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Réforme, accompagnement des étudiants : le point de vue d'un responsable de Master

Denis Reynaud est le responsable du Master LARP (Lettres Appliquées à la Rédaction Professionnelle) à l'Université Lumière Lyon 2. Il nous donne son éclairage sur la réforme du Master et les changements qu'elle a causés, ainsi que le rôle de l'université dans la formation professionnelle.

Publié le 27 Aout 2018 à 17h51 | | 0 avis

Réforme, accompagnement des étudiants : le point de vue d'un responsable de Master

La réforme du master a eu lieu en 2016 et, concrètement, déplaçait la sélection qui avait lieu en début de M2 au début du M1. Qu'en est-il réellement ?

Denis Reynaud : Je ne peux pas parler pour l'ensemble des masters, mais en ce qui concerne les Lettres à Lyon 2, quel que soit le parcours (recherche, MEEF, PIEF, LARP), il n'y a effectivement plus de sélection entre le Master 1 et le Master 2. Ce qui a deux conséquences :

1. Nous sommes un peu plus sévères en ce qui concerne la validation du Master 1 (pas de compensation entre les 2 semestres, notamment);

2. Nous sommes un peu plus regardants quant à l'admission en Master 1.

Les étudiants qui ont obtenu 12/20 en L3 sont généralement admis automatiquement. En revanche, ceux qui ont validé avec 10/20 ou 11/20 sont invités à passer un entretien. Quant aux dossiers venus de l'étranger, via Campus France, nous sommes moins accueillants qu'avant, sachant que nous ne pourrons pas refuser l'accès en M2 aux étudiants que nous n'aurions pas dû admettre en M1. En conclusion : la réforme ne joue peut-être pas en faveur des étudiants. Elle n'est sans doute pas propice à la mobilité entre universités. Même si tous les titulaires d'une licence peuvent faire appel au rectorat pour qu'on leur trouve une place dans un master qui n'aurait pas atteint sa capacité d'accueil.

➜ À voir aussi : Obtiens ton Master ou ton MBA grâce aux 24h de l'Orientation by digiSchool

 

Comment les élèves sont-ils accompagnés ? Est-ce qu'ils ont un professeur référent qui les suit, ou demandent-ils conseil à celui avec qui ils se sentent le plus en confiance (comme en licence où chaque élève fonctionne un peu comme il veut) ?

Les capacités d'accueil limitées permettent un suivi individualisé. Dans notre département, chaque étudiant rencontre au moins une fois par semestre un tuteur qui lui a été assigné en début d'année. Dans le parcours PIEF (pour étudiants étrangers), le suivi est très individualisé.

 

Y a-t-il beaucoup d'élèves qui décident de se réorienter entre le M1 et le M2 ?

Dans les faits, non. Mais des passerelles entre les différents parcours d'un même master sont prévues. On peut par exemple passer de recherche en lettres appliquées, et inversement.

➜ À voir aussi : Comment j'ai vécu mon Master : le témoignage d'une rédactrice de digiSchool diplômée de Master LARP

 

De plus en plus de masters professionnels apparaissent. Il y a eu des débats sur la capacité du système universitaire à préparer ses étudiants à la vie active (par opposition aux grandes écoles ou aux formations purement pros). Quel est votre avis sur la question ? Les masters évoluent-ils ces derniers temps dans la forme et le fond ?

Théoriquement, on ne doit plus parler de masters professionnels. Il s'agit désormais de parcours professionnalisants au sein d'une mention de master. Ce qui caractérise un parcours professionnalisant, c'est :

1. Le stage long obligatoire en Master 2 (un stage court est désormais obligatoire en M1 pour tous les parcours, dans toutes les disciplines) ;

2. Un H/E (nombre d'heures par étudiant) supérieur aux parcours recherche. Par exemple, le H/E du master LARP est de 14 (soit 280 heures d'enseignement pour 20 étudiants), mais il n'y a pas de règle : c'est l'objet de négociations permanentes avec la présidence de l'université.

Les réactions des entreprises où nous plaçons des stagiaires montrent que nos étudiants sont généralement mieux appréciés que ceux qui viennent de formations professionnelles privées (école de commerce ou de communication). Mais, contrairement à ces formations, notre objectif n'est pas de fournir aux entreprises une main d'œuvre toute prête. Nous jugeons inutile de consacrer des heures de cours à des savoirs techniques qu'on apprend mieux et plus vite lors du stage. Nous pensons que c'est aux entreprises d'assumer une part de la formation. L'université ne peut ni ne doit se substituer à l'entreprise. La grande faiblesse de l'Université par rapport aux écoles privées et payantes, c'est qu'elle n'a généralement pas les moyens de constituer des annuaires et des réseaux d'anciens élèves.

➜ À voir aussi : Les Masters sont-ils une obligation pour trouver un emploi ?