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MOOC sur FUN : un an après, les écoles nous c...

MOOC sur FUN : un an après, les écoles nous confient leurs impressions

Lancée par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche en octobre 2013, FUN (France Université Numérique) est une plateforme de MOOC (Massive Open Online Courses) mise à disposition des établissements de l’enseignement supérieur français et de leurs partenaires académiques dans le monde entier.

09 Septembre 2014 à 14h30 | | 1 avis

MOOC sur FUN : un an après, les écoles nous confient leurs impressions

 

Ces cours sont élaborés par les professeurs des universités et écoles françaises et abordent des thèmes aussi variés que l’histoire, les mathématiques, la santé, la philosophie, le droit, le management. A titre d’exemple, vous pouvez actuellement suivre le MOOC « Créer et développer son association étudiante », « Introduction à l’économie de l’innovation » ou encore « Droit des entreprises ».

 

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Enquête sur les MOOC

 

Parmi les écoles proposant des cours en ligne sur FUN, Polytechnique, Centrale Paris, Grenoble INP et l'Institut Mines-Télécom ont répondu à nos questions. L’occasion de recueillir les impressions de ces acteurs de l’éducation numérique et de dresser un état des lieux de cette nouvelle forme d'enseignement, presque un an après la sortie de FUN.

 

Pourquoi proposer des cours sur FUN ?

L’École Polytechnique fait figure de pionnière dans la galaxie des MOOC. Avant même de proposer des cours sur FUN, avant même que FUN n’existe, cet établissement s’était lancé début 2013 dans la conception de MOOC en français sur la plate-forme américaine Coursera.

 

Puis l’École Polytechnique a en plus proposé des cours sur FUN. « Cela nous permet de toucher un public francophone plus ciblé, notamment en Afrique du Nord où ce qu’il se passe sur cette plateforme est suivi avec attention. C’était également pour nous l’occasion de soutenir une initiative importante du Ministère de l’Enseignement et de la Recherche qui permettra aux Universités françaises d’avoir accès à une plateforme de qualité » explique Eric Vantroeyen, Chargé de mission e-learning à l’École polytechnique.

 

Pour Etienne Dages-Desgranges, responsable de la communication externe de l'Ecole Centrale Paris, « L'offre de cours en ligne ouverts à tous répond désormais à une demande. Il était logique pour Centrale Paris de participer au projet ambitieux de création d'un portail de cours francophone par le gouvernement français. Nous nous réjouissons d'être l'un des principaux pourvoyeurs en France. »

 

Quant à l'Institut Mines-Télécom, Nicolas Sennequier, directeur de la stratégie nous explique que Les Mines Telecom ont proposé des MOOC sur FUN pour trois raisons : « la visibilité nationale qu’offre FUN, la simplicité contractuelle et la gratuité de la procédure. »

 

Les MOOC, une facette de l’éducation digitale

Conscientes des bouleversements inhérents à l’explosion des usages digitaux, les écoles s’accordent à dire que l’éducation se digitalise clairement et que les MOOC sont un aspect, une étape de ce virage vers le numérique. « La révolution numérique se fait sentir dans tous les secteurs d’activité et l’enseignement n’y échappe pas » analyse Eric Vantroeyen, Chargé de mission e-learning à l’École polytechnique. « Il est clair que les MOOC tels que nous les connaissons actuellement vont évoluer mais ils ont et auront un impact important sur l’enseignement. » poursuit-il.

 

La révolution numérique se fait sentir dans tous les secteurs d’activité. L’enseignement n’y échappe pas.

