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Les stratégies de recrutement des écoles de commerce et d'ingénieurs

Lycéens de premières et terminales, vous n’avez pas pu y échapper : la grande valse de séduction des écoles post-bac bat son plein. Alors que la première étape de la procédure APB vient de commencer, les établissements d’enseignement supérieur multiplient les initiatives pour attirer les futurs bacheliers. Présence sur les salons, portes ouvertes, rentrée décalée, admissions parallèles ; tous les moyens sont bons pour se faire connaitre et séduire un maximum d’étudiants. Quels sont les principaux biais de recrutement ? Comment les écoles s’y prennent-elles pour attirer les étudiants ? Quels profils recherchent-elles ? Media Etudiant est allé à la rencontre des principaux intéressés afin de comprendre les grandes manœuvres de communication des écoles privées. Enquête.

21 Janvier 2013 à 15h34 | | 0 avis

Les stratégies de recrutement des écoles de commerce et d'ingénieurs


Les salons étudiants, pierre angulaire des stratégies de recrutement

Toutes les écoles s’accordent pour le dire : la présence sur les salons reste le meilleur moyen pour rencontrer les étudiants tout en améliorant sa notoriété et son image de marque. Claire Desroches, chargée de mission recrutement pour l’école d’ingénieur CPE Lyon, nous explique d’ailleurs que la fréquentation n’a cessé de progresser ces dernières années : « Nous avons multiplié par 1,3 le nombre de plaquettes distribuées lors des salons en 2013 » s’exclame-t-elle. Autre motif de satisfaction, l’intérêt croissant des jeunes : « les étudiants sont bien mieux informés qu’il y a cinq ans et la plupart arrivent avec des questions ciblées » se réjouit-elle.

Nous avons multiplié par 1,3 le nombre de plaquettes distribuées sur les salons

Rien d’étonnant donc à ce que les écoles sillonnent l’Hexagone à la recherche de leurs futurs élèves. Ceci est d’autant plus vrai pour les écoles qui possèdent divers sites en France, à l’instar de l’IDRAC (Amiens, Bordeaux, Grenoble, Lyon, Montpellier, Nantes, Nice, Paris, Toulouse et Villeneuve d’Asq), de l’ESAM (Lyon, Toulouse et Paris) ou de l’INSA (Lyon, Rennes, Rouen, Strasbourg, Toulouse). Plus étonnant, l’EIGSI La Rochelle qui n'est implantée en France qu'à La Rochelle, multiplie également les déplacements en France. « Nous étions présents au salon de Bordeaux, de Paris, de Nantes, de Rennes et de Lyon » nous confie Houda Tlahig enseignant-chercheur au sein de l’EIGSI. « Le but est d’élargir notre recrutement à la France entière. Cette année, 25% de nos étudiants proviennent de la région Ile-de-France et 25% du grand Ouest » précise-t-elle.

Même les écoles qui ne recrutent qu’à Bac +2, admettent qu’il est indispensable d’être présent aux salons lycéens. Natasha Pietruska, responsable communication de l’IGS, nous explique ainsi que « si pour les futurs bacheliers, nous jouons plus un rôle de conseiller d’orientation, l’intérêt est réel et se mesure à long terme. Les étudiants se souviennent de nous et intègrent ensuite notre école à Bac +2. Ceci est d’autant plus vrai, avoue-t-elle, que l’intérêt des lycéens pour les métiers liés aux ressources humaines s’est accru depuis que l’option RH existe en première et terminale STG. »


« Nous privilégions avant tout le contact humain »

Si les écoles possèdent aujourd’hui un site Internet et un compte Facebook, toutes entendent répondre aux demandes des élèves en matière de proximité. Natasha Pietruska, responsable communication de l’IGS admet ainsi que « les élèves souhaitent bénéficier de contacts humains, de rendez-vous personnalisés et de réunions d’information ». C’est bel et bien afin de répondre à ces exigences que l’IGS privilégie le mode des ambassadeurs. « Nous ne sommes pas adeptes d’une communication agressive. Ce sont nos élèves qui se rendent directement dans les lycées pour partager leur expérience » explique-t-elle. « Il n’y a rien de mieux qu’une relation d’élève à élève » confirme Claire Desroches, chargée de mission recrutement pour l’école d’ingénieur CPE Lyon.

Afin de renforcer cette communication de proximité, l’INSA organise des interventions régulières au sein des lycées de banlieue et des lycées ruraux. « Nous encourageons vivement ces élèves. Ils passent le même concours que les autres mais bénéficient d’un accompagnement plus poussé durant le cursus » argumente Anna Loehr chargée de mission au centre diversité réussite de l’INSA Lyon. Afin de faire tomber les clichés sur les ingénieurs et multiplier les passerelles entre le lycée et le secondaire, les étudiants de l’INSA effectuent des tutorats au sein des lycées. « Les projets scientifiques sont des prétextes pour rencontrer les lycéens et leur présenter la réalité des études et des métiers. Il est essentiel que les jeunes rompent avec l’image désuète qu’ils ont de l’ingénieur » explique Anna Loehr.

