Les Dossiers du Mois :

Parcoursup 2019

Toutes les clés pour réussir Parcoursup !

➜ Voir le dossier

 

Rapport de Stage

Réussir son rappport de Stage :

➜ Voir le dossier

 

Comment survivre en prépa ?

Toutes les clés pour réussir sa CPGE !

➜ Voir le dossier

 

A découvrir : Le métier de Consultant en Transformation Digitale

 

 

Réussir et obtenir son code de la route sur Codedelaroute.fr

 

 

étudier à l'étranger

 

Journées portes ouvertes dans toutes les écoles

Pourras-tu toujours étudier en Angleterre apr...

Pourras-tu toujours étudier en Angleterre après le Brexit ?

Le 31 octobre 2019 approche à grands pas : c’est le jour où le Royaume-Uni quittera l’Union Européenne, peut-être sans accord. Comment les universités anglaises vont-elles être affectées par ce changement ? Que signifie-t-il pour les étudiants français partis en Angleterre via Erasmus+, ou qui souhaitent le faire ? digiSchool t’explique tout dans cet article.

Publié le 02 Octobre 2019 à 11h59 | | 0 avis

Pourras-tu toujours étudier en Angleterre après le Brexit ?

Avant d’entrer dans le vif du sujet, un petit rappel sur le Brexit. Le 23 juin 2016, les Anglais ont voté la sortie de leur pays de l’Union Européenne. Le 25 novembre 2018, l’UE et le Royaume-Uni ont créé un projet d'accord de retrait conclu par le Conseil européen. Dernière étape : la confirmation de l’accord par les parlements britannique et européen. C’est là que les choses se compliquent : depuis plusieurs mois, l’UE et la Grande-Bretagne ne parviennent pas à s'entendre sur les termes de cet accord.

Le départ de l’Angleterre de l’Union Européenne devait initialement avoir lieu le 29 mars 2019, mais le Conseil européen a modifié cette date. Désormais, le Parlement britannique a jusqu’au 31 octobre au plus tard pour approuver l’accord du retrait de l’UE. S’il le fait, l’Angleterre sort de l’UE, et une période de transition commence pour le pays – ainsi que pour tous ses pays partenaires. En revanche, si l’accord n’est pas signé, le pays effectuera une sortie sans accord, un « no deal », de l’UE. Cette deuxième issue est redoutée par beaucoup, y compris en Angleterre : c'est une rupture pure et simple avec l’Union Européenne, qui pourrait donc signifier la fin de tous les partenariats internationaux du pays. Les échanges étudiants comme Erasmus+ sont donc directement concernés.

➜ À voir aussi : [Classement] Londres est la meilleure ville étudiante au monde, Paris perd des places

 

Les universités anglaises se préparent à un « no deal »

Au vu des débats qui agitent actuellement le Parlement en Grande-Bretagne, le « no deal » reste en effet une option à ne pas négliger. Elle est en tout cas prise tout à fait au sérieux par les universités britanniques : plus de 80% d’entre elles se disent « préoccupées » ou « extrêmement préoccupées » par l’impact négatif qu’aurait un Brexit sans accord. C’est ce que révèle l’analyse de Universities UK (UUK) publiée le 16 septembre dernier, et relayée par News Tank. L'enquête a été menée auprès de 75 universités du Royaume-Uni. 100% des établissements interrogés se disent toutefois « préparés à l’éventualité d’un no deal après avoir pris de nombreuses précautions en ce sens » : 48% le sont « modérément » et 52% se disent « totalement ou bien préparées » à cette éventualité.

Plusieurs universités ont ainsi déclaré qu’elles se préparaient à stocker de la nourriture afin de fournir les étudiants en résidence en cas de no deal. D’autres ont préparé ou envisagé de préparer des réserves de fournitures essentielles. Les hôpitaux universitaires reliés aux services régionaux hospitaliers ont révélé avoir « discuté de plans d’urgence avec leurs fournisseurs » concernant l’approvisionnement en produits pharmaceutiques et fournitures médicales. Sans surprise, 61% des universités jugent que le recrutement des étudiants (34%) ainsi que l’accès aux programmes de recherche et de financement (27%) seraient les domaines les plus touchés en cas de no deal.

➜ Voir la rubrique : Guide pays par pays pour étudier à l'étranger

 

Erasmus+ et le Brexit : que va-t-il se passer ?

Là encore, tout dépend de ce qui adviendra le 31 octobre. Le programme Erasmus+ devrait se poursuivre malgré le Brexit, à condition que l’accord entre le Royaume-Uni et l’UE soit ratifié. En cas de no deal, en revanche, les partenaires britanniques du programme d'échange universitaire deviendront à leur tour inéligibles dans les projets Erasmus+ en cours. Le Royaume-Uni lui-même deviendra une « destination inéligible » pour toutes les mobilités Erasmus+ dès sa sortie sans accord de l’UE, selon le site d’Erasmus+.

A quelques cas spécifiques près. Ainsi, les étudiants qui seraient déjà en train d’effectuer un échange Erasmus+ au moment où un no deal surviendrait pourront le mener à terme. En outre, 93% des universités interrogées par UUK ont encouragé les étudiants de l’UE à sécuriser leur statut de résident. L’enquête indique aussi que 90% des universités anglaises ont décidé quels programmes Erasmus+ seraient couverts par la Commission européenne, et lesquels le seront par la garantie du gouvernement.

No deal ou pas, le Brexit a déjà un impact sur les échanges universitaires en Angleterre. En effet, d’après l’enquête d’UUK, 50% des établissements interrogés ont remarqué un changement concernant la demande des étudiants de l’UE.

Que se passera-t-il le 31 octobre prochain ? digiSchool te tiendra bien entendu au courant.

➜ À voir aussi : #ErasmusDays 2019 : trois jours de célébration du programme Erasmus +