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Suite au bizutage du CHU de Toulouse, une enqu...

Suite au bizutage du CHU de Toulouse, une enquête interne a été ouverte

La semaine dernière, 250 étudiants infirmiers, en première année au CHU de Toulouse, ont subi un important bizutage. Une enquête interne a été ouverte.

Publié le 10 Septembre 2018 à 18h27 | | 0 avis

Suite au bizutage du CHU de Toulouse, une enquête interne a été ouverte

Un bizutage dégradant

Selon le Huffington Post, mercredi 5 septembre, les étudiants infirmiers de deuxième année du CHU de Toulouse y sont allés fort sur l'intégration des première année.

Surpris dans un amphithéâtre, les nouveaux étudiants, pour certains mineurs, ont été attachés par deux à l'aide de scotch, puis se sont retrouvés aspergés de différents produits : eau, œufs, farine, ketchup, vinaigre, mousse à raser, ail, pâtée, soupe de poisson, etc. Un vrai calvaire, suivi d'une douche qui n'est même pas parvenue à calmer l'odeur, selon le témoignage d'une étudiante.

Certains ont dû porter des couches sur la tête, d'autres ont dû arborer le mot « bizut » écrit en gros sur la poitrine. Les première année ont été forcés de chanter une chanson obscène portant entre autres sur la fellation. Et impossible pour eux de refuser ou de partir !

En bref, ce bizutage a duré une heure pendant laquelle il n'a été question que d'humiliation et de domination de la part des deuxième année, sous le seul prétexte que ceux-ci auraient subi la même chose l'année précédente.

➜ À voir aussi : La fin du concours d'infirmier

 

Le CHU pointé du doigt

Selon la CGT, le CHU de Toulouse devait être au courant de ce que les deuxième année avaient prévu, mais n'a pourtant rien fait. De plus, il paraîtrait que la direction a interdit aux étudiants bizutés de parler de cet épisode. Une attitude contraire aux valeurs hospitalières, que le CHU dément.

Devant la gravité des faits, le CHU de Toulouse est amené à prendre des mesures pour punir les responsables. Selon France Info, il a ouvert une enquête interne, soutenue par Frédérique Vidal, la ministre de l'Enseignement supérieur, qui a dénoncé cette pratique dégradante. Cependant, aucune procédure judiciaire n'a été lancée. Pourtant, le bizutage reste illégal.

➜ Voir le dossier : Université

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