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«La philosophie est une filière ouverte à d'autres horizons»

C'est la rentrée et de nombreux lycéens se posent des questions sur leur orientation. Cette semaine, Elena, une ancienne bachelière, revient sur son parcours postbac pour partager ce qu'elle a vécu, et notamment à travers la filière philosophie à la fac.

Publié le 31 Aout 2016 à 09h30 | | 0 avis

«La philosophie est une filière ouverte à d'autres horizons»

Quel est votre profil ?

J'ai actuellement 22 ans, et j'ai obtenu mon baccalauréat il y a maintenant 5 ans. J'ai d'abord effectué une première année en Musicologie en parallèle à ma première année de philosophie, pour finalement obtenir une licence en Philosophie. Désormais, je termine mon master II Philosophie spécialisé dans le domaine de l'image. Après plusieurs stages au sein de différentes rédactions, j'effectue actuellement un stage de rédactrice web.

➜ À voir aussi : Réorientation à l'université : Comment se réorienter entre deux semestres ?

 

Pourquoi avoir choisi la philosophie ?

Après un bac L, j'ai développé un goût certain pour l'écriture et la philosophie, raison pour laquelle je me suis orientée vers une licence de philosophie. Je désirais réellement approfondir mes savoirs dans ce domaine-ci et surtout, je ne me voyais pas intégrer un cursus fermé sur lui-même. A l'inverse, la philosophie représentait un domaine ouvert sur d'autres horizons. 

Ce qu'il faut savoir, c'est que lorsque vous annoncez à quelqu'un que vous souhaitez faire des études en philosophie, celui-ci vous regarde étrangement avant d'affirmer "tu souhaites devenir enseignant?". Cela semble être une évidence mais sachez que la plupart des étudiants que j'ai pu rencontrer au cours de mon cursus n'envisageaient pas de devenir enseignants, et même pire, considéraient cette issue comme un échec.

Sur une promotion de 50 personnes, seules quatre ou cinq maximum deviendront enseignants. La plupart s'arrêtent à une licence et complètent leur parcours par une autre formation. Personnellement, au-delà de l'intérêt que je portais à ces études, la fin n'était pas d'enseigner mais plutôt d'évoluer dans le domaine de la rédaction

Vous vous plairez en philo si vous possédez une âme vagabonde et un certain sens de l'irréel

 

Décrivez-nous l'enseignement reçu en philosophie.

Il s'agit d'un enseignement assez généraliste. Le but est d'acquérir les savoirs de base sans aucune spécialisation, dans un premiers temps.
En licence, on vous impose des cours de méthodologie (qui je l'avoue, sont d'une utilité bien douteuse), on tente de vous garnir d'une culture philosophique approfondie que vous n'avez peut être pas encore, à travers des cours de Philosophie contemporaine, ancienne, métaphysique, logique... Un enseignement très intéressant, même si les cours de langue eux, ne sont pas d'aussi bonne qualité. Du moins, dans ma fac.

Bien sûr, si vous envisagez un tel cursus, il ne faut pas être effrayé par la lecture de livres, par la réflexion et par la rédaction puisque dès le Master, on vous demandera de rédiger un mémoire qui devient assez conséquent en Master II. L'année qui m'a le plus intéressée a été celle de Master II car on peut enfin se spécialiser dans une philosophie particulière. En ce qui me concerne j'ai choisi la philosophie de l'image et j'ai beaucoup appris. Ce choix m'a aussi permis de mettre en lien mes expériences professionnelles avec ma formation.

➜ Voir le dossier : Se réorienter à Bac+1 : pistes et conseils

 

Quels pièges et écueils sont à éviter ?

Les aléas de cette formation subsistent pour les étudiants en philosophie qui ne désirent pas enseigner, c'est-à-dire 90% d'entre eux. En effet, comme tout les enseignements universitaires, il n'y a pas vraiment de préparation à la vie professionnelle. Les étudiants ne se voient aucunement imposer de stage. Lorsqu'enfin un stage est exigé, c'est à la fin de leur cursus, c'est-à-dire en Master II, ce qui est déjà tard. Déjà tard, car ces étudiants arrivent dans la vie professionnelle sans aucune qualification concrète, juste des théories qui ne leur permet que d'effectuer un stage dans des lycées.

Personnellement, je m'étais déjà préparée à cette réalité, raison pour laquelle j'ai très tôt entamé des stages dans le domaine de la communication visuelle et de la rédaction web. Mais même en décidant de réaliser des stages de sa propre initiative, l'université ne vous délivre pas toujours les fameuses conventions de stage, et pour cause, ces stages ne font pas partie de votre cursus.

Si vous souhaitez vous lancer dans un tel cursus et que vous ne désirez pas devenir enseignant, deux opportunités s'offrent à vous:

  • vous réorienter après une licence
  • multiplier les expériences professionnelles 

L'enseignement y est néanmoins complet et très intéressant, je ne regrette pas mon choix. Vous vous y plairez surement si vous possédez une âme vagabonde et un certain sens de l'irréel !