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- Trois anciens étudiants racontent comment un semestre à l’étranger a transformé leur rapport aux études
- L’effet dépaysement agit comme un reset mental pour les étudiants en burn-out académique
- Le programme Erasmus+ finance une grande partie du séjour, mais il faut s’y prendre tôt pour candidater
- Le retour peut être difficile, mais les compétences acquises changent durablement le rapport aux études
Trois anciens étudiants racontent comment un semestre à l’étranger a transformé leur rapport aux études
Partir en Erasmus ne signifie pas fuir ses problèmes. Mais pour certains étudiants en perte de motivation, cette parenthèse peut déclencher un véritable déclic. Nous avons recueilli les témoignages de trois jeunes qui ont vécu cette expérience et en sont revenus changés.
Léa, 23 ans, était en deuxième année de licence de droit quand elle a commencé à douter sérieusement de son orientation. « Je n’arrivais plus à me lever pour aller en cours. Tout me semblait vide de sens. » Son semestre à Lisbonne lui a permis de prendre du recul et de redécouvrir l’envie d’apprendre.
L’effet dépaysement agit comme un reset mental pour les étudiants en burn-out académique
Thomas, 22 ans, étudiait en BUT informatique quand il a frôlé le décrochage. « Je passais mes journées à jouer aux jeux vidéo au lieu d’aller en TD. J’avais l’impression d’être coincé dans une routine sans fin. » Son semestre à Prague l’a forcé à sortir de sa zone de confort.
« Quand tu débarques dans un pays où tu ne connais personne, tu n’as pas le choix : tu dois t’ouvrir aux autres. » Thomas a noué des amitiés avec des étudiants de toute l’Europe et redécouvert le plaisir d’apprendre dans un contexte différent. À son retour, il a validé son année avec mention.
Le programme Erasmus+ finance une grande partie du séjour, mais il faut s’y prendre tôt pour candidater
Contrairement aux idées reçues, partir en Erasmus ne coûte pas forcément une fortune. Le programme européen attribue une bourse mensuelle de 250 à 350 euros selon le pays de destination. Certaines régions et certains établissements ajoutent des aides complémentaires.
Marine, 24 ans, a financé son semestre en Espagne grâce à ces bourses et un job étudiant sur place. « Je travaillais 10 heures par semaine dans un café. Ça m’a permis de pratiquer l’espagnol et de payer mes sorties. » Elle conseille aux étudiants intéressés de se renseigner dès la rentrée auprès du service des relations internationales de leur établissement.
Le retour peut être difficile, mais les compétences acquises changent durablement le rapport aux études
Les trois témoins s’accordent sur un point : le retour en France n’est pas toujours facile. « J’ai mis plusieurs semaines à me réadapter », reconnaît Léa. « Mais j’avais retrouvé l’envie. Je savais pourquoi je faisais ces études. »
Au-delà du dépaysement, Erasmus développe des compétences transversales très recherchées : autonomie, adaptabilité, ouverture interculturelle. Marine a d’ailleurs mentionné son expérience dans son CV et lors de ses entretiens de stage. « Les recruteurs adorent ça. Ça montre qu’on sait se débrouiller. »


