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- Un trio de tête indétrônable… mais aux stratégies bien différentes
- Les écoles de PSL bousculent la donne grâce à l’élitisme scientifique et l’international
- Trois entrées dans le top 20 qui montrent que tout est encore possible
- Une carte de France qui se densifie… mais sur fond de fragilité budgétaire inquiétante
- Classement 2026 : Top 20 des écoles d’ingénieurs
Un trio de tête indétrônable… mais aux stratégies bien différentes
Difficile de détrôner les trois mastodontes du classement : Polytechnique, ENSTA et IMT Atlantique. Mais si leurs positions semblent figées, leurs logiques sont loin d’être identiques.
- Polytechnique continue d’imposer son modèle sélectif, centré sur la recherche de très haut niveau, avec un recrutement ultra compétitif.
- ENSTA, dans son sillage, s’appuie sur une montée en puissance technologique et une synergie efficace avec les autres écoles du plateau de Saclay.
- IMT Atlantique, elle, joue la carte de la décentralisation intelligente : ancrée dans l’ouest, elle séduit par la richesse de ses laboratoires, l’accompagnement de ses étudiants et son ouverture internationale.
Leur point commun ? Une capacité à maintenir un haut niveau d’exigence, tout en adaptant leur modèle aux réalités de terrain. Une prouesse qui n’est pas donnée à tout le monde.
Les écoles de PSL bousculent la donne grâce à l’élitisme scientifique et l’international
Ce qui m’a frappé cette année, c’est la progression fulgurante des écoles d’ingénieurs intégrées à l’université PSL. À commencer par ESPCI, qui réussit l’exploit de grimper au pied du podium. Son secret ? Un recrutement sur le volet, des liens étroits avec le monde académique, et une formation pointue qui séduit les meilleurs profils.
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Même dynamique pour Chimie ParisTech, qui grimpe elle aussi. Ce n’est pas un hasard : l’école pousse ses diplômés vers l’international, multiplie les chaires d’excellence, et tisse des ponts solides avec les grandes entreprises.
Quant à Mines Paris, elle regagne du terrain après une légère baisse l’an passé. Son recentrage sur les doctorats et les profils internationaux paie. L’ensemble de ces écoles prouve que l’élitisme académique reste une stratégie gagnante… à condition d’en maîtriser les leviers.
Trois entrées dans le top 20 qui montrent que tout est encore possible
Ce classement ne se contente pas de confirmer l’existant. Il révèle aussi de belles surprises. Trois écoles intègrent le top 20 cette année, et ce n’est pas un hasard :
- ECPM Strasbourg tire son épingle du jeu grâce à une hausse du niveau à l’entrée et à une belle progression salariale de ses jeunes diplômés.
- ISAE-Supaero, de son côté, profite du regain d’intérêt pour l’aéronautique. Les entreprises se pressent aux événements qu’elle organise, et cela booste son attractivité.
- Enfin, Arts et Métiers remonte en force, portée par une modernisation affirmée de ses cursus et un positionnement très lisible sur les défis industriels.
Moralité : avec une stratégie claire et une spécialisation affirmée, même les outsiders peuvent viser haut.
Une carte de France qui se densifie… mais sur fond de fragilité budgétaire inquiétante
Le classement 2026 ne se contente pas de mettre en avant les élites : il souligne aussi l’émergence de nombreuses écoles en région. Cette année, 174 établissements sont recensés, soit 4 de plus que l’an dernier. Ce chiffre reflète une dynamique d’ouverture, mais aussi une tension croissante.
En effet, les signaux d’alerte se multiplient : baisse du nombre de boursiers dans certaines écoles, pression sur les moyens de recherche, inquiétude sur la pérennité des postes… La CDEFI l’a dit : sans efforts budgétaires conséquents, le modèle des écoles d’ingénieurs pourrait se fragiliser durablement.
Et si demain, des écoles prestigieuses perdaient leur place au classement, non par manque de mérite, mais par manque de moyens ?
Classement 2026 : Top 20 des écoles d’ingénieurs
| Rang | École | Points |
|---|---|---|
| 1 | École polytechnique | 108 |
| 2 | ENSTA | 99,5 |
| 3 | IMT Atlantique | 94,5 |
| 4 | CentraleSupélec | 93 |
| 4 | ESPCI – PSL | 93 |
| 6 | Mines Paris – PSL | 89,5 |
| 7 | Mines Nancy | 89 |
| 7 | Télécom Paris | 89 |
| 9 | École des Ponts | 88,5 |
| 10 | Centrale Lyon | 88 |
| 10 | Centrale Nantes | 88 |
| 12 | Mines Saint-Étienne | 85,5 |
| 13 | ENSAE Paris | 83,5 |
| 14 | INSA Lyon | 82,5 |
| 15 | Chimie ParisTech – PSL | 80,5 |
| 16 | ECPM Strasbourg | 80 |
| 16 | ISAE-SUPAERO | 80 |
| 18 | Grenoble INP – Ensimag | 79,5 |
| 19 | ENSCM Montpellier | 79 |
| 20 | Arts et Métiers | 78,5 |
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Source : Classement l’étudiant EducPro
(Publié le 30.01.2026)


