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Le premier diplôme français en droit animalie...

Le premier diplôme français en droit animalier enseigné à l'Université de Limoges !

Le limousin en phase de devenir le nouveau haut lieu de la cause animale ? Ne gloussez pas trop vite, c'est aujourd'hui au pays de la viande que le tout premier diplôme en droit animalier voit le jour. Coup de projecteur sur un cursus prometteur. 

Publié le 24 Septembre 2016 à 10h00 | | 0 avis

Le premier diplôme français en droit animalier enseigné à l'Université de Limoges !

Un peu d'histoire

Le concept est neuf mais le débat ne date pas d'hier. Il y a plus de 200 ans Rousseau reconnaissait déjà des qualités sensibles aux animaux. Dans sa préface du Discours sur l'inégalité, il en déduisait même des devoirs à la charge des hommes. Depuis, nombreux sont les penseurs ayant planché sur le sujet.

Les législations ont également fleuris en Europe. Le code civil allemand pour exemple, distingue depuis 1990 l'animal des choses. La France, mauvaise élève en la matière, considérait encore l'animal comme un élement du patrimoine, et ce jusqu'en ... 2015 ! Heureusement, la loi du 16 février de la même année, a changé la donne, grâce à la requalification des animaux, non plus comme des biens mais comme des êtres vivants doués de sensibilité

Aujourd'hui de petits changements institutionnels s'opèrent, la formation proposée par la faculté de Brive-la-Gaillarde en Corrèze, une ramification de l'université de Limoges, est l'une des plus novatrice.

➜ À voir aussi : Le droit des animaux fait son apparition à la fac !

 

Une formation en droit animalier inédite en France

Suite aux boulversantes révélations livrées par l'association L214 à propos des conditions d'abattage, les rangs des défenseurs d'animaux ont encore gonflés cette année. A tel point qu'une université propose désormais un diplôme mettant à l'honneur le droit animalier.

Ce premier cursus universitaire, mis en place par l'Université de Limoges, rassemble pour la rentrée 2016, 29 élèves sélectionnés parmis plus de 80. L'enseignement s'étalant sur deux semaines, est assuré par plusieurs professeurs de droit. L'objectif : "faire avancer la protection des animaux". Il est donc question d'une spécialisation complémentaire et non d'un master à part entière, car les débouchés sont encore restreintes selon l'équipe pédagogique.

Elaboré par des professeur de droit, en partenariat avec l'association 30 millions d'amis, la formation s'adresse aux étudiants désireux d'approfondir une spécialité souvent méconnue, bien qu'elle touche à diverses branches du droit, (droit civil, pénal, environnemental, rural) mais des professionels peuvent également y accéder.

Une première dans les cursus juridique français qui a le mérite de rassembler des profils très divers. Souvent militantistes ou passionés, avocats, magistrate, professeurs, ancien chef d'entreprise, attachés territoriaux et étudiants, se rencontrent et se rassemblent autours d'une même problématique : comment élaborer des propositions juridiques efficaces pour faire respecter le droit animalier ?

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Quelle reconnaissance pour un cursus à peine née ?

Le diplôme universitaire, d'un montant de 250 à 1 050 euros selon les profils, suscite quelques railleries du côté des professionels, ne voyant dans cette initiative qu'une formation supplémentaire sans grande envergure.

S'il est vrai que les changements se font encore attendre au niveau législatif, de timides progrès demeurent notables. Ce mardi 20 septembre, un rapport a été publié par la comission d'enquête du Parlement à propos des conditions d'abattage, comprenant plus de 60 propositions formulées par les parlementaires, pour améliorer le bien être animal

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