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« Il suffit de peu pour redonner confiance à ...

« Il suffit de peu pour redonner confiance à l'élève »

Sophie Laborde-Balen est conseillère d’orientation, fondatrice et dirigeante du réseau Tonavenir. Elle décrypte pour digiSchool la nouvelle version de Parcoursup, et donne quelques pistes pour redonner confiance aux lycéens.

Publié le 04 Mars 2019 à 10h06 | | 0 avis

« Il suffit de peu pour redonner confiance à l'élève »

Comment accompagner au mieux les lycéens dans leur choix d’orientation ? Faut-il qu’un professeur leur en parle une fois par semaine, embaucher des professionnels pour leur en parler ?

Il faut faire de l’orientation, ce que les professeurs de lycée ne font pas. Ils font ce qu’ils peuvent, mais l’orientation n’est pas leur domaine. C’est comme si vous demandiez à un prof de gym d’enseigner la physique : c’est impossible ! Il faut des spécialistes de l’orientation. Les élèves qui font de l’orientation auxquels j'ai affaire me disent : « On a l’impression de faire une heure de permanence ».

C’est aussi une question de budget. Il y a un conseiller d’orientation pour 1 600 élèves. Si les établissements veulent des conseillers d’orientation, ils doivent se tourner vers le privé.

 

Est-ce que les nouvelles spécialités proposées par la réforme du lycée peuvent rehausser l’intérêt des élèves pour le lycée ?

J’en doute. On demande aux élèves de se positionner plus tôt sur leur choix d’orientation avec ces spécialités. Ça conditionne leur orientation post-bac. Or, ils peuvent changer d’avis en cours de route, découvrir le métier d’architecte en Terminale et s’apercevoir qu’ils n’ont pas pris les spécialités qui y conduisent. D’où le fait de devoir travailler tôt avec eux sur leur orientation !

➜ À voir aussi : Les spécialités du Bac en détails

 

Comment expliquer, comme le montre l’évaluation du Cnesco, qu’un jeune sur cinq dise n’avoir pas eu le choix de son orientation ?

Les parents dirigent parfois les choix d’orientation de leur enfant, encore maintenant. Il n’est pas rare qu’après avoir suivi un cursus « normal », les étudiants décident de passer un diplôme de pâtissier ou d’acteur, qui sont les cursus qui les passionnent vraiment.

Les élèves sont aussi souvent jugés d’après leur bulletin : ils se retrouvent par défaut, selon leurs notes, dans des filières où ils ne souhaitaient pas forcément aller. Montrer qu’ils sont motivés pour aller dans une formation n’est pas suffisant si les notes ne suivent pas !

 

Comment remotiver les jeunes vis-à-vis de l’école et de la réforme du bac 2021 ?

Beaucoup d’élèves de seconde ne sont pas du tout informés sur ce qui va se passer, et paniquent. Ils n’ont aucune information sur les spécialités et leurs débouchés. Je pense qu’il faudrait plus de conseillers d’orientation dans les établissements, mais ces derniers sont frileux. Alors que l’élève est le premier concerné par ce problème.

➜ À voir aussi : Les modalités de la réforme du bac sont publiées

 

Est-ce que le contrôle continu qui va être mis en place est un vecteur de stress supplémentaire pour les élèves, ou leur permet-il au contraire de moins redouter le bac ?

Tout dépend des élèves, c’est une question de caractère. Je pense que l’instauration du contrôle continu est plus juste, c’est très bien. Ensuite, tout dépend du lycée dans lequel les notes sont attribuées. Un 12/20 ne sera pas le même partout : il n’a pas la même valeur au lycée Henry IV, à Paris, que dans un autre lycée, par exemple.

 

Quel mental doivent adopter les élèves pour être plus serein au lycée et vis-à-vis de leur orientation ?

Tout se joue dans leur orientation. Les élèves veulent avoir la chance et la liberté de faire ce qu’ils aiment, ce qui leur donne une raison d’aller à l’école. Un 5/20 peut devenir un 13/20 si l’élève comprend pour quoi il est fait. Il faut mettre les jeunes en valeur, les tirer vers le haut, ce que nous n’avons pas l’habitude de faire en France. Au contraire, on ne fait pas confiance à l’élève, on l’infantilise… alors qu’il faut lui redonner confiance. Il suffit de peu !

 

Que pensez-vous de la phase complémentaire de Parcoursup ?

C’est plutôt bien. La procédure rectorale mise en place l’année dernière ne fonctionnait pas. Avec la procédure complémentaire, en revanche, on voit où il y a de la place et on y envoie l’élève.

➜ Voir la rubrique : Le calendrier 2019 de Parcoursup : les dates à retenir