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Interview : Denys Chomel, co-fondateur de l'HETIC

Interview : Denys Chomel, co-fondateur de l'HETIC

16 Mars 2011 à 00h00 | | 0 avis

Interview : Denys Chomel, co-fondateur de l'HETIC

Denys Chomel, chargé du développement et du recrutement à l'HETIC (Hautes Etudes en Technologies de l'Information et de la Communication) nous présente son établissement. L'occasion également de discuter du regard particulier (et innovant) de l'HETIC sur la formation aux métiers de l'internet, et de discuter de l'évolution des métiers et du milieu du web depuis 10 ans.

Dans quel contexte l'HETIC a-t-elle été créée ?

Denys Chomel HETICElle a été fondée en 2001 par le rapprochement d'une école d'ingénieur et d'un centre de formation professionnelle. A l'époque, on sentait le basculement sur l'économie numérique.

L'équipe de l'école a dès le début constaté qu'internet n'allait pas seulement entrainer une modification des métiers mais aussi une transformation de l'entreprise, des territoires, de l'urbanisme... Nous pensons que les 20 ans à venir sont dans cet ordre là.


Qu'est-ce que cela change dans la formation ?

A l'HETIC, nous considérons que la découpe classique entre écoles de commerce, écoles d'ingénieurs, écoles de communication... est obsolète. Je pense que la plupart des établissements se trompent en "cloisonnant" les formations : graphiste, technicien...

Aujourd'hui, pour travailler sur internet, il ne faut bien sûr pas savoir tout faire. Mais il faut tout comprendre.


Comment le cursus de l'HETIC fonctionne-t-il ?

Nous proposons un cursus en 5 ans, et le diplôme HETIC d'Expert en Ingénierie et Management de la Communication est reconnu par l'Etat au niveau I (bac +5). La spécificité de l'HETIC, c'est qu'il n'y a pas de distinction en les filières. La formation permet aussi bien de travailler à des postes de technique, que de business developpement ou de gestion des médias.

Bien sûr, nous sommes conscients qu'à Bac +5 il n'y a pas de postes généralistes. Les étudiants vont simplement pouvoir se spécialiser tout au long de la formation grâce à une organisation propre à l'HETIC. Je dirais que nous sommes une "école entreprise", en quelque sorte...


Comment cette professionnalisation se met-elle en place ?

En 3ème année, l'école commence à se transformer en entreprise : les étudiants réalisent des sites internet, des newsletters... pendant un tiers de leur temps. En 4ème année, la promotion va vraiment se transformer en agence, via la Junior entreprise Synerg'heTic. Le fait d'avoir des rémunérations pour ces projets, commandés par de vrais clients, leur permet d'acquérir la fiabilité nécessaire dans le milieu professionnel.

Enfin, ils passent 16 mois en entreprise : 4 mois en stage à temps plein puis 6 mois en contrat pro à mi temps et 6 mois en contrat pro à temps plein.

A travers les expériences professionnelles au sein de l'école puis en stage et en contrat pro, ils vont pouvoir se spécialiser. Ils vont acquérir une dimension professionnelle sur les compétences propres au métier qu'ils souhaitent exercer, mais aussi apprendre à travailler en équipe.

étudiants HETIC


Quels sont les débouchés possibles après l'HETIC ?

Un grand nombre d'étudiants vont aller vers des postes de chef projet, ou de directeur artistique junior / graphiste interactif. Il y a aussi des webdesigners, des personnes chargées du référencement, un enjeu de plus en plus important pour les entreprises aujourd'hui, des community managers. Enfin, il y a des entrepreneurs qui vont soit fonder leur entreprise soit devenir le numéro 2 ou numéro 3 d'une start-up.


Qu'est-ce qui, selon vous, différencie les postes dans le web des métiers "classiques" ?

Le fait de cloisonner les métiers n'est pas bon. Il y a un réel besoin de cadres, de stratèges qui auront des compétences transversales. Internet permet de changer les lignes. Désormais, des gens qui ne sortent pas des grandes écoles de commerce et d'ingénieurs peuvent avoir des postes très haut placés.

D'où l'intérêt des employeurs pour des jeunes diplômés à bac +5 qui n'ont pas été "cloisonnés".


Quelles tendances voyez-vous émerger dans les métiers de l'internet ?

Je dirais qu'il y a deux tendances principales. D'une part, une complexification des métiers. Le référencement, par exemple, est devenu de plus en plus pointus. On voit également de nouveaux outils qui émergent : dans 5 ans, il y aura la géo localisation, les mobiles, la réalité augmentée, l'internet de l'objet... Toutes ces évolutions qui s'accumulent rendent les métiers de plus en plus complexes.

Il y a aussi une vraie intensification. Contrairement à il y a 10 ans, internet n'est plus du tout le Far West. Le niveau s'est élevé, et les entreprises font face à un danger permanent, notamment au niveau de leur communication qui peut très vite déraper...


Quel regard avez-vous sur les nouvelles écoles qui vont ouvrir (EEMI, Sup'Internet, ESCEN...) ?

Aujourd'hui, l'angoisse des entreprises sur internet c'est le recrutement. C'est un peu "la" difficulté pour les années à venir. C'est donc une bonne chose que d'autres écoles ouvrent. Mais je crois en notre positionnement, qui me semble plus en phase avec la réalité du terrain aujourd'hui.


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