L’école d’ingénieur CPE Lyon est également adepte des interventions dans les lycées. « Nous réalisons des conférences à la carte à la demande du chef d’établissement ainsi que des visites de l’école » nous présente la chargée de mission recrutement. Quant aux journées portes ouvertes, elles ont lieu en décembre pour les terminales et en mars pour les premières.

Certains élèves de terminales qui ont vu leurs premiers choix refusés recherchent encore leur orientation en juin

L’école Supérieure de Commerce IDRAC organise, pour sa part, des portes ouvertes en décembre, en février, en mars et même en juin. Nous avons interrogé Alain Scappaticci, directeur de la Promotion de l’école, sur l’intérêt d’organiser des portes ouvertes en juin, alors que le dispositif APB ouvre fin janvier. « Certains élèves de terminales qui ont vu leurs premiers choix refusés recherchent encore leur orientation en juin » analyse-t-il. « Les réponses des établissements et les phases d’admission se déroulent cette année du 13 juin au 19 juillet 2013. Chaque année, nous assistons en juin, juillet et septembre à une seconde vague de recrutement » poursuit-il.


Facebook, plus une vitrine qu’un réel outil de recrutement

Posséder une page Facebook ou un compte Twitter est aujourd’hui essentiel pour un établissement s’adressant directement à la génération Y. Si toutes les écoles que nous avons rencontrées ont mis en place une stratégie de communication digitale, peu identifient Facebook comme un biais efficace de recrutement. « Facebook participe à l’animation de la vie de l’école, c’est une vitrine indispensable » admet Roselyne Hubert, directrice de l’ESAM. « Twitter et Facebook ne sont pas des outils de recrutement. Ils contribuent surtout à accentuer le sentiment d’appartenance à une communauté » décrypte Natasha Pietruszka directrice de la communication de l’IGS. Anna Loehr de l’INSA, avoue en revanche que « de nombreux lycéens contactent les élèves des groupes de promotion Facebook afin d’obtenir des renseignements sur le concours ou le CROUS notamment. »


Favoriser la réorientation en permettant les admissions parallèles et les rentrées décalées

Afin de recruter un maximum d’étudiants, certaines écoles Post-Bac organisent des rentrées décalées et mettent en place un système d’admissions parallèles. C’est notamment le cas de l’IDRAC qui propose aux « déçus de la fac » deux secondes rentrées, une en janvier et une en février. Alain Scappaticci, le Directeur de l’école, offre aussi aux étudiants la possibilité d’intégrer l’IDRAC à Bac +3. « Cette admission sur titre concerne les élèves souhaitant des études plus longues ou ceux désirant bénéficier d’une dimension plus internationale dans leur cursus » explique-t-il.

Pour Roselyne Hubert, la directrice de l’ESAM, la principale motivation des étudiants qui intègrent l’école de commerce à Bac+3 est la recherche d’une spécialité différente : « les masters management international, management et développement des entreprises et création d’activité et entrepreneuriat sont recherchés. »

Au sein de l’INSA, les admissions parallèles en 3ème année sont également possibles, après un IUT, une prépa et plus rarement après un BTS. Claire Desroches, chargée de mission recrutement au sein de CPE Lyon note également la hausse des recrutements à Bac+2. « La plupart ont effectué un DUT GI ou GTR. Nous recevons également beaucoup d’étudiants en médecine qui ont été mal orientés » explique-t-elle. L’EIGSI La Rochelle propose également des admissions sur titre en 3ème année après une prépa Maths Sup ou Maths Spé. « Il est également possible d’intégrer l’école après un DUT ou un BTS, a condition toutefois d’être major de promo » nous précise un des élèves de l’EIGSI La Rochelle. Une année passerelle de remise à niveau est alors effectuée par les élèves de DUT et de BTS avant de réintégrer le cursus classique.


Elargir la cible

Cette année de remise à niveau permet d’élargir les critères de recrutement. Ainsi, si l’EIGSI La Rochelle recrute essentiellement (à 90%) des élèves titulaires d’un Bac S, l’école d’ingénieur ouvre de plus en plus ses portes à des élèves de STI : cette année sur 130 élèves, 10 proviennent de filière STI.

90% de nos étudiants ont un Bac S mais l'INSA développe une formation spéciale pour les élèves de STI

C’est également le cas de l’INSA qui entend promouvoir la diversité. « 90% de nos étudiants ont un Bac S, mais nous développons une formation dédiée spécifiquement aux élèves de STI. Durant les deux premières années de cette formation, les élèves bénéficient d’une formation pédagogique par l’autonomie. De nombreux travaux sont effectués en groupe et les heures de mathématiques et de physiques sont nombreuses. Le but est de leur permettre de rattraper leur retard afin de rejoindre le cursus classique en 3ème année » expose la chargée de mission au centre diversité réussite de l’INSA Lyon. Cette dernière souligne l’importance de ce processus de recrutement dans une société où la reproduction sociale est encore forte : « aujourd’hui encore, de nombreux élèves veulent devenir ingénieur parce que leur papa est ingénieur. Il est essentiel de rompre avec cette vision endogamique de l’enseignement supérieur. »

Propos recueillis par Pauline Raud

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