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- Neuf lycéens sur dix utilisent déjà l’IA pour leurs devoirs, pourquoi pas pour leur avenir ?
- Ce que l’IA fait bien : ouvrir des horizons auxquels vous n’auriez jamais pensé
- Les limites sont réelles : l’IA ne connaît pas vos chances d’admission
- Utilisez l’IA comme point de départ, pas comme décision finale
Neuf lycéens sur dix utilisent déjà l’IA pour leurs devoirs, pourquoi pas pour leur avenir ?
Le réflexe est devenu quasi automatique. Selon les dernières études, 90 % des élèves de seconde déclarent utiliser ChatGPT dans le cadre scolaire. Et cette habitude ne s’arrête pas aux exercices de maths ou aux dissertations de philo.
Quand il s’agit d’explorer des filières inconnues ou de comprendre les différences entre une licence et un BUT, l’IA représente une porte d’entrée rapide. Vous pouvez lui demander de vous expliquer le fonctionnement d’une classe préparatoire, de comparer deux écoles d’ingénieurs, ou de lister les débouchés d’une formation. Le tout sans attendre un rendez-vous avec un conseiller d’orientation souvent surchargé.
Ce que l’IA fait bien : ouvrir des horizons auxquels vous n’auriez jamais pensé
L’un des vrais atouts de ces outils, c’est leur capacité à élargir le champ des possibles. La plupart des lycéens connaissent une vingtaine de métiers, souvent les mêmes : médecin, avocat, ingénieur, professeur. L’IA, elle, peut vous faire découvrir des parcours auxquels vous n’auriez jamais songé.
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Vous pouvez par exemple lui demander : « Je suis passionné par les jeux vidéo et j’aime les maths. Quelles formations pourraient me correspondre ? » La réponse vous orientera peut-être vers le game design, la data science ou l’économie du numérique.
L’astuce qui fonctionne : demandez à l’IA de vous poser des questions, comme le ferait un conseiller. « Pose-moi des questions pour mieux cerner mon profil et me suggérer des formations adaptées. » Vous obtiendrez un échange plus personnalisé qu’une simple requête.
Les limites sont réelles : l’IA ne connaît pas vos chances d’admission
Attention à ne pas tout lui confier. L’IA ne dispose pas des algorithmes internes de Parcoursup. Elle ne peut pas estimer vos chances d’être accepté dans telle ou telle formation. Elle ignore aussi les spécificités locales, les partenariats entre lycées et établissements du supérieur, ou les critères précis de sélection de chaque jury.
Autre piège : elle a tendance à vous dire ce que vous voulez entendre. Si vous lui confiez rêver de médecine avec 10 de moyenne en SVT, elle risque de vous encourager plutôt que de vous alerter sur la difficulté du parcours.
Le cadre d’usage de l’IA publié par l’Éducation nationale en juin 2025 le rappelle : ne transmettez jamais vos bulletins scolaires ni d’informations personnelles à ces outils. Et surtout, vérifiez systématiquement les informations sur les sites officiels comme Parcoursup ou Onisep.
Utilisez l’IA comme point de départ, pas comme décision finale
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L’outil idéal ? Celui qui vous aide à poser les bonnes questions, pas celui qui répond à votre place. Servez-vous de l’IA pour défricher le terrain, identifier des pistes, préparer vos questions avant un salon ou une journée portes ouvertes.
Mais la décision finale vous appartient. Elle se construit avec vos professeurs, vos proches, et les professionnels de l’orientation qui vous connaissent. Vous avez jusqu’au 12 mars 2026 pour formuler vos vœux, et jusqu’au 1er avril pour finaliser votre dossier. Le temps de la réflexion existe : prenez-le.


