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APB: filières en tension, origines et solution

APB: filières en tension, origines et solution

Les premiers résultats d’admission post-bac sont arrivés mercredi 8 juin. Entre déception, flou juridique et incompréhension, la contestation bat son plein. Tour d’horizon du problème, et des solutions.

13 Juin 2016 à 16h11 | | 1 avis

APB: filières en tension, origines et solution

Petite chronologie des effectifs universitaires

Au 19e siècle, ils n’étaient que 10 000 par an à décrocher le bac, précieux sésame menant aux études supérieures. Ils ne sont encore que 30 000 en 1900. Tout bascule en 1969 où les universités ont accueilli 500 000 étudiants. Cette année là, 170 000 lycéens, c’est-à-dire 20% d’une génération, avaient obtenu leur bac. Un nouveau choc surviendra en 1995 où le nombre d’étudiants passera de 1 à  1,5 million.

 

Les filières en tension

On a depuis entendu parler de tirage au sort et de filières à capacité limitée. Les filières en tension, ce sont principalement les STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) et la PACES (première année commune aux études de santé). Elles sont facilement identifiables sur le portail APB grâce à leur pastille jaune.  En effet, Jean-Loup Salzmaan et Gilles Roussel avertissent qu’à l’université Paris-Est Marne-la-Vallée, ce sont déjà 130 places, soit la moitié de celles disponibles, ont déjà été attribuées alors que 2 000 élèves s’y sont inscrits.

➜ À voir aussi : 8 métiers accessibles sans le Bac

En réalité, la difficulté majeure vient des filières universitaires non sélectives, mais dont les places sont limitées. Pour ces dernières, APB privilégie les candidats de l'académie où se situe l’établissement, et considère le classement des vœux. Les places restantes sont attribuées au hasard.

 

Petit guide du recours

Certains lycéens n’ont pas obtenu de proposition d’admission pour la formation qu’ils avaient pourtant classée en premier dans leur liste de vœux. Afin d’aider ces derniers, l’association Droit des lycéens a publié avec l’appui de Me Jean Merlet-Bonnan, avocat au barreau de Bordeaux, un guide de recours disponible gratuitement au format numérique.

Cette association estime en effet que le portail APB ne respecte pas l'article L. 612-3 du code de l'éducation. Elle a notamment réclamé une transparence totale de l’algorithme APB, et n’a obtenu satisfaction que le 1er juin dernier. Selon Clément Baillon, président de Droits des lycéens : "Le simple fait que l'on puisse faire un recours est un signal d'alerte. Cela montre qu'il y a un problème juridique à régler."

 

Le tirage au sort à l’université : "une vaste hypocrisie républicaine"

Jean-Loup Salzmaan, président de la Conférence des présidents d’université (CPU) et Gilles Roussel, président de l’université Paris-Est Marne-la-Vallée et président de la commission Formation et insertion professionnelle de la CPU signaient ce dimanche 12 juin un article dans le Monde. Pour eux, il est incompréhensible que l’accès aux filières se fasse indépendamment des résultats scolaires.

➜ À voir aussi : François Hollande promettait 60 000 postes dans l'éducation: où en est-on?

Plutôt que de parler de créer des places supplémentaires, les auteurs préfèrent poser la question des débouchés et des capacités d’insertion des étudiants. Ils rappellent ainsi que l’ "on ne repart pas de zéro en accédant à l’université": c’est-à-dire qu’il est illusoire de croire que n’importe quel candidat, quel que soit son profil et ses compétences, peut intégrer et réussir dans la formation de ses rêves.

➜ Voir le dossier : APB 2016: tout savoir sur la procédure

Ils qualifient également le système actuel d’injustice. Pour eux "le gouvernement doit donner les moyens financiers aux universités d’augmenter les capacités d’accueil des filières à haut potentiel d’insertion et leur permettre d’orienter les bacheliers en fonction de leurs compétences et de leurs projets professionnels". Il serait ainsi possible "permettre leur insertion professionnelle aux bons niveaux de responsabilité et de rémunération" ainsi que de lutter "contre l’échec en première année à l’université".

Malgré tout, ce sont 48% des inscrits qui auraient trouvé chaussure à leur pied dès la première étape de propositions d’admission.

Les avis sur cet article
mojo

20 / 20

Et les 52 pourcent restants ??
Par

mojo

- le 13 Juin 23h52
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