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Témoignage : Estelle et son incroyable échange universitaire à Bombay

Pendant sa dernière année à l'école de commerce Kedge Business School, Estelle a décidé de partir en échange universitaire à l'étranger. Pour ne pas faire les choses à moitié, elle s'est envolée pour quatre mois à Bombay, en Inde. C'était il y a cinq ans, et elle s'en souvient comme si c'était hier. Elle te raconte son expérience !

Publié le 25 Septembre 2018 à 10h53 | | 0 avis

Témoignage : Estelle et son incroyable échange universitaire à Bombay

Pourquoi as-tu choisi l'Inde (et donc Bombay) pour ton échange universitaire ?

Estelle : Il y a eu plusieurs facteurs. Des questions très terre à terre : mon score au TOEIC m’a ouvert la porte à certaines universités, mais pas à toutes. J’avais aussi une contrainte de temps liée à mon statut d’étudiante en apprentissage : je devais trouver une université qui proposait un semestre en 4 mois (oui, c’est paradoxal, et surtout très frustrant de ne pas partir plus longtemps). Mais la raison la plus importante, c’est mon envie de changer d’univers, de sortir vraiment de ma zone de confort (l’univers des écoles de commerce est très privilégié) et de me mettre un coup de pied aux fesses (pardonne moi l’expression).

J’étais chez mon employeur au moment de la “bourse aux échanges” organisée par l’école. Les étudiants sont classés, et les premiers peuvent choisir l’université qu’ils souhaitent. Les places sont tout de même limitées, donc on n’est pas toujours sûr d’avoir une place là on souhaite aller. Quand j’ai reçu le coup de fil, j’avais quelques minutes pour me décider entre l’Autriche et l’Inde (deux universités qui correspondaient à mes critères). J’ai hésité jusqu’à la dernière seconde, et je me suis entendue dire : “L’Inde ! Je valide l’Inde !”. Il a fallu ensuite que j’annonce la nouvelle à mes parents, ils ne s’attendaient pas à cette destination si exotique !

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On parle parfois de "choc culturel" pour certains étudiants qui partent à l'étranger, surtout dans le cas de pays dont la culture est très différente de la nôtre. Est-ce que tu as eu un choc en Inde, où t'es-tu adaptée très vite ?

Estelle : J’ai effectivement vécu un choc culturel. Je l’ai ressenti comme un réveil en sursaut de tous mes sens : le bruit, les odeurs, le goût, la vue, les sensations… Sans parler du côté intellectuel : mes idées, mes certitudes ont été aussi bousculées. Plus concrètement, j’ai été tour à tour émerveillée par la beauté du pays, et attristée voire choquée par certains de ses aspects.

J’ai pu échanger, confronter des idées avec toutes sortes de gens, dont beaucoup d’étudiants de mon âge. Les mentalités sont tellement différentes : on parle beaucoup des castes en Inde, qui sont censées être abolies mais qui restent sensibles. Même les mariages arrangés qui nous semblent si archaïques ne choquaient pas la plupart des étudiants.

Si le séjour s’est bien passé, c’est en grande partie grâce à ces étudiants, à leur accueil, à leur volonté de nous faire découvrir leur ville, leur pays, leur gentillesse et leur patience - quand je leur demandai de répéter pour la énième fois quelque chose que je ne comprenais pas à cause de l’accent.

Il y a malheureusement des choses auxquelles on doit s’habituer très vite, apprendre à se détacher, comme la mendicité. Étant blancs, nous étions sollicités en permanence. Quand on sait que les enfants font la plupart du temps partie de réseaux et que donner entretient les mauvaises personnes, on doit s’obliger à se “blinder”. Pour une grande émotive comme moi, cela n’a pas été évident. En quatre mois, je crois que je ne me suis jamais habituée non plus aux odeurs dans les rues et au bruit constant.

 

Quelles sont les différences, au niveau de l'enseignement, que tu as pu remarquer avec la France ?

Estelle : J’étais dans une quasi-école de commerce, j’ai retrouvé beaucoup de similitudes. Les cours sont en anglais, les promotions sont divisées en groupes d’une cinquantaine d’étudiants. Les professeurs sont très exigeants. Ils valorisent la participation, le travail en groupe. J’étais présente au moment d’un forum avec différentes conférences avec présence obligatoire. On a aussi eu droit une compétition sportive. Tout est organisé par les étudiants.

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Tu as vécu en coloc avec plusieurs étudiants. Comment ça s'est passé ?

Estelle : J’ai retrouvé deux étudiants de mon école de commerce, mais pas de la même promo, donc il a fallu s’apprivoiser. Tout s’est très bien passé, nous sommes restés soudés pendant tout le séjour : pour les cours, les excursions, les voyages, les visites, les repas aussi. C’est avec eux que j’ai fêté Noël cette année-là, avec d’autres étudiants internationaux (allemands et polonais) : l’Inde ne fête pas du tout Noël, donc nous avons fait avec les moyens du bord, et c’était d’autant plus sympa ! Heureusement qu’ils étaient là, pour débriefer de nos journées, parler un peu français...

 

Je sais que tu as écrit un journal de bord à l'époque de ton voyage, illustré avec des photos, que tu as envoyé à quelques personnes. Est-ce que c'était important pour toi de faire cette démarche de partager ton expérience, ou c'était juste un moyen de garder un lien avec ta famille et tes amis restés en France ?

Estelle : Je ne me voyais pas partir en Inde sans partager cette expérience avec mes proches. J’ai donc envoyé de loooongs mails accompagnés de photos pour les tenir au courant de mes aventures. J’ai adoré les écrire. Cela m’a aussi permis de prendre du recul sur ce que je vivais, d’en rire (il ne s’agissait pas de faire peur à mes parents), et de garder des souvenirs. 

 

Qu'est-ce qui t'a le plus plu quand tu as vécu à Bombay, dans la ville et sa culture ?

Estelle : Difficile de choisir une seule chose. La ville en elle-même est extraordinaire. La découvrir avec mes amis locaux était une vraie joie.

Il faut imaginer une ville qui s’étend sur des kilomètres, le long de l’océan, avec des zones et quartiers très différents. La vieille ville, tout au sud, est magnifique, avec ses bâtiments hérités de la colonisation, de la végétation luxuriante qui grimpe sur les immeubles, des marchés fous avec des étals qui croulent sous des fruits magnifiques, la plage où les familles se retrouvent en fin de journée. Un peu plus haut, une langue de terre qui s’avance dans l’eau, avec une mosquée construite tout au bout. En toile de fond, sur la rive, le quartier d’affaires qui ressemble à la Défense. En remontant vers le nord, on croise aussi un bidonville immense, des quartiers résidentiels plus ou moins huppés, le quartier des expat’ avec des boutiques occidentales, des “malls” - ces centres commerciaux immenses -, des animaux - y compris des vaches - qui déambulent, des jardins publics. Encore plus au nord, un immense parc national où l’on peut même voir des tigres…

Cette ville est magnifique, il faudrait y rester des années pour en faire plus ou moins le tour.

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Est-ce que tu aimerais retourner en Inde un jour ?

Estelle : J’en rêve souvent, certains de mes amis m’ont même invité à leur mariage, mais le timing n’était pas bon. Je sais que j’y retournerai un jour, c’est certain. Pour découvrir le Rajasthan et le sud du pays. To be continued...

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