 

Florence Michau, responsable des TICE au sein de Grenoble INP qui propose le MOOC « Des rivières et des hommes » sur la plateforme FUN partage en tout point cette analyse : « il est certain que le phénomène des MOOC va durablement impacter la sphère de l'éducation, il y aura toutefois des évolutions de forme et de modèle économique. » Nicolas Sennequier, directeur de la stratégie de l’Institut Mines-Télécom valide également cette théorie sur le devenir de l’éducation digitale : « Les MOOC sont une étape dans la transformation numérique de l'enseignement supérieur. Même si les MOOC sous leur forme actuelle disparaissent, le phénomène de transition vers le numérique va s'amplifier. »

 

Un bilan positif

Lorsqu’on interroge les écoles sur les retours obtenus, le bilan est dans l’ensemble positif. « Le taux de satisfaction est très élevé chez les participants » constate Etienne Dages-Desgranges, responsable de la communication externe de l’Ecole Centrale Paris. Pour Nicolas Sennequier, directeur de la stratégie de l’Institut Mines-Télécom, « le nombre d'inscrits pour les MOOC est satisfaisant et le taux de rétention est inférieur à nos attentes. »

 

Le nombre d'inscrits pour les MOOC est satisfaisant et le taux de rétention est inférieur à nos attentes !

 

Eric Vantroeyen, Chargé de mission e-learning à l’École polytechnique, avoue également que le nombre d’inscrits (près de 10 000 inscrits par MOOC) est « très encourageant » et que « les messages de remerciement de la part des personnes qui ont suivi nos MOOC sont également le reflet d’un taux de satisfaction très élevé. » Il nuance cependant en précisant que le nombre d’inscrits est relativement élevé alors que le nombre de personnes qui suivent sérieusement un MOOC est plus faible. « S’inscrire à un MOOC ne demande que quelques clics alors que suivre sérieusement un MOOC demande un investissement. »

 

S’inscrire à un MOOC ne demande que quelques clics alors que suivre sérieusement un MOOC demande un investissement. 

 

Toutefois, preuve que les MOOC séduisent et que les écoles en tirent un bilan positif, l’Institut Mines-Télécom et Polytechnique prévoient la sortie de nouveaux MOOC sur FUN. « Ces premiers MOOC nous ont permis d’acquérir une expérience très enrichissante. Le retour des internautes sur les MOOC dispensés a été particulièrement motivant, ce qui a encouragé tous nos enseignants à planifier une nouvelle session de leur MOOC » raconte la chargée de relations presse à l’École polytechnique.

 

MOOC et SPOC : concurrence ou complémentarité ?

De nouvelles formes de cours en ligne font leur apparition ces derniers mois, comme les SPOC (small private online class) ou encore la Faculté Ouverte de Paris. La plupart des écoles proposant des cours sur FUN ne voient en aucun cas cette tendance comme une concurrence. « Ce sont des offres différentes, les MOOC s'adressent au plus grand nombre, gratuitement, avec un panel très large de cours. La faculté ouverte de Paris propose, à l'image du CNED, des cours à distance, en ligne, qui sont une formation diplomantes et les SPOC concernent un public restreint dans le cadre privé d'une institution d'enseignement » rappelle justement le responsable de la communication externe de l’Ecole Centrale Paris.

 

Pour Florence Michau, responsable des TICE au sein de Grenoble INP, « ces différents dispositifs ne sont pas concurrentiels mais plutôt comme complémentaires. On peut en effet imaginer un MOOC qui se poursuit par un SPOC pour les apprenants souhaitant aller plus loin » explique-t-elle. Même son de cloche pour Nicolas Sennequier, directeur de la stratégie de l’Institut Mines-Télécom : « les SPOC et les MOOC sont deux objets différents, avec des objectifs différents. Il n'y a donc pas de concurrence, ils sont plutôt complémentaires. »

Les avis sur cet article
Alain Astouric

20 / 20

OK, l'acquisition de savoirs passe par la communication et le numérique en est l'archétype. Mais attention, la com n’est pas à elle seule la pédagogie. La pédagogie est faite aussi de chair, de sentiments et d’émotions dont les outils électroniques ne sont pas (encore?) capables : Ne reproduisons pas une fois de plus (et à grande échelle) l'erreur qui consiste à confondre quantité et qualité de l’information (cf. Réussir vos interventions de formation, livre 160 p.) http://astouric.icioula.org/
Par

Alain Astouric

- le 10 Septembre 08h46
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