Stéphane Troussel, président du conseil général de Seine-saint-Denis, soupçonne les universités et les autres établissements d'enseignement supérieur de ne pas se baser uniquement sur les notes pour sélectionner leurs futurs étudiants. La réputation du lycée d'origine jouerait : "Des jeunes avec des dossiers excellents sont rejetés hors de l'université à cause de leur lycée d'origine".

Selon le communiqué, de Jeudi jeune les  universités parisiennes particulièrement prisées seraient fermées aux lycéens de banlieue : "Comme si en banlieue nous n'avions pas le droit de décider de notre avenir, et qu'il fallait mieux s'accomoder d'un choix de filières subies, au pire être exclu de l'enseignement supérieur". De plus, selon un article du Parisien Etudiant Parcoursup pratiquerait la sectorisation à Paris. C'est-à-dire que les parisiens seraient prioritaires au sein des universités de la ville lumière. Le gouvernement prônait pourtant l'adptabilité et le mouvement. "Dans les lycées de banlieue certaines classes n'ont eu aucun propositions d'affectation", affirment les organisateurs de la manifestation dans leur communiqué.

➜ À voir aussi : Réponses de Parcoursup : les terminales réagissent sur Twitter

 

Le manque d'investissement des universités françaises

Si Parcoursup a remplacé APB, c'est à cause d'un problème de places dans les universités françaises. Dans les dernières années du système APB, on recourait au tirage au sort pour savoir qui irait à la fac et qui n'irait pas. Cela a scandalisé l'opinion, qui préférait encore la sélection par le mérite, comme le démontrait un sondage Ipsos en 2017. Ce problème de places pourrait être en partie dû à un mini baby-boom en 2000, avec 35 000 naissances supplémentaires. C'est en tout cas ce que semblent penser les membres de Jeudi jeune qui affirment que les gouvernements successifs n'ont pas assez investi dans les universités. En 2017, ils ont baissé les budgets. "Avec un budget par étudiant en recul depuis de nombreuses années, et un baby boom des années 2000 dans lequel aucun investissement n'a été fait pour permettre (leur) accueil", les membres de Jeudi jeune se disent peu surpris de voir 400 000 lycéens réfusés par les universités. "Sommes-nous de trop ?" s'indigne le manifeste.

Ces jeunes affirment être une génération sacrifiée, et réclament "un investissement à hauteur des besoins dans l'enseignement supérieur". Si on suit leur résonnement le problème n 'est pas près d'être réglé car le baby-boom a continué jusqu'en 2006. Le même problème s'était posé dans les années 60, et l'Etat avait bati de nombreuses nouvelles universités comme celle de Nanterre. Ceci dit, c'était durant les Trente Glorieuses, et le gouverment avait réfléchi à mettre en place une sélection, mais entre temps, il y a eu mai 68.

➜ À voir aussi : Parcoursup et sa phase d'admission : une majorité déçue

 

Choisir sa filière

"Le gouvernement s'en prend à une valeur fondamentale : celle du droit à décider de son avenir", affirme le communiqué de Jeudi jeune. En effet, leur but n'est pas seulement d'obtenir une place dans un établissement d'enseignement supérieur quelle qu'elle soit, ils veulent aussi étudier quelque chose qui leur plaise et les intéresse : "En assignant tout le monde à résidence scolaire, en nous empêchant de choisir , ce gouvernement détruit notre possibilité de nous découvrir, de nous émanciper, et de devenir excellents dans un domaine car passioné.e.s". Reste à savoir comment évoluera Parcoursup.

➜ Voir le dossier : Tout savoir sur Parcoursup

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