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Tenté par les études de médecine ? Attention...

Tenté par les études de médecine ? Attention, tout va changer !

C’est officiel : mardi, les députés français ont voté la fin du numerus clausus. Avec lui, la PACES (première année commune aux études de médecine) disparaît aussi. digiSchool fait le point sur la réforme en cours des études de santé.

Publié le 20 Mars 2019 à 18h00 | | 0 avis

Tenté par les études de médecine ? Attention, tout va changer !

Comment te lancer dans des études de médecine à partir de 2020 ?

Il va donc falloir trouver des alternatives afin que les formations post-bac puissent s’adapter à ce changement à la rentrée 2020. Le contenu exact des décrets doit être fixé au début du mois d’avril nous apprend le Figaro. La supression de la PACES et du numerus clausus s'inscrivent dans le projet de loi  « Ma santé 2022 » qui devrait être définitivement adopté avant l'été par le Sénat.

La première alternative, c'est que que les universités de médecine pourraient fixer elles-mêmes leurs effectifs d’étudiants, en fonction des capacités d’accueil de leurs formations, mais aussi les besoins du territoire, d’après Le Monde. La première année de médecine devrait ainsi être un « portail santé », dont les cours ressembleraient à ceux de la PACES, mais qui ouvriraient à d’autres cursus si les étudiants ratant leur année. D'après le Figaro, cette première année accorderait 60 crédits Ects aux étudiants (comme en première année de licence), tout en excluant la possibilité d’un redoublement. Comme l’évoquait Agnès Buzyn en 2018, ce sont des examens qui valideront le passage de la première année à la seconde. Si le « portail santé » se veut officiellement plus ouvert que la PACES, il demeure tout de même sélectif.

Une autre possibilité envisagée pour succéder à la PACES serait une licence santé. C'est-à-dire que les étudiants pourront s’inscrire à la fac en biologie, droit, physique… et choisir une « mineure santé ». Ce qui permettrait aux étudiants qui le souhaitent de rejoindre les études médicales en deuxième ou troisième année, après un examen qui devrait comprendre un QCM et un oral d’admission.

Pourquoi supprimer le numerus clausus ? Il faut rappeler ici que le numerus clausus est une mesure qui explique l’extrême sélectivité des études de santé et de l’année préparatoire, la fameuse PACES. Au cours celle-ci, les étudiants sont soumis à un régime de travail très lourd et à un bachotage important. Cette sélectivité était critiquée justement parce que nombre de médecins manquaient en France, notamment dans les territoires ruraux.

La fin du numerus clausus devrait être à l’origine d’une hausse de 20% médecins formés supplémentaires, selon Agnès Buzyn. Un objectif qui fait débat au sein des universitaires, qui redoutent un nombre de médecins trop important par rapport aux besoins réels du territoire.

 

Quel profil auront les futurs admis ?

Ces changements dans les formations de médecine ont également pour but d’offrir des profils de médecins plus variés, mais aussi d’offrir plus de débouchés via les études de médecine. Dans une tribune de la Conférence des doyens de médecine publiée en février dernier, on peut lire que l’année de « portail santé » consistera aussi à élargir les compétences et les connaissances des étudiants. Ainsi, le numérique, les sciences sociales et humaines seront davantage représentées dans les cours.

Le « portail santé » devrait également préparer à des filières autres que la seconde année de médecine, comme celles de la santé. Si les étudiants échouent à l'examen d'entrée en deuxième année, il leur sera également possible d'enchaîner directement avec une deuxième année de licence en droit, lettres, histoire... « La diversification des profils d’étudiants est une réponse nécessaire aux enjeux sanitaires et médico-sociaux de demain », affirme la Conférence des doyens de médecine.

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