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[Vidéo] Réussir ton oral du bac : une avocate...

[Vidéo] Réussir ton oral du bac : une avocate te donne ses conseils

Si tu as tendance à perdre tes moyens pendant un oral, à paniquer ou à ne pas savoir poser ta voix, cet article est pour toi. L'avocate Maître Clémence Penet te donne plusieurs conseils pour éviter les tics de langage, bien t'exprimer et avoir une bonne posture face à l'examinateur... parce que tout ça, c'est un peu son quotidien !

Publié le 04 Juin 2019 à 15h59 | | 0 avis

[Vidéo] Réussir ton oral du bac : une avocate te donne ses conseils

Comment être à l’aise et détendu pendant un oral ?

« Certaines personnes sont des orateurs nés. Si on ne l’est pas, je pense que quand on s’est un petit peu entraîné, quand on a pris conscience qu’il y a certaines règles qu’on peut appliquer, on arrive à être un peu plus détendu. On est moins focalisé sur ce qui va nous arriver. Il y a du bon stress, le mauvais étant celui qui nous fait perdre nos moyens. Le stress est extrêmement important, il donne une impulsion au moment de l’examen. C’est toujours difficile au début : il y a un rapport de force avec l’examinateur qui n’est pas toujours facile à accepter. Il vaut mieux se lancer à fond, c’est l’adrénaline qui fait le reste. Il faut essayer de ne pas être décontenancé parce qu’on est stressé, et ne pas se dire que d’autres ne le sont pas : on l’est tous à plus ou moins grande échelle, il faut juste s’en servir. »

 

Quelles sont les astuces pour avoir une bonne diction ?

« En faisant des exercices simples. Pour commencer, faire des grimaces devant la glace détend les zygomatiques. Les zygomatiques tremblent énormément quand on est stressé : on le ressent et c’est désagréable. Tout ce qui se passe dans notre corps et toute notre gestuelle seront ressentis par l’examinateur. Si on tremble, il va le voir et ressentir qu’on est stressé, ce qui ne met pas forcément dans de bonnes conditions. Autre astuce qu’on nous fait faire depuis la maternelle : réciter les voyelles, ça détend le visage ! Être détendu physiquement, ça permet d’aider à se sentir bien, à assouplir sa pensée. »

 

Et celles pour éviter les tics de langage ?

« On a tous des tics de langage, des mots qui reviennent parce qu’ils permettent de meubler. On a toujours l’impression qu’ils nous aident et permettent de structurer le dialogue. Il faut connaître ses tics de langage et les identifier. La meilleure solution, c’est de s’entraîner, par exemple devant sa glace si on a du mal à le faire devant ses proches. Mais le plus intéressant, c’est de le faire avec son entourage : ses parents, ses amis… Nos proches ont souvent des regards beaucoup plus critiques, et on n’a pas envie d’être jugé par des personnes qu’on connaît. Il y a des petits exercices tout bêtes à faire : expliquer qu’il fait beau et pourquoi ça nous plaît… On peut traiter de sujets simples, qui ne nécessitent pas de connaissances, qui permettent d’organiser sa pensée, de la retranscrire et de voir ce qui pose un problème. Est-ce qu’on va trop vite ? Y a-t-il des mots qu’on utilise tout le temps ? Les personnes qui nous écoutent vont se focaliser là-dessus. »

➜ Voir la rubrique : Conseils et révisions pour réussir le Bac 2019

 

Comment capter l’attention de l’examinateur pendant l’oral ?

« Ce qu’il faut faire, c’est prendre quelques secondes au début de l’oral pour poser sa voix. Ça paraît interminable, mais en fait, ça ne se voit pas ! Il n’y a rien de pire qu’une voix qui déraille, ou pour les filles, qui est un peu trop aiguë. Ce n’est pas agréable pour nous, parce qu’on sent que la voix part et qu’on n’arrive pas à la poser, ni pour l’examinateur. Tous les parasites au niveau de la gestuelle ou de la voix vont déconcentrer l’examinateur. Il faut respirer, ne pas hésiter à avoir des blancs. Les blancs permettent de se poser un petit peu, de réfléchir à ce qu’on va dire. Si on a pris notre temps pour dire nos mots, choisir notre réponse, ça semble plus réfléchi, et ça permet de construire vraiment le raisonnement. Exprimer des idées à la va vite, sans que ce soit structuré, ce n’est jamais bon. Si on est organisé, c’est plus facile d’exposer ce qu’on a à dire. Et pour l’examinateur, c’est beaucoup plus simple à suivre. Il faut réussir à voir si l’examinateur nous suit et arrive à comprendre où on veut en venir. »

 

Quelle est la bonne posture à adopter face à un examinateur ?

« Il faut avoir une posture adaptée, qui nous permette d’être bien, de respirer et de mieux s’exprimer. Il faut se tenir droit ! Être avachi sur la table n’est pas agréable. Il ne faut pas non plus être droit comme un piquet. Si on est recourbé, on respire mal et la voix change. Il faut trouver une posture qui donne un peu une stature : en face, on a un examinateur qui va juger ce qu’on va dire. Il faut toujours penser à l’examinateur et se mettre à sa place : qu’est-ce qu’il n’aimerait pas voir ? Quand on met les mains sur la table, c’est plus agréable à regarder. Jouer avec un stylo n’est pas conseillé non plus : ça déconcentre l’examinateur et nous aussi. Ça va casser le rythme de ce qu’on est en train de dire. »

 

Un dernier conseil pour se mettre l’examinateur dans la poche ?

« La chose à ne jamais faire, c’est se dénigrer. Il faut essayer de montrer à l’examinateur qu’on est sûr de ce qu’on dit. Ce n’est pas toujours évident, parce qu’il y a des sujets qu’on maîtrise moins que d’autres. Il vaut mieux y aller franco, montrer qu’on a un peu d’assurance et qu’on est prêt à défendre ce qu’on dit, même si c’est faux. Au moins, l’examinateur voit qu’on a des convictions et qu’on est apte à les porter. Il voit qu’il y a une personne qui donne son point de vue et ses connaissances comme elle le peut, qui essaie de s’organiser. Il arrive qu’on soit en train d’exposer des choses sans être sûr de nous puis qu’on dise à l’examinateur : « Je suis désolé, je me suis mal organisé ». Lui ne l’aura peut-être pas ressenti de cette façon, et aura noté des choses positives. Le fait de se dénigrer peut lui faire revoir son point de vue.

Le courant passe ou ne passe pas avec l’examinateur, mais il ne faut pas toujours s’arrêter à un sourire ou à un froncement de sourcils : ça ne veut pas toujours dire que c’est positif ou négatif ! Je me rappelle que lors du « Grand Oral » du concours d’avocats, il y avait un examinateur réputé pour être extrêmement sévère, pourtant, c’était le plus souriant et encourageant de tous. Il faut prendre confiance en soi avant et pendant l’exercice, sans se laisser déstabiliser par les examinateurs. L’oral est un test au-delà des connaissances. »