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« Les cours d'anglais devraient être plus pro...

« Les cours d'anglais devraient être plus proches du quotidien »

Les examens d'anglais mis au point par Cambridge English bénéficient d'une reconnaissance internationale. Pas étonnant, dès lors, que le ministère de l'Education nationale ait décidé de travailler en partenariat avec eux. A l'heure où le gouvernement prévoit la mise en place de certifications en anglais pour les étudiants, comment faire pour rendre l'anglais attractif pour les jeunes ? Cécile Loyer, responsable Marketing de Cambridge Assessment English - Europe, nous éclaire.

Publié le 12 Avril 2018 à 11h39 | | 0 avis

« Les cours d'anglais devraient être plus proches du quotidien »

En 2016, l'étude mondiale QS English at work pour Cambridge English a montré l'écart entre le niveau professionnel d'anglais requis par les entreprises et le niveau réel des salariés. En France, notamment, seuls 58,5 % des ingénieurs ont le niveau requis. Une étude européenne plus ancienne remontant à 2012, Surveylang, a montré que seuls 29 % des élèves de 3ème en France atteignaient le niveau attendu (A2) dans la langue de Shakespeare. Actuellement, les cours d'anglais extrascolaires explosent. Comment donner un bon niveau d'anglais aux élèves français, et surtout, rendre les cours d'anglais plaisants pour eux ?

Comment expliquer l’écart entre le niveau d’anglais des salariés et celui attendu par les entreprises ?

Cécile Loyer : C’est lié bien sûr à l’apprentissage au primaire et au secondaire. C’est également culturel : les français sont très attachés à leur langue. Ils considèrent que parler anglais est un plus, mais pas un prérequis !

Au primaire, l’anglais est maintenant obligatoire dès le CP, ce qui est très bien, mais il y a un manque de suivi d’une année sur l’autre, avec des enseignants qui maîtrisent eux-mêmes plus ou moins bien la langue. Au secondaire, l’Education nationale favorise le multilinguisme. Il faut défendre les autres langues, mais leur apprentissage devrait être optionnel. Dans les pays où on se concentre sur l’anglais, l’Espagne par exemple, le niveau des adolescents dans cette langue est supérieur à la France. En revanche, au secondaire, on observe depuis quelques années un net progrès concernant l’oral et des avancées sur la fixation de buts à atteindre à chaque étape de la scolarité. La France, comme tous les pays européens, utilise maintenant le CECRL (cadre européen de référence pour les langues, niveaux A1 à C2).

 

Que faudrait-il changer dans les méthodes d’apprentissage d’anglais afin qu’il y ait un meilleur niveau des élèves ?

Le nombre d’heures consacrées à l’anglais, qu’il faut augmenter. Il faut aussi privilégier les petits groupes d’apprentissage, une méthode qui existe déjà dans les classes de section européenne. On pourrait aussi organiser les classes d’anglais par niveau, non par âge. De bons 6ème seraient ainsi mélangés avec des 3ème moyens, pourquoi pas ?

Et enfin, on pourrait mettre en place des certifications, tout au long de la scolarité. Là où les certifications Cambridge ont été adoptées (dans 20% des écoles privées de France environ), on parvient à amener les élèves jusqu’au niveau C1 quand ils passent le bac, soit deux niveaux au-dessus de la moyenne nationale..

➜ À voir aussi : Guichet unique et anglais : comment rééquilibrer la balance commerciale en France

 

Vers quel âge devrait commencer l’apprentissage des langues ?

Le plus tôt possible, et de toute façon avant l’âge de sept ans, car l’enfant ne s’est pas encore débarrassé des sons dont il n’a pas besoin dans sa langue maternelle. Il est donc plus à même d’apprendre l’anglais ! Certes, les détracteurs diront que l’acquisition du langage est plus lente quand on apprend plusieurs langues à la fois, mais on peut répondre que l’on prend ensuite plus de recul sur celles-ci, et on maîtrise alors mieux sa langue maternelle. On opère aussi une gymnastique intellectuelle qui est très utile pour les autres matières.

 

Comment travaillez-vous avec le gouvernement, afin de mettre en place des solutions concernant l’apprentissage de l’anglais ?

A l’heure actuelle, 45 000 élèves passent une certification Cambridge English de niveau B1, en seconde section européenne, dans le cadre du contrat avec l’Education Nationale. Depuis dix ans, nous avons aussi formé plus de 2 000 enseignants à l’évaluation, car ce sont eux les examinateurs de cette certification, pour l’oral en particulier. Sur ce dossier, nous rencontrons le ministère plusieurs fois par an et notre collaboration est agréable et fructueuse. C’est sans doute pour cela qu’Edouard Philippe veut travailler avec nous !

 

Comment rendre l’anglais attractif pour les élèves ?

Actuellement, l’anglais est enseigné comme une matière, avec beaucoup de littérature et d’histoire contemporaine, et de « par cœur »… Il faudrait que les cours d’anglais soient plus proches de « l’anglais de la vraie vie ». D’ailleurs, quand les élèves entrent en classe de Seconde européenne, ils disent : « De l’anglais du quotidien, enfin ! ». Par exemple, au lieu de faire étudier aux élèves une restitution du discours de Martin Luther King, les cours devraient leur apprendre à acheter des places de cinéma en anglais et à travailler en groupe sur des situations de la vie de tous les jours.

 

Selon vous, quelles mesures devrait prendre l’éducation nationale pour augmenter le niveau national d’anglais ?

Tous les lycéens devraient avoir une certification de type Cambridge en fin de scolarité. Au bac, il y a un flou artistique qui fait que dès qu’un bachelier a obtenu plus de 10 en anglais, il pense que le niveau B2 est atteint. Or, d’après nos études, seuls ceux qui ont plus de 18 ont vraiment le niveau B2 ! Mais pour moi, tout commence à l’école primaire et je crois vraiment qu’il faut investir dans la formation des professeurs des écoles à l’anglais et à l’enseignement de cette langue.

➜ Voir le dossier : Tout savoir sur les tests d'anglais (TOEIC, TOEFL...)

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