Quand l’humour remplace les calculs : retour sur une copie de maths pas comme les autres

Il arrive parfois que l’épreuve du baccalauréat réserve des surprises… du côté des copies. Parmi les anecdotes marquantes rapportées par des professeurs, celle-ci illustre bien ce qui peut surgir quand un élève tente de remplacer les équations par des traits d’humour.

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Une copie sérieuse au départ… jusqu’à un virage inattendu en plein exercice

Le sujet de spécialité mathématiques comprenait quatre exercices classiques. Tout semblait bien parti. Le premier exercice, sur les probabilités, était traité de façon correcte, avec un raisonnement clair et des erreurs limitées.

Mais au troisième exercice, tout bascule. L’élève déclare ne pas savoir répondre et écrit qu’il va utiliser une “méthode divinatoire”. Il aligne alors des chiffres sans aucune explication, entrecoupés de commentaires ironiques adressés au correcteur, comme : “Je tente un sort de réussite. On croise les doigts.”

Un professeur surpris par une démarche aussi inattendue qu’inutile

Julien, enseignant de mathématiques en Île-de-France et correcteur régulier, a corrigé cette copie. Il confie qu’il n’avait jamais vu un tel mélange d’ironie et d’absurde dans un devoir de maths. Loin d’être insultant, le ton restait léger. Mais aucune solution mathématique n’était proposée.

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Julien a tout de même attribué des points sur les deux premiers exercices. Pour le reste, il n’a rien pu valoriser. Selon lui, mieux vaut indiquer clairement que l’on n’a pas su faire plutôt que d’écrire n’importe quoi. Un raisonnement partiel ou une piste, même maladroite, peut être récompensée.

Entre humour et évaluation : la ligne rouge à ne pas franchir

Cette copie pose une question légitime : l’humour peut-il avoir sa place dans une épreuve écrite comme le bac ? Certains enseignants admettent qu’un trait d’esprit, s’il est discret et accompagné d’un vrai travail, peut apporter un sourire au correcteur.

Mais ici, l’humour remplaçait entièrement le travail attendu. Les consignes étaient claires, les attendus précis, et les barèmes rigoureux. Ce n’est pas un espace de stand-up, rappelle un autre professeur.

Quand le ton décalé cache une difficulté ou un abandon face à l’épreuve

Pourquoi un élève choisit-il ce genre de stratégie ? Plusieurs correcteurs y voient un signal de découragement, un manque de préparation ou parfois un réflexe pour masquer un malaise face aux exigences de l’examen.

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Ce genre de copie amuse parfois, mais n’amène jamais une bonne note. Il rappelle surtout l’importance d’arriver préparé et de traiter l’épreuve avec sérieux. L’humour, s’il y en a, ne doit jamais masquer l’absence de contenu.

Source : Ce récit est une fiction librement inspirée de retours de terrain partagés par des professeurs de mathématiques dans le cadre de l’évaluation du bac. Les noms, lieux et situations ont été modifiés pour préserver l’anonymat et éviter toute mise en avant personnelle. Cette histoire s’inscrit dans la série “Histoires de profs”, un regard narratif sur le quotidien et les surprises du monde éducatif.


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