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- Cette erreur passe souvent inaperçue à l’oral, mais elle saute aux yeux à l’écrit
- L’élision de « si » devant « il » ou « ils » est obligatoire, sans aucune exception possible
- Attention : l’élision ne s’applique qu’avec « il » et « ils », pas avec les autres pronoms
- Pourquoi cette erreur est-elle devenue si fréquente aujourd’hui ?
- Un moyen simple et infaillible pour ne plus jamais faire cette erreur
Cette erreur passe souvent inaperçue à l’oral, mais elle saute aux yeux à l’écrit
Quand on parle rapidement, « s’il » et « si il » se prononcent de manière quasi identique. L’oreille ne fait pas vraiment la différence. C’est pourquoi beaucoup de francophones ne réalisent pas qu’ils commettent une faute en écrivant « si il vient » au lieu de « s’il vient ». Pourtant, cette erreur est considérée comme une faute grave en français écrit.
On la retrouve de plus en plus fréquemment dans les SMS, les messages instantanés, les emails rédigés à la hâte, et malheureusement aussi dans des copies d’examen. Les enseignants et correcteurs la signalent régulièrement comme l’une des erreurs les plus répandues chez les élèves du secondaire et même chez les étudiants.
La bonne nouvelle, c’est que la règle qui régit cette écriture est simple à comprendre et à retenir. Une fois que vous l’aurez assimilée, vous ne ferez plus jamais cette erreur.
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L’élision de « si » devant « il » ou « ils » est obligatoire, sans aucune exception possible
En français, l’élision est obligatoire quand la conjonction « si » précède les pronoms « il » ou « ils ». On écrit toujours « s’il » et « s’ils », jamais « si il » ou « si ils ». Cette règle ne souffre aucune exception, quels que soient le contexte ou le registre de langue.
Pourquoi cette règle existe-t-elle ? L’élision permet d’éviter ce que les linguistes appellent un hiatus, c’est-à-dire la rencontre de deux voyelles consécutives qui rend la prononciation moins fluide et moins agréable à l’oreille. Le « i » de « si » s’efface devant le « i » de « il » pour faciliter l’élocution et la fluidité de la phrase.
Cette élision n’est pas facultative comme peuvent l’être certaines liaisons en français. Elle est grammaticalement obligatoire. Écrire « si il » constitue une faute d’orthographe au même titre qu’une faute d’accord ou de conjugaison.
Attention : l’élision ne s’applique qu’avec « il » et « ils », pas avec les autres pronoms
Une source de confusion fréquente mérite d’être éclaircie. L’élision de « si » ne concerne que les pronoms « il » et « ils ». Devant « elle », « elles », « on », ou tout autre mot commençant par une voyelle, le « si » reste intact et s’écrit en entier.
Voici des exemples pour bien comprendre cette distinction :
- S’il vient demain, prévenez-moi. ✅
- S’ils acceptent notre offre, nous signerons le contrat. ✅
- Si elle vient demain, prévenez-moi. ✅ (pas d’élision)
- Si elles acceptent notre offre, nous signerons. ✅ (pas d’élision)
- Si on part tôt, on évitera les embouteillages. ✅ (pas d’élision)
Cette distinction peut sembler arbitraire, mais elle a une explication phonétique. « Si » + « elle » ne crée pas de hiatus véritablement gênant : les deux voyelles « i » et « e » sont différentes et se prononcent distinctement. En revanche, « si » + « il » fait se rencontrer deux sons « i » identiques, ce qui justifie l’élision.
Pourquoi cette erreur est-elle devenue si fréquente aujourd’hui ?
Plusieurs facteurs expliquent la recrudescence de cette faute. La communication écrite rapide (SMS, messageries) pousse à écrire comme on parle, sans prendre le temps de la réflexion orthographique. Or, à l’oral, la différence entre « s’il » et « si il » est imperceptible.
Les correcteurs automatiques des téléphones et ordinateurs ne détectent pas toujours cette erreur, car « si » et « il » sont deux mots existants. La phrase « si il vient » n’est pas signalée comme incorrecte par tous les logiciels, ce qui entretient la confusion.
Un moyen simple et infaillible pour ne plus jamais faire cette erreur
Quand vous écrivez une phrase avec « si » suivi d’un pronom, posez-vous une seule question : ce pronom est-il « il » ou « ils » ? Si la réponse est oui, élidez systématiquement. Si la réponse est non, gardez « si » intact.
Vous pouvez aussi retenir cette phrase mnémotechnique très efficace : « Si IL, alors S’IL. » Seuls ces deux pronoms (il et ils) déclenchent l’élision. Pour tous les autres cas sans exception, vous écrivez « si » en entier.
Une autre astuce consiste à vous relire à voix haute. Si vous prononcez naturellement « sil » en une seule syllabe, c’est que l’élision s’impose à l’écrit.
📝 À retenir
✅ On écrit : s’il, s’ils
« Continuer à » ou « continuer de » : une distinction subtile, mais révélatrice de votre style
Faut-il écrire « souci » ou « soucis » ? La réponse dépend du contexte, voici la règle
❌ On n’écrit jamais : si il, si ils
💡 Astuce : « Si IL, alors S’IL » — l’élision ne vaut que pour il/ils


