Montrer le sommaire Cacher le sommaire
- Une loi de finances ambitieuse pour l’enseignement supérieur et la jeunesse étudiante
- 1. Des repas à 1 € pour tous les étudiants dès mai 2026
- 2. 150 millions d’euros pour stabiliser les universités en difficulté
- 3. Une hausse de salaire significative pour les doctorants
- 4. Revalorisation des APL, mais exclusion de certains étudiants étrangers
- 5. Fin de plusieurs aides ciblées pour les apprentis et alternants
- Entre annonces politiques et réalité du terrain, un budget qui devra faire ses preuves
Une loi de finances ambitieuse pour l’enseignement supérieur et la jeunesse étudiante
Adopté début février 2026, le nouveau budget de l’Enseignement supérieur et de la Recherche prévoit une hausse de 350 millions d’euros. Cette enveloppe vise à répondre à plusieurs urgences exprimées depuis des mois : précarité étudiante, tensions budgétaires dans les universités, rémunération des doctorants, et crise du logement.
Le gouvernement affiche ainsi sa volonté de redonner des moyens concrets aux établissements et de réduire les inégalités qui pèsent sur les étudiants. Un signal politique fort dans une période d’incertitude.
1. Des repas à 1 € pour tous les étudiants dès mai 2026
À partir du 1er mai 2026, tous les étudiants pourront bénéficier des repas à 1 €, sans condition de bourse. Cette mesure emblématique s’appuie sur une enveloppe dédiée de 30 millions d’euros, incluse dans les 80 millions attribués à la vie étudiante. L’objectif : lutter contre la précarité alimentaire et garantir un accès équitable à la restauration universitaire.
S’orienter autrement : comment l’alternance en marketing a relancé le parcours de Thomas
Mathématiques au collège : pourquoi des notions simples deviennent des pièges pour tant d’élèves
Les syndicats saluent cette avancée mais pointent les limites logistiques des Crous, déjà sous tension. Ils s’inquiètent notamment d’une possible baisse de qualité ou d’une surcharge des infrastructures.
2. 150 millions d’euros pour stabiliser les universités en difficulté
Les universités, confrontées à une crise budgétaire croissante, recevront 150 millions d’euros supplémentaires. Cette aide doit permettre de compenser la mise en place de la protection sociale complémentaire obligatoire pour les personnels, tout en assurant la continuité des missions d’enseignement et de recherche.
Les écoles d’ingénieurs bénéficient également d’un soutien ciblé de 4 millions d’euros, reflet d’une volonté politique de maintenir l’excellence scientifique. Ce rééquilibrage arrive après plusieurs épisodes critiques, notamment lors d’examens organisés dans des conditions dégradées.
3. Une hausse de salaire significative pour les doctorants
La rémunération des doctorants sera portée à 2 300 euros mensuels, contre 1 769 euros en 2020. Cette revalorisation attendue représente un effort clair pour renforcer l’attractivité de la recherche publique en France.
En plus de reconnaître le travail des futurs chercheurs, cette mesure vise à retenir les talents scientifiques sur le territoire national, à un moment où la concurrence internationale se renforce.
4. Revalorisation des APL, mais exclusion de certains étudiants étrangers
Les APL augmenteront à la rentrée 2026, en lien avec l’inflation. Cette hausse bénéficie à une grande majorité d’étudiants, mais une partie reste exclue : les étudiants étrangers non-boursiers hors Union européenne ne seront plus éligibles.
Ce recentrage budgétaire suscite de vives réactions, notamment chez les associations étudiantes. Il risque d’aggraver les inégalités d’accès au logement, déjà identifié comme un facteur de précarité majeure.
5. Fin de plusieurs aides ciblées pour les apprentis et alternants
Le budget 2026 acte la suppression de l’aide au permis de conduire de 500 € destinée aux apprentis. En parallèle, les aides exceptionnelles à l’embauche d’alternants ne seront pas reconduites, au-delà du socle légal prévu.
Ces décisions pourraient avoir des conséquences directes sur les contrats d’apprentissage, notamment dans les grandes entreprises. Les jeunes engagés dans des parcours professionnalisants craignent une diminution des opportunités.
Entre annonces politiques et réalité du terrain, un budget qui devra faire ses preuves
Quand l’humour remplace les calculs : retour sur une copie de maths pas comme les autres
Mon Master 2026 : une nouvelle édition plus fluide, mais toujours aussi stratégique
Sur le papier, ce budget recentre les priorités sur l’enseignement supérieur et les étudiants. Il tente de répondre à des failles anciennes : sous-financement, inégalités sociales, manque d’attractivité. Mais tout dépendra de sa mise en œuvre.
Ce ne sont pas les chiffres qui comptent, mais ce que les étudiants percevront au quotidien : un logement plus accessible, des repas abordables, des services fluides, un cadre d’étude plus stable. C’est à ce niveau que ce budget devra convaincre, dans un contexte où l’inquiétude étudiante reste forte.


