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Les chiffres présentés lundi ont déclenché une vive réaction des syndicats enseignants
Le 26 janvier, le ministère a présenté aux syndicats l’ampleur des suppressions prévues pour septembre 2026. Les documents consultés par Le Monde révèlent des coupes plus importantes que prévu.
Selon ces chiffres, le gouvernement supprimerait 2 229 postes dans les écoles primaires. Les collèges et lycées perdraient plus de 1 800 enseignants titulaires. Ces données dépassent largement le projet initial. À l’automne, l’exécutif prévoyait 1 891 suppressions dans le premier degré et 1 365 dans le second.
Le Snes-FSU, premier syndicat du secondaire, a immédiatement réagi. L’organisation dénonce une « entourloupe » du Premier ministre. Elle appelle à la mobilisation contre cette « douche encore plus froide » qu’attendue.
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Le ministre assure qu’il s’agit d’une « mise en réserve » et non de suppressions cachées
Mardi 27 janvier, le ministère a fait machine arrière. Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, rapporte les propos d’Édouard Geffray. Le ministre affirme que les informations de la veille étaient « erronées ». Le second degré conserve bien -1 365 postes de suppressions, pas davantage.
À l’Assemblée nationale, le ministre a précisé sa position. Il parle d’une « mise en réserve » de 438 postes, soit 0,1 % des effectifs. Ces postes ne disparaissent pas. Le ministère les gèle en attendant les résultats des concours enseignants. « Il n’y a pas de suppression cachée », assure-t-il.
Le ministère veut « garder une marge de manœuvre ». Les incertitudes sur les concours justifient cette prudence : nombre de candidats, académies plébiscitées. Au total, 776 postes (premier et second degré) restent ainsi en réserve.
La logique des 4 000 suppressions reste contestée malgré la baisse démographique
Le cafouillage sur les chiffres semble résolu. La stratégie globale, elle, continue de faire débat. Le gouvernement maintient 4 000 suppressions de postes à la rentrée 2026.
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Édouard Geffray justifie ces coupes par la baisse du nombre d’élèves. Sur franceinfo, il annonce que la France perdra « 20 à 25 % des élèves » dans le premier degré d’ici quinze ans. Ne pas en tirer les conséquences serait « irresponsable », selon lui.
Les syndicats rejettent cet argument. Pour eux, le déclin démographique offre une opportunité. Ils y voient une chance d’améliorer les conditions d’enseignement. De nombreux élèves manquent encore de professeurs. La France figure parmi les pays européens aux classes les plus chargées.


